September 2007 Archives

l’Unit��?���� 29.9.07
A Roma un convegno a duecento anni dalla pubblicazione della celebre opera hegeliana tradotta in Italia dal grande hegelista Enrico De Negri - La ��?����Fenomenologia��?���� di Hegel? Ottima per capire il mondo globale e le sue differenze di Bruno Gravagnuolo - "Le dispute tra hegeliani e antihegeliani sono un ricordo ma il fascino del filosofo resta. Il conflitto tra servo e signore ��?���� una chiave attualissima per capire la politica"
Ci fu un tempo in cui accapigliarsi su Hegel era d’obbligo. Da Marx in poi, certo. E gi��?���� tra hegeliani: giovani, vecchi, di destra o di sinistra. In fondo in tutta la modernit��?���� otto-novecentesca non v’��?���� stato filosofo che pi��?���� di Hegel ha diviso gli animi, ha marcato scelte, e influenzato i movimenti politici. Per il tramite dei suoi interpreti, dei suo detrattori, o dei suoi ��?����rovesciatori��?����. Ben per questo Bobbio parlava di un ��?����macigno��?���� che ancora sta sulla nostra strada. E ben per questo Loewith vedeva nel tratto che va ��?����Da Hegel a Nietzsche��?���� il cuore di tutte le dispute culturali europee a venire.

l’UnitÃ?  29.9.07
A Roma un convegno a duecento anni dalla pubblicazione della celebre opera hegeliana tradotta in Italia dal grande hegelista Enrico De Negri - La �«Fenomenologia�» di Hegel? Ottima per capire il mondo globale e le sue differenze di Bruno Gravagnuolo - "Le dispute tra hegeliani e antihegeliani sono un ricordo ma il fascino del filosofo resta. Il conflitto tra servo e signore �¨ una chiave attualissima per capire la politica"
Ci fu un tempo in cui accapigliarsi su Hegel era d’obbligo. Da Marx in poi, certo. E giÃ?  tra hegeliani: giovani, vecchi, di destra o di sinistra. In fondo in tutta la modernitÃ?  otto-novecentesca non v’Ã?¨ stato filosofo che piÃ?¹ di Hegel ha diviso gli animi, ha marcato scelte, e influenzato i movimenti politici. Per il tramite dei suoi interpreti, dei suo detrattori, o dei suoi Ã?«rovesciatoriÃ?». Ben per questo Bobbio parlava di un Ã?«macignoÃ?» che ancora sta sulla nostra strada. E ben per questo Loewith vedeva nel tratto che va Ã?«Da Hegel a NietzscheÃ?» il cuore di tutte le dispute culturali europee a venire.

l’UnitÃ?  29.9.07
A Roma un convegno a duecento anni dalla pubblicazione della celebre opera hegeliana tradotta in Italia dal grande hegelista Enrico De Negri - La �«Fenomenologia�» di Hegel? Ottima per capire il mondo globale e le sue differenze di Bruno Gravagnuolo - "Le dispute tra hegeliani e antihegeliani sono un ricordo ma il fascino del filosofo resta. Il conflitto tra servo e signore �¨ una chiave attualissima per capire la politica"
Ci fu un tempo in cui accapigliarsi su Hegel era d’obbligo. Da Marx in poi, certo. E giÃ?  tra hegeliani: giovani, vecchi, di destra o di sinistra. In fondo in tutta la modernitÃ?  otto-novecentesca non v’Ã?¨ stato filosofo che piÃ?¹ di Hegel ha diviso gli animi, ha marcato scelte, e influenzato i movimenti politici. Per il tramite dei suoi interpreti, dei suo detrattori, o dei suoi Ã?«rovesciatoriÃ?». Ben per questo Bobbio parlava di un Ã?«macignoÃ?» che ancora sta sulla nostra strada. E ben per questo Loewith vedeva nel tratto che va Ã?«Da Hegel a NietzscheÃ?» il cuore di tutte le dispute culturali europee a venire.

l’Unit�?  29.9.07
A Roma un convegno a duecento anni dalla pubblicazione della celebre opera hegeliana tradotta in Italia dal grande hegelista Enrico De Negri - La �?«Fenomenologia�?» di Hegel? Ottima per capire il mondo globale e le sue differenze di Bruno Gravagnuolo - "Le dispute tra hegeliani e antihegeliani sono un ricordo ma il fascino del filosofo resta. Il conflitto tra servo e signore �?¨ una chiave attualissima per capire la politica"
Ci fu un tempo in cui accapigliarsi su Hegel era d’obbligo. Da Marx in poi, certo. E gi�?  tra hegeliani: giovani, vecchi, di destra o di sinistra. In fondo in tutta la modernit�?  otto-novecentesca non v’�?¨ stato filosofo che pi�?¹ di Hegel ha diviso gli animi, ha marcato scelte, e influenzato i movimenti politici. Per il tramite dei suoi interpreti, dei suo detrattori, o dei suoi �?«rovesciatori�?». Ben per questo Bobbio parlava di un �?«macigno�?» che ancora sta sulla nostra strada. E ben per questo Loewith vedeva nel tratto che va �?«Da Hegel a Nietzsche�?» il cuore di tutte le dispute culturali europee a venire.

Une contribution sur Foucault - di Toni Negri

dimanche 23 septembre 2007 par Antonio Negri
Foucault est là, dans l’entre-deux, ni dans le passé dont il fait l’archéologie, ni dans le futur qu’il esquisse parfois.
L’oeuvre de Foucault : un article - interview avec Antonio Negri. Da "FSU - Nouveaux Regards", Agosto 2004

Question 1 : Les analyses de Foucault sont-elles d’actualité pour comprendre le mouvement des sociétés ? Dans quels domaines vous semble-t-il qu’elles devraient être renouvelées, réajustées, prolongées ?

