(Pubblicato come Introduzione a Simone Weil, L‘ Amore di Dio, Borla, Torino, 1968, pp. 1-56) *** Per individuare i criteri interpretativi dell'opera della Weil dobbiamo proporci la domanda sul significato reale del suo processo di pensiero, indipendentemente da quel che essa può aver pensato che fosse. Un tratto solo è fuori di ogni possibile discussione, il suo voler essere sempre dalla parte degli oppressi, perché la vittoria ottunde il senso della giustizia. Ma che possa esser letta in modi diversi, o anzi opposti, è quel che risulta chiarissimo dalla diversità delle reazioni. — È un'anarchica, nel senso di un'"amante dell'impossibile", che deve perciò rompere con ogni ordine che prenda la forma di società, prima col comunismo, poi con la Chiesa cattolica? — Esprime invece le condizioni di rinnovamento della Chiesa e incarna in questa richiesta lo spirito della Resistenza nel senso più puro, che domanda alla Chiesa cattolica l'abbandono di tutti quegli aspetti per cui è potuta sembrare il modello degli stati totalitari? (1). Sotto questo riguardo il suo pensiero rientrerebbe nell'orizzonte del nuovo modernismo, anche se la via da lei scelta, quella greca, sia sbagliata. — O, all'opposto, il processo del suo pensiero incontra il tradizionalismo, e la sua opera unisce con l'offrire oggi uno schermo protettivo per il riemergere dei conati reazionari? Insomma, in questo caso, il suo pensiero avallerebbe la critica comunista dell'anarchismo; cioè nel suo ultimo momento l'anarchismo si troverebbe indotto a percorrere la via irrazionalista, nel senso di critica del razionalismo moderno, rasentando in tale movimento il cattolicesimo reazionario, pur senza potervi entrare. Lo scacco della sua esperienza starebbe perciò nella sua stessa singolarità, che le impedirebbe di ancorarsi a qualsiasi tradizione, all'anarchica o all'irrazionalista come alla cattolica. — Offre il tipo esemplare della conversione religiosa quale è possibile, in piena probità intellettuale, oggi, in modo che il suo mancato compimento determini per il pensiero religioso i problemi che deve affrontare al presente? Così che nella sua opera si deve ravvisare un punto di partenza? — O invece il suo pensiero è completamente gnostico, nel senso che rappresenta il più pieno assorbimento del cristianesimo nel pensiero ellenico? — I suoi scritti devono esser letti in chiave mistica o invece in chiave estetica? dispongono cioè a una conversione religiosa, o suscitano invece un'ammirazione estetica, in modo che il religioso sia totalmente assorbito dall'estetico? Sono cioè il compimento mistico del "miracolo greco" di Valery o della ricerca del tempo perduto di Proust?

Pubblicato il manoscritto dell' 'Etica' spinoziana

il 24.09.11 00:00 | No Comments | No TrackBacks

Etre-avec et Démocratie - Jean-Luc Nancy

il 09.08.11 00:00 | No Comments
Etre-avec et Démocratie
1
Comme on le sait, Heidegger est le premier à avoir introduit « avec » dans le lexique de la philosophie. Ce qui veut dire que pendant environ vingt-six siècles ce mot n’a pas eu qualité de concept parmi les philosophes. Chez aucun en effet on ne peut trouver une spécification de l’ « avec » sous quelque forme que ce soit. Bien entendu, je l’affirme ici sous bénéfice d’inventaire et je reconnais qu’il n’est pas impossible que chez l’un ou l’autre se trouve une indication vers un tel concept. Mais chez aucun ne se présente une pièce de doctrine qui porte un pareil nom. Peut-être est-il possible, de surcroît, que deux considérations – structurelles dans l’architecture maîtresse de notre tradition philosophique visée sous l’angle d’une « métaphysique de la présence » – s’opposent par principe à cette conceptualisation. La première serait que l’ « avec » concerne avant tout des objets en tant qu’on considère leur contiguïté spatiale ou temporelle car cette contiguïté tombe immédiatement dans la contingence dont le plus souvent, voire essentiellement, le savoir n’a rien à faire ( à ce titre, les sujets ne sont que des objets : leur éventuelle contiguïté est insignifiante tant qu’elle n’est pas subsumée sous une instance supérieure telle que l’ « amour » ou le « peuple »). La seconde, qui prolongerait la première, tiendrait au fait que la contiguïté ou la proximité sont a priori dévalorisées en tant qu’elles ne renvoient par elles-mêmes ni à un enchaînement de raisons (par exemple de type causal), ni à une unité d’essence ou d’espace ou de temps (dans l’essence il n’y a qu’elle-même, dans le point ou dans l’instant il n’y a qu’eux-mêmes). A ces considérations structurelles, l’« avec » oppose une hétérogénéité, une extériorité et une approximation. Rien ne s’y ordonne à la logique de l’un, de l’identité, ni à celle du lien, de l’un dans l’autre ou par l’autre, de quelque biais qu’on les envisage (échange, commerce, contrat, hiérarchie, obédience, dépendance, assemblement, association, affection, passion). Là où l’une ou l’autre de ces logiques demande que la simple contiguïté soit remplacée par une relation explicite et intelligible – par exemple, un lien social, politique ou religieux par lequel est donnée une signification précise à la coprésence qui par elle-même en est dépourvue. « Avec » est insignifiant et même non-signifiant. Que ce verre soit sur cette table avec ce crayon n’établit entre le verre et le crayon aucune espèce de rapport. Que je sois dans le bus avec une Africaine elle-même montée avec ses deux enfants n’engage aucune relation entre nous. Que toutes les galaxies de l’univers, ou bien tous les univers du multivers soient les unes ou les uns avec les unes ou les autres (sans que, peut-être, on puisse même dire dans quel autre ensemble supérieur ils seraient enveloppés) ne donne pas de sens particulier à cette co-existence.

