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    1.07.2006

    le retour


    Je ne laisserai ici, dans l’intention d’une trace, seulement un ou deux lignes, en me demandant si cette impuissance est suffisante pour marquer une existence. Suffit-il de tracer des mots le long d’une ligne pour pouvoir s’y reconnaître? Se reconnaître là, dans cet instant. Qui? La question du sujet obsède la main de celui qui écrit. Ou alors, la mienne, ma main tremble toujours, incertaine, parfois folle.
    Je suis pourtant bien revenu de mes propres moyens, sans rien demander à personne. J’ai peut-être, certes, fait quelques détours, j’ai peut-être, certes, perdu mon temps, la main envolée. Aussurément, je ne sais plus.
    Comme si le retour comme un boomerang aurait frappé d’une large plaie le front: choc, traumatisme, et puis le travail ou le coup de l’oubli: une tâche noire. Il y aurait alors, dans chaque retour, (retour à la vie), une tâche noire, un bout mort, qui nous laisserait sans cesse dans l’inquiétude de vivre. Un trou noir, encore, qui viendrait rendre opaque la différence de la vie de la mort.

    (Je me demande pour finir si l’aura de certains mots ne rendrait pas suspect l’irruption d’une pensée.)

    ***
    (trad. di millepiani – seconda versione // per Mario V.)

    Non lascerò, pensandole come una traccia, solo una o due righe, domandandomi se questa impotenza basti a ‘segnare’ un’esistenza. Basta scrivere qualche parola per potersi riconoscere in ciò che si è scritto? Riconoscersi in quelle righe, in questo istante. Chi? La questione del soggetto ossessiona la mano di chi scrive. O forse la mia, che sempre trema, incerta, a volte folle.
    E comunque, sono riuscito a tornare solo grazie a me, senza nulla chiedere a nessuno. Certo, ho forse girato largo, perso il mio tempo, la mano (envolée). Con certezza, non lo so più.
    Tutto come se il ritorno, come un boomerang, avesse inciso la mia fronte, segnandola con una profonda (plaie): uno choc, un trauma, e poi il lavoro o, improvviso, l’oblio: compito oscuro. Potrebbe darsi, allora, che, ad ogni ritorno (ritorno alla vita) corrisponda un compito oscuro, un obiettivo morto che ci lascia, senza fine, nell’inquietudine del vivere. O ancora, un buco nero che rende opaca la differenza tra la vita e la morte.

    (E mi chiedo, davvero, se l’aura di certe parole non renda sospetta l’irruzione del pensiero).

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    scritto da julien
    il 1.07.2006
    come en sourdine, en surdine - julien
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