Réponse 1 : L’oeuvre de Foucault est une étrange machine, elle ne permet en réalité de penser l’histoire que comme histoire présente. Probablement, une bonne partie de ce que Foucault a écrit (Deleuze l’a très justement souligné) devrait être aujourd’hui réécrit. Ce qui est étonnant - et touchant -, c’est qu’il ne cesse jamais de chercher, il fait des approximations, il déconstruit, il formule des hypothèses, il imagine, il construit des analogies et raconte des fables, lance des concepts, les retire ou les modifie... C’est une pensée d’une inventivité formidable. Mais cela n’est pas l’essentiel : je crois que c’est sa méthode qui est fondamentale, parce qu’elle lui permet d’étudier et de décrire à la fois le mouvement du passé au présent et celui du présent à l’avenir. C’est une méthode de transition dont le présent représente le centre. Foucault est là, dans l’entre-deux, ni dans le passé dont il fait l’archéologie, ni dans le futur qu’il esquisse parfois - “ comme à la limite de la mer un visage sur le sable ” - l’image. C’est à partir du présent qu’il est possible de distinguer les autres temps. On a souvent reproché à Foucault la légitimité scientifique de ses périodisations : on comprend les historiens, mais en même temps, j’aurais envie de dire que ce n’est pas un vrai problème : Foucault est là où s’installe le questionnement, il l’est toujours à partir de son propre temps.

Une contribution sur Foucault - di Toni Negri

dimanche 23 septembre 2007 par Antonio Negri
Foucault est là, dans l’entre-deux, ni dans le passé dont il fait l’archéologie, ni dans le futur qu’il esquisse parfois.
L’oeuvre de Foucault : un article - interview avec Antonio Negri. Da "FSU - Nouveaux Regards", Agosto 2004

Question 1 : Les analyses de Foucault sont-elles d’actualité pour comprendre le mouvement des sociétés ? Dans quels domaines vous semble-t-il qu’elles devraient être renouvelées, réajustées, prolongées ?

Réponse 1 : L’oeuvre de Foucault est une étrange machine, elle ne permet en réalité de penser l’histoire que comme histoire présente. Probablement, une bonne partie de ce que Foucault a écrit (Deleuze l’a très justement souligné) devrait être aujourd’hui réécrit. Ce qui est étonnant - et touchant -, c’est qu’il ne cesse jamais de chercher, il fait des approximations, il déconstruit, il formule des hypothèses, il imagine, il construit des analogies et raconte des fables, lance des concepts, les retire ou les modifie... C’est une pensée d’une inventivité formidable. Mais cela n’est pas l’essentiel : je crois que c’est sa méthode qui est fondamentale, parce qu’elle lui permet d’étudier et de décrire à la fois le mouvement du passé au présent et celui du présent à l’avenir. C’est une méthode de transition dont le présent représente le centre. Foucault est là, dans l’entre-deux, ni dans le passé dont il fait l’archéologie, ni dans le futur qu’il esquisse parfois - “ comme à la limite de la mer un visage sur le sable ” - l’image. C’est à partir du présent qu’il est possible de distinguer les autres temps. On a souvent reproché à Foucault la légitimité scientifique de ses périodisations : on comprend les historiens, mais en même temps, j’aurais envie de dire que ce n’est pas un vrai problème : Foucault est là où s’installe le questionnement, il l’est toujours à partir de son propre temps.

Une contribution sur Foucault - di Toni Negri

dimanche 23 septembre 2007 par Antonio Negri
Foucault est là, dans l’entre-deux, ni dans le passé dont il fait l’archéologie, ni dans le futur qu’il esquisse parfois.
L’oeuvre de Foucault : un article - interview avec Antonio Negri. Da "FSU - Nouveaux Regards", Agosto 2004

Question 1 : Les analyses de Foucault sont-elles d’actualité pour comprendre le mouvement des sociétés ? Dans quels domaines vous semble-t-il qu’elles devraient être renouvelées, réajustées, prolongées ?

Réponse 1 : L’oeuvre de Foucault est une étrange machine, elle ne permet en réalité de penser l’histoire que comme histoire présente. Probablement, une bonne partie de ce que Foucault a écrit (Deleuze l’a très justement souligné) devrait être aujourd’hui réécrit. Ce qui est étonnant - et touchant -, c’est qu’il ne cesse jamais de chercher, il fait des approximations, il déconstruit, il formule des hypothèses, il imagine, il construit des analogies et raconte des fables, lance des concepts, les retire ou les modifie... C’est une pensée d’une inventivité formidable. Mais cela n’est pas l’essentiel : je crois que c’est sa méthode qui est fondamentale, parce qu’elle lui permet d’étudier et de décrire à la fois le mouvement du passé au présent et celui du présent à l’avenir. C’est une méthode de transition dont le présent représente le centre. Foucault est là, dans l’entre-deux, ni dans le passé dont il fait l’archéologie, ni dans le futur qu’il esquisse parfois - “ comme à la limite de la mer un visage sur le sable ” - l’image. C’est à partir du présent qu’il est possible de distinguer les autres temps. On a souvent reproché à Foucault la légitimité scientifique de ses périodisations : on comprend les historiens, mais en même temps, j’aurais envie de dire que ce n’est pas un vrai problème : Foucault est là où s’installe le questionnement, il l’est toujours à partir de son propre temps.

Une contribution sur Foucault - di Toni Negri

dimanche 23 septembre 2007 par Antonio Negri
Foucault est là, dans l’entre-deux, ni dans le passé dont il fait l’archéologie, ni dans le futur qu’il esquisse parfois.
L’oeuvre de Foucault : un article - interview avec Antonio Negri. Da "FSU - Nouveaux Regards", Agosto 2004

Question 1 : Les analyses de Foucault sont-elles d’actualité pour comprendre le mouvement des sociétés ? Dans quels domaines vous semble-t-il qu’elles devraient être renouvelées, réajustées, prolongées ?