dal sito di Paride Broggi

"Geofilosofia: oltre la rappresentazione, oltre lo storicismo"

«Perché la filosofia nasce in Grecia e in quel determinato momento?»[1] Diversi filosofi hanno cercato una risposta a questa domanda, ognuno esponendo le proprie ragioni e, soprattutto, ognuno presupponendo una propria idea di cosa sia la filosofia e di cosa significhi pensare. Ecco allora che la più contingente delle domande, quella che chiede le ragioni di un determinato dove e quando, chiama a sé la più essenziale, quella che s’interroga sul che cosa, sulla definizione. Non è dunque un caso che l’opera di Deleuze e Guattari intitolata Che cos’è la filosofia? s’impegni ad un certo punto a rispondere alla domanda del perché proprio in Grecia e in quel momento, suggerendo che l’essenza della filosofia implichi la sua contingenza.

Pour une approche géocritique des textes - Bertrand Westphal

il 04.08.11 16:32

Bref, les espaces se sont multipliés, morcelés et diversifiés.
Il y en a aujourd’hui de toutes tailles et de toutes sortes, pour tous les usages et pour toutes les fonctions.
Vivre, c’est passer d’un espace à un autre, en essayant le plus possible de ne pas se cogner".
Georges Perec

E la nave va.
Federico Fellini

Comme le temps, ou plus encore, l’espace semble relever de l’évidence; comme lui, il s’achoppe à l’évidence. Georges Perec a bien raison: on se cogne facilement. Jamais sans doute la perception de l’espace n’aura été aussi complexe que depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les horreurs qui ont bouleversé l’histoire de l’Homme entre 1939 et 1945, et dont les pires furent concentrées en quelques hectares ceints de barbelés, ont entraîné une nouvelle lecture du temps; elles n’ont pas immédiatement affecté la lecture de l’espace. Les conditions étaient bien entendu réunies, mais, semble-t-il, c’est après les armistices que la perception spatiale a connu son évolution la plus substantielle.
La reconstruction des villes ravagées par des années de guerre a nourri une vaste réflexion sur l’espace métropolitain; il n’est pas étonnant que l’architecture et l’urbanisme aient contribué au premier chef à alimenter la pensée contemporaine (le postmodernisme trouve là ses origines). Sur le plan politique, la partition du monde sanctionnée par les accords de Yalta est le reflet spéculaire de celle qui fut décrétée à Tordesillas en 1494, sauf que cette fois-ci la démarcation ne concernait plus exclusivement des territoires ultramarins, souvent virtuels, mais l’ensemble d’une planète cartographiée. Tout lieu était désormais connoté; tout lieu était le fragment d’un bloc lui-même issu d’une fragmentation. Il est un autre lien entre Tordesillas et Yalta: c’est que le second traité a définitivement sanctionné le dépassement du premier. Le processus de décolonisation s’est enclenché après que les nouveaux principes de partage furent entrés en vigueur.
Or le regard colonialiste était un regard essentiellement monolithique, qui, par sa nature même, embrassait l’espace en fonction d’un seul point de vue: le sien - les autres n’étant que très marginalement pris en compte, ou saisis dans leur irrévocable altérité. L’espace colonial était un espace plus ou moins différentiel, mais sa perception était référencée au centre. Yalta a consacré la bipartition du monde; la décolonisation, elle, a officiellement (ce qui ne signifie pas délibérément) consacré la multiplicité des regards portés sur le monde.