Réponse 1 : L’oeuvre de Foucault est une étrange machine, elle ne permet en réalité de penser l’histoire que comme histoire présente. Probablement, une bonne partie de ce que Foucault a écrit (Deleuze l’a très justement souligné) devrait être aujourd’hui réécrit. Ce qui est étonnant - et touchant -, c’est qu’il ne cesse jamais de chercher, il fait des approximations, il déconstruit, il formule des hypothèses, il imagine, il construit des analogies et raconte des fables, lance des concepts, les retire ou les modifie... C’est une pensée d’une inventivité formidable. Mais cela n’est pas l’essentiel : je crois que c’est sa méthode qui est fondamentale, parce qu’elle lui permet d’étudier et de décrire à la fois le mouvement du passé au présent et celui du présent à l’avenir. C’est une méthode de transition dont le présent représente le centre. Foucault est là, dans l’entre-deux, ni dans le passé dont il fait l’archéologie, ni dans le futur qu’il esquisse parfois - “ comme à la limite de la mer un visage sur le sable ” - l’image. C’est à partir du présent qu’il est possible de distinguer les autres temps. On a souvent reproché à Foucault la légitimité scientifique de ses périodisations : on comprend les historiens, mais en même temps, j’aurais envie de dire que ce n’est pas un vrai problème : Foucault est là où s’installe le questionnement, il l’est toujours à partir de son propre temps.

Poteri e sfruttamento quale nuova articolazione in una prospettiva marxiana ? dal sito Samizdat

mercredi 24 août 2005 par Antonio Negri
Ipotesi sulla trasformazione del concetto di sfruttamento all’interno del Tableau Economique.

Presento qui alcuni appunti sull’argomento di cui al titolo. Proporrò in A alcune ipotesi, a partire da Il Capitale di K.Marx, sulla trasformazione del concetto di sfruttamento - che egli riteneva, all’interno dell’interpretazione del Tableau Economique in una definizione standard. Introdurrò poi, in B, alcune ipotesi relative ad una nuova definizione del concetto di sfruttamento ed alla nuova articolazione tra poteri e sfruttamento. In appendice poi, ad C, cercherò di identificare alcune piste per la definizione di un Noveau Tableau Economique, non tanto nei termini di una nuova definizione quanto di approssimazione. Tutto questo sarà presentato in forma di note non definitivamente lavorate ma sottoposte alla discussione del seminario : questa discussione sarà certamente utile nella stesura definitiva del testo.

Poteri e sfruttamento quale nuova articolazione in una prospettiva marxiana ? dal sito Samizdat

mercredi 24 août 2005 par Antonio Negri
Ipotesi sulla trasformazione del concetto di sfruttamento all’interno del Tableau Economique.

Presento qui alcuni appunti sull’argomento di cui al titolo. Proporrò in A alcune ipotesi, a partire da Il Capitale di K.Marx, sulla trasformazione del concetto di sfruttamento - che egli riteneva, all’interno dell’interpretazione del Tableau Economique in una definizione standard. Introdurrò poi, in B, alcune ipotesi relative ad una nuova definizione del concetto di sfruttamento ed alla nuova articolazione tra poteri e sfruttamento. In appendice poi, ad C, cercherò di identificare alcune piste per la definizione di un Noveau Tableau Economique, non tanto nei termini di una nuova definizione quanto di approssimazione. Tutto questo sarà presentato in forma di note non definitivamente lavorate ma sottoposte alla discussione del seminario : questa discussione sarà certamente utile nella stesura definitiva del testo.

Poteri e sfruttamento quale nuova articolazione in una prospettiva marxiana ? dal sito Samizdat

mercredi 24 août 2005 par Antonio Negri
Ipotesi sulla trasformazione del concetto di sfruttamento all’interno del Tableau Economique.

Presento qui alcuni appunti sull’argomento di cui al titolo. Proporrò in A alcune ipotesi, a partire da Il Capitale di K.Marx, sulla trasformazione del concetto di sfruttamento - che egli riteneva, all’interno dell’interpretazione del Tableau Economique in una definizione standard. Introdurrò poi, in B, alcune ipotesi relative ad una nuova definizione del concetto di sfruttamento ed alla nuova articolazione tra poteri e sfruttamento. In appendice poi, ad C, cercherò di identificare alcune piste per la definizione di un Noveau Tableau Economique, non tanto nei termini di una nuova definizione quanto di approssimazione. Tutto questo sarà presentato in forma di note non definitivamente lavorate ma sottoposte alla discussione del seminario : questa discussione sarà certamente utile nella stesura definitiva del testo.

Poteri e sfruttamento quale nuova articolazione in una prospettiva marxiana ? dal sito Samizdat

mercredi 24 août 2005 par Antonio Negri
Ipotesi sulla trasformazione del concetto di sfruttamento all’interno del Tableau Economique.

Presento qui alcuni appunti sull’argomento di cui al titolo. Proporrò in A alcune ipotesi, a partire da Il Capitale di K.Marx, sulla trasformazione del concetto di sfruttamento - che egli riteneva, all’interno dell’interpretazione del Tableau Economique in una definizione standard. Introdurrò poi, in B, alcune ipotesi relative ad una nuova definizione del concetto di sfruttamento ed alla nuova articolazione tra poteri e sfruttamento. In appendice poi, ad C, cercherò di identificare alcune piste per la definizione di un Noveau Tableau Economique, non tanto nei termini di una nuova definizione quanto di approssimazione. Tutto questo sarà presentato in forma di note non definitivamente lavorate ma sottoposte alla discussione del seminario : questa discussione sarà certamente utile nella stesura definitiva del testo.

l’Unit��?���� 27.9.07
��?����Heidegger? Nazista s��?����, ma un po’ strano��?���� - di Marco Dolcetta

ARCHIVI Dalle carte del Terzo Reich riemerge quel che pensava la polizia politica di Hitler del filosofo dell’Essere: bravo antisemita, cittadino esemplare ma distaccato, pensatore con la testa tra le nuvole.

Recentemente sono ricomparsi una serie di documenti segreti della polizia del Terzo Reich sul filosofo Martin Heidegger, che possono contribuire alla definizione dell’annosa questione della partecipazione del filosofo all’ideologia dello Stato nazista.
Come tutti i cittadini del Terzo Reich anche Martin Heidegger era sottoposto allo stretto controllo della polizia politica tedesca. Un primo rapporto su di lui pubblicato in parte sulla rivista della Rdt Allemagne aujourd’hui nel 1966 ��?���� conservato negli archivi del Ministero degli Esteri francese con sede a Colmar, in quanto Friburgo, sua citt��?���� di residenza alla fine della guerra pass��?���� sotto il controllo francese (sez. ��?����Documenti storici��?����). In data 11 maggio 1938, nell’estratto da questa documentazione, Heidegger nel rispondere ad un questionario della polizia, alla richiesta se si fosse pronunciato a favore del partito nazionalsocialista prima della presa del potere, replica di s��?����. Altrettanto alla domanda se ricevesse la stampa del partito. Quando gli viene chiesto se i suoi figli sono membri della giovent��?���� nazionalsocialista e se fosse un generoso donatore, risponde sempre di s��?����. Dice di partecipare, senza regolarit��?����, alle manifestazioni del partito. Dice anche di approvare lo Stato nazionalsocialista e di non aver detto mai nulla di sfavorevole; rispetto agli ebrei dice di non comprare mai nulla da loro e di non aver legami politico-confessionali. La polizia fa delle considerazioni alla fine del questionario. Nella rubrica ��?����Apprezzamento del carattere��?����, c’��?���� scritto: ��?����Carattere un po’ chiuso, non molto vicino al popolo, non vive che per i propri studi, non ha sempre i piedi per terra. Reputazione morale: buona. Reputazione materiale: buona. ��?��? un reazionario: no! ��?��? un disfattista: no! ��?��? un critico: no!��?����.

l’UnitÃ?  27.9.07
Ã?«Heidegger? Nazista sÃ?¬, ma un po’ stranoÃ?» - di Marco Dolcetta

ARCHIVI Dalle carte del Terzo Reich riemerge quel che pensava la polizia politica di Hitler del filosofo dell’Essere: bravo antisemita, cittadino esemplare ma distaccato, pensatore con la testa tra le nuvole.

Recentemente sono ricomparsi una serie di documenti segreti della polizia del Terzo Reich sul filosofo Martin Heidegger, che possono contribuire alla definizione dell’annosa questione della partecipazione del filosofo all’ideologia dello Stato nazista.
Come tutti i cittadini del Terzo Reich anche Martin Heidegger era sottoposto allo stretto controllo della polizia politica tedesca. Un primo rapporto su di lui pubblicato in parte sulla rivista della Rdt Allemagne aujourd’hui nel 1966 Ã?¨ conservato negli archivi del Ministero degli Esteri francese con sede a Colmar, in quanto Friburgo, sua cittÃ?  di residenza alla fine della guerra passÃ?² sotto il controllo francese (sez. Ã?«Documenti storiciÃ?»). In data 11 maggio 1938, nell’estratto da questa documentazione, Heidegger nel rispondere ad un questionario della polizia, alla richiesta se si fosse pronunciato a favore del partito nazionalsocialista prima della presa del potere, replica di sÃ?¬. Altrettanto alla domanda se ricevesse la stampa del partito. Quando gli viene chiesto se i suoi figli sono membri della gioventÃ?¹ nazionalsocialista e se fosse un generoso donatore, risponde sempre di sÃ?¬. Dice di partecipare, senza regolaritÃ? , alle manifestazioni del partito. Dice anche di approvare lo Stato nazionalsocialista e di non aver detto mai nulla di sfavorevole; rispetto agli ebrei dice di non comprare mai nulla da loro e di non aver legami politico-confessionali. La polizia fa delle considerazioni alla fine del questionario. Nella rubrica Ã?«Apprezzamento del carattereÃ?», c’Ã?¨ scritto: Ã?«Carattere un po’ chiuso, non molto vicino al popolo, non vive che per i propri studi, non ha sempre i piedi per terra. Reputazione morale: buona. Reputazione materiale: buona. Ã?Ë? un reazionario: no! Ã?Ë? un disfattista: no! Ã?Ë? un critico: no!Ã?».

l’UnitÃ?  27.9.07
Ã?«Heidegger? Nazista sÃ?¬, ma un po’ stranoÃ?» - di Marco Dolcetta

ARCHIVI Dalle carte del Terzo Reich riemerge quel che pensava la polizia politica di Hitler del filosofo dell’Essere: bravo antisemita, cittadino esemplare ma distaccato, pensatore con la testa tra le nuvole.

Recentemente sono ricomparsi una serie di documenti segreti della polizia del Terzo Reich sul filosofo Martin Heidegger, che possono contribuire alla definizione dell’annosa questione della partecipazione del filosofo all’ideologia dello Stato nazista.
Come tutti i cittadini del Terzo Reich anche Martin Heidegger era sottoposto allo stretto controllo della polizia politica tedesca. Un primo rapporto su di lui pubblicato in parte sulla rivista della Rdt Allemagne aujourd’hui nel 1966 Ã?¨ conservato negli archivi del Ministero degli Esteri francese con sede a Colmar, in quanto Friburgo, sua cittÃ?  di residenza alla fine della guerra passÃ?² sotto il controllo francese (sez. Ã?«Documenti storiciÃ?»). In data 11 maggio 1938, nell’estratto da questa documentazione, Heidegger nel rispondere ad un questionario della polizia, alla richiesta se si fosse pronunciato a favore del partito nazionalsocialista prima della presa del potere, replica di sÃ?¬. Altrettanto alla domanda se ricevesse la stampa del partito. Quando gli viene chiesto se i suoi figli sono membri della gioventÃ?¹ nazionalsocialista e se fosse un generoso donatore, risponde sempre di sÃ?¬. Dice di partecipare, senza regolaritÃ? , alle manifestazioni del partito. Dice anche di approvare lo Stato nazionalsocialista e di non aver detto mai nulla di sfavorevole; rispetto agli ebrei dice di non comprare mai nulla da loro e di non aver legami politico-confessionali. La polizia fa delle considerazioni alla fine del questionario. Nella rubrica Ã?«Apprezzamento del carattereÃ?», c’Ã?¨ scritto: Ã?«Carattere un po’ chiuso, non molto vicino al popolo, non vive che per i propri studi, non ha sempre i piedi per terra. Reputazione morale: buona. Reputazione materiale: buona. Ã?Ë? un reazionario: no! Ã?Ë? un disfattista: no! Ã?Ë? un critico: no!Ã?».