L'orologio di Canetti - Italo Alighiero Chiusano

il 02.08.11 16:50

Nella vita e con gli autori raramente possiamo scegliere. Vorremmo che un amore continuasse, e invece si spegne. Vorremmo che Rossini, dopo il Guglielmo Tell, ci avesse dato altri drammi, altre commedie in musica, e invece si chiude nel silenzio. Vorremmo che Manzoni, dopo i Promessi sposi, avesse continuato nella narrativa, e invece ripiega sui saggi linguistici, sulle analisi della storia. Così per Elias Canetti. I tre volumi della sua autobiografia (La lingua salvata, Il frutto del fuoco, Il gioco degli occhi) non solo si sono dimostrati autentici bestseller: vorrebbe dir poco. Sono stati qualcosa di più. Libri importanti, attraenti, pieni di cose e di passioni, di vita e di pensieri sulla vita, di ricordi medianicamente evocati. L’ attesa del prossimo volume, quello sull’ Anschluss e l’ esilio (il tomo precedente si fermava al 1937, quando l’ autore aveva trentadue anni) era un appuntamento di quelli che venano di gioiosa aspettazione le nostre più grigie giornate di lettori. E invece no. Nel 1980 Canetti si dichiara contrario all’ idea di raccontare anche gli Anni Trenta.

Una discussione intorno al comune - intervista a Toni Negri

il 02.08.11 13:02

Intervista a TONI NEGRI – di FILIPPO DEL LUCCHESE e JASON E. SMITH

Da alcuni anni ormai le tue opere più importanti sono scritte a quattro mani con Michael Hardt, e il suo contributo appare sempre più evidente, specialmente in quest’ultimo libro. L’evoluzione appare ancora più palese a chi conosca le tue opere precedenti, in cui affiora uno stile di ragionamento, di pensiero e di scrittura estremamente originale, singolare, con un percorso ben definito e riconoscibile attraverso le tue esperienze politiche e culturali.
Qual è il vostro metodo di lavoro a due, e quali sono gli elementi più importanti che derivano da questo ‘incontro’?

Il modo in cui lavoriamo è noto. Facciamo delle grandi discussioni ed elaboriamo in comune degli schemi, dopodichè ci dividiamo il lavoro. Una volta che abbiamo redatto queste parti le rivediamo a vicenda. La stesura finale viene poi fatta o in italiano o in inglese e tradotta di volta in volta, prima di essere corretta sulla traduzione. Il meccanismo, quindi comporta una ‘collusione’ continua di argomenti e di modi espressivi.
Essendo io il più vecchio, sono quello che, forse, inizialmente ci ha messo di più. Ma poi il processo è divenuto sempre più paritario. È fuori dubbio che un certo modo argomentativo – assai americano – è tipico di Michael e proprio del suo carattere. Per esempio, a lui non piace la polemica troppo forte. Credo che ci sia stata un’ansia, non semplicemente linguistica, di rispettare alcuni moduli di scrittura accademici. In ogni caso è attraverso la discussione continua che avviene il raffinamento delle tesi che sosteniamo. Questo ha abbastanza cambiato le cose rispetto ai miei precedenti libri. La mia forma di scrittura era più legata direttamente allo scontro politico. Ma, soprattutto, era molto più solitaria: molti dei miei libri sono stati scritti in galera.

di Doriano Fasoli per Riflessioni.it - dicembre 2005

Fu lo stesso Elias Canetti a chiarire che accettava di essere onorato con il premio Nobel soltanto invece di quelli che considerava i propri maestri, Kafka, Kraus, Musil, Broch dice Andrea Borsari, curatore del volume Elias Canetti di Youssef Ishaghpour (che insegna Storia dell’arte e del cinema all’Università di Paris V). Sarebbe tuttavia un grave errore aggiunge Borsari rinchiuderlo nello stereotipo dell’epigono della finis Austriae, una specie di frutto tardivo della grande stagione viennese che si era celebrata attorno al crollo dell’Impero asburgico. Canetti era infatti un ebreo-spagnolo, turco-bulgaro, austriaco-svizzero-inglese, e le diverse stagioni della sua formazione e le diverse lingue che lo hanno attraversato ne fanno un esempio irripetibile di scrittore e pensatore europeo.

Borsari, che cosa sta a indicare precisamente Metamorfosi e identità, il sottotitolo di questo saggio dell’iraniano Youssef Ishaghpour, uscito ora in Italia per Bollati Boringhieri dopo ben quindici anni?

La metamorfosi è il cuore della riflessione di Elias Canetti, che si è anche definito custode della metamorfosi. La ripetizione dell’identico, l’irrigidimento e la compulsione del paranoico contraddistinguono il potere, al cui centro si trova il comando e, con esso, la presenza arcaica della minaccia di morte. Il presidente Schreber, come Hitler poi, desidera essere l’unico sopravvissuto.

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