l’Unit�?  27.9.07
�?«Heidegger? Nazista s�?¬, ma un po’ strano�?» - di Marco Dolcetta

ARCHIVI Dalle carte del Terzo Reich riemerge quel che pensava la polizia politica di Hitler del filosofo dell’Essere: bravo antisemita, cittadino esemplare ma distaccato, pensatore con la testa tra le nuvole.

Recentemente sono ricomparsi una serie di documenti segreti della polizia del Terzo Reich sul filosofo Martin Heidegger, che possono contribuire alla definizione dell’annosa questione della partecipazione del filosofo all’ideologia dello Stato nazista.
Come tutti i cittadini del Terzo Reich anche Martin Heidegger era sottoposto allo stretto controllo della polizia politica tedesca. Un primo rapporto su di lui pubblicato in parte sulla rivista della Rdt Allemagne aujourd’hui nel 1966 �?¨ conservato negli archivi del Ministero degli Esteri francese con sede a Colmar, in quanto Friburgo, sua citt�?  di residenza alla fine della guerra pass�?² sotto il controllo francese (sez. �?«Documenti storici�?»). In data 11 maggio 1938, nell’estratto da questa documentazione, Heidegger nel rispondere ad un questionario della polizia, alla richiesta se si fosse pronunciato a favore del partito nazionalsocialista prima della presa del potere, replica di s�?¬. Altrettanto alla domanda se ricevesse la stampa del partito. Quando gli viene chiesto se i suoi figli sono membri della giovent�?¹ nazionalsocialista e se fosse un generoso donatore, risponde sempre di s�?¬. Dice di partecipare, senza regolarit�? , alle manifestazioni del partito. Dice anche di approvare lo Stato nazionalsocialista e di non aver detto mai nulla di sfavorevole; rispetto agli ebrei dice di non comprare mai nulla da loro e di non aver legami politico-confessionali. La polizia fa delle considerazioni alla fine del questionario. Nella rubrica �?«Apprezzamento del carattere�?», c’�?¨ scritto: �?«Carattere un po’ chiuso, non molto vicino al popolo, non vive che per i propri studi, non ha sempre i piedi per terra. Reputazione morale: buona. Reputazione materiale: buona. �?�? un reazionario: no! �?�? un disfattista: no! �?�? un critico: no!�?».

Andr��?���� Gorz: cento anni avanti per chi va cento anni indietro - di ’http://ilcomeilperche.blogspot.com/’

Nel testo L’Immateriale. Conoscenza, valore e capitale (2003) Andr��?���� Gorz risolve la vexata quaestio del post-capitalismo contemporaneo, tagliando alla radice la presunta continuit��?���� tra la struttura materiale delle societ��?���� occidentali novecentesche e la post-modernit��?����. Gorz parte dalla novit��?���� pi��?���� rilevante del ciclo produttivo inaugurato dall’estensione globale del liberismo: la produzione di s��?����, come funzione che va sostituendo definitivamente la produzione materiale di ricchezza e di senso.
La produzione di s��?���� ��?���� infatti la ������?����?messa al lavoro������?������ dell’intero regesto delle facolt��?���� umane, catturato nell’ordine simbolico e non pi��?���� solo psico-fisico dell’antico salariato, in cui si dissolve l’obsoleta distinzione tra tempo di vita e tempo di lavoro.
Produzione di s��?���� significa infatti che il regime globale della produzione, da un lato si individualizza per afferrare interamente l’esistenza, non pi��?���� solo la sua parte lavorativa, che anzi diviene minoritaria, dall’altra che ogni singolo essere umano entra nel flusso economico globale mettendo a frutto intelligenza, affettivit��?����, sapere e cooperazione.
Si tratta niente di meno che dell’abolizione del lavoro, che del resto era stata pronosticata da Marx ne L’ideologia tedesca, cos��?���� commentata: ��?����In questo contesto Marx definiva il comunismo come abolizione del lavoro che ha perso ogni apparenza di attivit��?���� personale������?��������?����.

AndrÃ?© Gorz: cento anni avanti per chi va cento anni indietro - di ’http://ilcomeilperche.blogspot.com/’

Nel testo L’Immateriale. Conoscenza, valore e capitale (2003) AndrÃ?© Gorz risolve la vexata quaestio del post-capitalismo contemporaneo, tagliando alla radice la presunta continuitÃ?  tra la struttura materiale delle societÃ?  occidentali novecentesche e la post-modernitÃ? . Gorz parte dalla novitÃ?  piÃ?¹ rilevante del ciclo produttivo inaugurato dall’estensione globale del liberismo: la produzione di sÃ?©, come funzione che va sostituendo definitivamente la produzione materiale di ricchezza e di senso.
La produzione di sÃ?© Ã?¨ infatti la ââ??messa al lavoroââ?¬ÂÂ� dell’intero regesto delle facoltÃ?  umane, catturato nell’ordine simbolico e non piÃ?¹ solo psico-fisico dell’antico salariato, in cui si dissolve l’obsoleta distinzione tra tempo di vita e tempo di lavoro.
Produzione di sÃ?© significa infatti che il regime globale della produzione, da un lato si individualizza per afferrare interamente l’esistenza, non piÃ?¹ solo la sua parte lavorativa, che anzi diviene minoritaria, dall’altra che ogni singolo essere umano entra nel flusso economico globale mettendo a frutto intelligenza, affettivitÃ? , sapere e cooperazione.
Si tratta niente di meno che dell’abolizione del lavoro, che del resto era stata pronosticata da Marx ne L’ideologia tedesca, cosÃ?¬ commentata: Ã?«In questo contesto Marx definiva il comunismo come abolizione del lavoro che ha perso ogni apparenza di attivitÃ?  personaleââ?¬Â¦Ã?».

AndrÃ?© Gorz: cento anni avanti per chi va cento anni indietro - di ’http://ilcomeilperche.blogspot.com/’

Nel testo L’Immateriale. Conoscenza, valore e capitale (2003) AndrÃ?© Gorz risolve la vexata quaestio del post-capitalismo contemporaneo, tagliando alla radice la presunta continuitÃ?  tra la struttura materiale delle societÃ?  occidentali novecentesche e la post-modernitÃ? . Gorz parte dalla novitÃ?  piÃ?¹ rilevante del ciclo produttivo inaugurato dall’estensione globale del liberismo: la produzione di sÃ?©, come funzione che va sostituendo definitivamente la produzione materiale di ricchezza e di senso.
La produzione di sÃ?© Ã?¨ infatti la ââ?¬Å?messa al lavoroââ?¬Â dell’intero regesto delle facoltÃ?  umane, catturato nell’ordine simbolico e non piÃ?¹ solo psico-fisico dell’antico salariato, in cui si dissolve l’obsoleta distinzione tra tempo di vita e tempo di lavoro.
Produzione di sÃ?© significa infatti che il regime globale della produzione, da un lato si individualizza per afferrare interamente l’esistenza, non piÃ?¹ solo la sua parte lavorativa, che anzi diviene minoritaria, dall’altra che ogni singolo essere umano entra nel flusso economico globale mettendo a frutto intelligenza, affettivitÃ? , sapere e cooperazione.
Si tratta niente di meno che dell’abolizione del lavoro, che del resto era stata pronosticata da Marx ne L’ideologia tedesca, cosÃ?¬ commentata: Ã?«In questo contesto Marx definiva il comunismo come abolizione del lavoro che ha perso ogni apparenza di attivitÃ?  personaleââ?¬Â¦Ã?».

Andr�?© Gorz: cento anni avanti per chi va cento anni indietro - di ’http://ilcomeilperche.blogspot.com/’

Nel testo L’Immateriale. Conoscenza, valore e capitale (2003) Andr�?© Gorz risolve la vexata quaestio del post-capitalismo contemporaneo, tagliando alla radice la presunta continuit�?  tra la struttura materiale delle societ�?  occidentali novecentesche e la post-modernit�? . Gorz parte dalla novit�?  pi�?¹ rilevante del ciclo produttivo inaugurato dall’estensione globale del liberismo: la produzione di s�?©, come funzione che va sostituendo definitivamente la produzione materiale di ricchezza e di senso.
La produzione di s�?© �?¨ infatti la â�?��?messa al lavoroâ�?� dell’intero regesto delle facolt�?  umane, catturato nell’ordine simbolico e non pi�?¹ solo psico-fisico dell’antico salariato, in cui si dissolve l’obsoleta distinzione tra tempo di vita e tempo di lavoro.
Produzione di s�?© significa infatti che il regime globale della produzione, da un lato si individualizza per afferrare interamente l’esistenza, non pi�?¹ solo la sua parte lavorativa, che anzi diviene minoritaria, dall’altra che ogni singolo essere umano entra nel flusso economico globale mettendo a frutto intelligenza, affettivit�? , sapere e cooperazione.
Si tratta niente di meno che dell’abolizione del lavoro, che del resto era stata pronosticata da Marx ne L’ideologia tedesca, cos�?¬ commentata: �?«In questo contesto Marx definiva il comunismo come abolizione del lavoro che ha perso ogni apparenza di attivit�?  personaleâ�?�¦�?».

Suicida con la moglie il filosofo Andr��?���� Gorz
L’ultimo libro dello studioso ��?���� dedicato a Dorine, la compagna con cui aveva condiviso una vita. Da molto tempo gravemente ammalata, Gorz ripercorre, con infinita tenerezza e con il dolore di averla talvolta trattata con durezza, gli anni passati in comune -
di Anna Maria Merlo

Il filosofo Andr��?���� Gorz si ��?���� suicidato l’altro giorno assieme alla moglie, nella casa a Vosnon, nell’Aude, dove abitavano da anni. Andr��?���� Gorz aveva 84 anni, la moglie, Dorine, uno di meno. Nel ’64, sotto lo pseudonimo di Michel Bosquet, era stato tra i fondatori del Nouvel Observateur, con Jean Daniel e K.S.Karol.
Nato a Vienna nel 1923, sotto il nome di Gerard Horst, Andr��?���� Gorz ��?���� noto per i suoi saggi sull’ecologia politica e sull’anticapitalismo. Era stato direttore politico di Temps Modernes. Tra i suoi saggi pi��?���� importanti, M��?����tamorphoses du travail. Negli anni ’80, si era ritirato con la moglie Dorine a Vosnon, non lontano da Troyes. Di recente aveva scritto ad alcuni amici delle lettere, in cui si diceva preoccupato per lo stato di salute di Dorine, vittima da tempo di una malattia degenerativa. Ieri mattina, un’amica ha constatato il dramma. Sulla porta della casa di Vosnon c’era un messaggio: ��?����Avvertite la gendarmeria��?����. All’interno, i due corpi erano fianco a fianco.

Suicida con la moglie il filosofo Andr�© Gorz
L’ultimo libro dello studioso Ã?¨ dedicato a Dorine, la compagna con cui aveva condiviso una vita. Da molto tempo gravemente ammalata, Gorz ripercorre, con infinita tenerezza e con il dolore di averla talvolta trattata con durezza, gli anni passati in comune -
di Anna Maria Merlo

Il filosofo AndrÃ?© Gorz si Ã?¨ suicidato l’altro giorno assieme alla moglie, nella casa a Vosnon, nell’Aude, dove abitavano da anni. AndrÃ?© Gorz aveva 84 anni, la moglie, Dorine, uno di meno. Nel ’64, sotto lo pseudonimo di Michel Bosquet, era stato tra i fondatori del Nouvel Observateur, con Jean Daniel e K.S.Karol.
Nato a Vienna nel 1923, sotto il nome di Gerard Horst, AndrÃ?© Gorz Ã?¨ noto per i suoi saggi sull’ecologia politica e sull’anticapitalismo. Era stato direttore politico di Temps Modernes. Tra i suoi saggi piÃ?¹ importanti, MÃ?©tamorphoses du travail. Negli anni ’80, si era ritirato con la moglie Dorine a Vosnon, non lontano da Troyes. Di recente aveva scritto ad alcuni amici delle lettere, in cui si diceva preoccupato per lo stato di salute di Dorine, vittima da tempo di una malattia degenerativa. Ieri mattina, un’amica ha constatato il dramma. Sulla porta della casa di Vosnon c’era un messaggio: Ã?«Avvertite la gendarmeriaÃ?». All’interno, i due corpi erano fianco a fianco.

Suicida con la moglie il filosofo Andr�© Gorz
L’ultimo libro dello studioso Ã?¨ dedicato a Dorine, la compagna con cui aveva condiviso una vita. Da molto tempo gravemente ammalata, Gorz ripercorre, con infinita tenerezza e con il dolore di averla talvolta trattata con durezza, gli anni passati in comune -
di Anna Maria Merlo

Il filosofo AndrÃ?© Gorz si Ã?¨ suicidato l’altro giorno assieme alla moglie, nella casa a Vosnon, nell’Aude, dove abitavano da anni. AndrÃ?© Gorz aveva 84 anni, la moglie, Dorine, uno di meno. Nel ’64, sotto lo pseudonimo di Michel Bosquet, era stato tra i fondatori del Nouvel Observateur, con Jean Daniel e K.S.Karol.
Nato a Vienna nel 1923, sotto il nome di Gerard Horst, AndrÃ?© Gorz Ã?¨ noto per i suoi saggi sull’ecologia politica e sull’anticapitalismo. Era stato direttore politico di Temps Modernes. Tra i suoi saggi piÃ?¹ importanti, MÃ?©tamorphoses du travail. Negli anni ’80, si era ritirato con la moglie Dorine a Vosnon, non lontano da Troyes. Di recente aveva scritto ad alcuni amici delle lettere, in cui si diceva preoccupato per lo stato di salute di Dorine, vittima da tempo di una malattia degenerativa. Ieri mattina, un’amica ha constatato il dramma. Sulla porta della casa di Vosnon c’era un messaggio: Ã?«Avvertite la gendarmeriaÃ?». All’interno, i due corpi erano fianco a fianco.

Suicida con la moglie il filosofo Andr�?© Gorz
L’ultimo libro dello studioso �?¨ dedicato a Dorine, la compagna con cui aveva condiviso una vita. Da molto tempo gravemente ammalata, Gorz ripercorre, con infinita tenerezza e con il dolore di averla talvolta trattata con durezza, gli anni passati in comune -
di Anna Maria Merlo

Il filosofo Andr�?© Gorz si �?¨ suicidato l’altro giorno assieme alla moglie, nella casa a Vosnon, nell’Aude, dove abitavano da anni. Andr�?© Gorz aveva 84 anni, la moglie, Dorine, uno di meno. Nel ’64, sotto lo pseudonimo di Michel Bosquet, era stato tra i fondatori del Nouvel Observateur, con Jean Daniel e K.S.Karol.
Nato a Vienna nel 1923, sotto il nome di Gerard Horst, Andr�?© Gorz �?¨ noto per i suoi saggi sull’ecologia politica e sull’anticapitalismo. Era stato direttore politico di Temps Modernes. Tra i suoi saggi pi�?¹ importanti, M�?©tamorphoses du travail. Negli anni ’80, si era ritirato con la moglie Dorine a Vosnon, non lontano da Troyes. Di recente aveva scritto ad alcuni amici delle lettere, in cui si diceva preoccupato per lo stato di salute di Dorine, vittima da tempo di una malattia degenerativa. Ieri mattina, un’amica ha constatato il dramma. Sulla porta della casa di Vosnon c’era un messaggio: �?«Avvertite la gendarmeria�?». All’interno, i due corpi erano fianco a fianco.

��?���� La personne devient une entreprise ��?���� par Andr��?���� Gorz (��?��?��corev N��?���� 7)
Note sur le travail de production de soi - par Andr��?���� Gorz, dalla rivista Multitudes
Mise en ligne le mardi 25 septembre 2007
Le 5 mai 2001, ��?���� Berlin, le Directeur des Ressources Humaines de Daimler Chrysler expliquait aux participants d’un congr��?����s international que "les collaborateurs de l’entreprise font partie de son capital". Il pr��?����cisait que leur comportement, leurs comp��?����tences sociales et ��?����motionnelles jouent un r��?����le important dans l’��?����valuation de leur qualification. Par cette remarque, il faisait allusion au fait que le travail de production mat��?����rielle incorpore une proportion importante de travail immat��?����riel.

Dans le syst��?����me Toyota, en effet, les ouvriers des ateliers de montage final commandent eux-m��?����mes les pi��?����ces aux sous-traitants - les commandes remontent en une cascade invers��?����e, du montage final aux sous-traitants de premier rang dont les ouvriers se font eux-m��?����mes livrer par ceux du deuxi��?����me rang etc. - et sont eux-m��?����mes en rapport avec la client��?����le. Comme le pr��?����cisait il y a quelques ann��?����es le directeur de la formation de Volkswagen : ��?���� Si les groupes de travail ont une large autonomie pour planifier, ex��?����cuter et contr��?����ler les processus, les flux mat��?����riels et les qualifications, on a une grande entreprise faite de petits entrepreneurs autonomes. ��?���� Ce ��?���� transfert des comp��?����tences entrepreneuriales vers la base ��?���� permet de ��?���� supprimer dans une large mesure les antagonismes entre travail et capital ��?����.

�« La personne devient une entreprise �» par Andr�© Gorz (��corev N�° 7)
Note sur le travail de production de soi - par Andr�© Gorz, dalla rivista Multitudes
Mise en ligne le mardi 25 septembre 2007
Le 5 mai 2001, Ã?  Berlin, le Directeur des Ressources Humaines de Daimler Chrysler expliquait aux participants d’un congrÃ?¨s international que "les collaborateurs de l’entreprise font partie de son capital". Il prÃ?©cisait que leur comportement, leurs compÃ?©tences sociales et Ã?©motionnelles jouent un rÃ?´le important dans l’Ã?©valuation de leur qualification. Par cette remarque, il faisait allusion au fait que le travail de production matÃ?©rielle incorpore une proportion importante de travail immatÃ?©riel.

Dans le syst�¨me Toyota, en effet, les ouvriers des ateliers de montage final commandent eux-m�ªmes les pi�¨ces aux sous-traitants - les commandes remontent en une cascade invers�©e, du montage final aux sous-traitants de premier rang dont les ouvriers se font eux-m�ªmes livrer par ceux du deuxi�¨me rang etc. - et sont eux-m�ªmes en rapport avec la client�¨le. Comme le pr�©cisait il y a quelques ann�©es le directeur de la formation de Volkswagen : �« Si les groupes de travail ont une large autonomie pour planifier, ex�©cuter et contr�´ler les processus, les flux mat�©riels et les qualifications, on a une grande entreprise faite de petits entrepreneurs autonomes. �» Ce �« transfert des comp�©tences entrepreneuriales vers la base �» permet de �« supprimer dans une large mesure les antagonismes entre travail et capital �».

�« La personne devient une entreprise �» par Andr�© Gorz (��corev N�° 7)
Note sur le travail de production de soi - par Andr�© Gorz, dalla rivista Multitudes
Mise en ligne le mardi 25 septembre 2007
Le 5 mai 2001, Ã?  Berlin, le Directeur des Ressources Humaines de Daimler Chrysler expliquait aux participants d’un congrÃ?¨s international que "les collaborateurs de l’entreprise font partie de son capital". Il prÃ?©cisait que leur comportement, leurs compÃ?©tences sociales et Ã?©motionnelles jouent un rÃ?´le important dans l’Ã?©valuation de leur qualification. Par cette remarque, il faisait allusion au fait que le travail de production matÃ?©rielle incorpore une proportion importante de travail immatÃ?©riel.

Dans le syst�¨me Toyota, en effet, les ouvriers des ateliers de montage final commandent eux-m�ªmes les pi�¨ces aux sous-traitants - les commandes remontent en une cascade invers�©e, du montage final aux sous-traitants de premier rang dont les ouvriers se font eux-m�ªmes livrer par ceux du deuxi�¨me rang etc. - et sont eux-m�ªmes en rapport avec la client�¨le. Comme le pr�©cisait il y a quelques ann�©es le directeur de la formation de Volkswagen : �« Si les groupes de travail ont une large autonomie pour planifier, ex�©cuter et contr�´ler les processus, les flux mat�©riels et les qualifications, on a une grande entreprise faite de petits entrepreneurs autonomes. �» Ce �« transfert des comp�©tences entrepreneuriales vers la base �» permet de �« supprimer dans une large mesure les antagonismes entre travail et capital �».

�?« La personne devient une entreprise �?» par Andr�?© Gorz (�?�?�corev N�?° 7)
Note sur le travail de production de soi - par Andr�?© Gorz, dalla rivista Multitudes
Mise en ligne le mardi 25 septembre 2007
Le 5 mai 2001, �?  Berlin, le Directeur des Ressources Humaines de Daimler Chrysler expliquait aux participants d’un congr�?¨s international que "les collaborateurs de l’entreprise font partie de son capital". Il pr�?©cisait que leur comportement, leurs comp�?©tences sociales et �?©motionnelles jouent un r�?´le important dans l’�?©valuation de leur qualification. Par cette remarque, il faisait allusion au fait que le travail de production mat�?©rielle incorpore une proportion importante de travail immat�?©riel.

Dans le syst�?¨me Toyota, en effet, les ouvriers des ateliers de montage final commandent eux-m�?ªmes les pi�?¨ces aux sous-traitants - les commandes remontent en une cascade invers�?©e, du montage final aux sous-traitants de premier rang dont les ouvriers se font eux-m�?ªmes livrer par ceux du deuxi�?¨me rang etc. - et sont eux-m�?ªmes en rapport avec la client�?¨le. Comme le pr�?©cisait il y a quelques ann�?©es le directeur de la formation de Volkswagen : �?« Si les groupes de travail ont une large autonomie pour planifier, ex�?©cuter et contr�?´ler les processus, les flux mat�?©riels et les qualifications, on a une grande entreprise faite de petits entrepreneurs autonomes. �?» Ce �?« transfert des comp�?©tences entrepreneuriales vers la base �?» permet de �?« supprimer dans une large mesure les antagonismes entre travail et capital �?».

Avvenire 26.9.07
Camus, Sartre e i cattivi maestri
Anniversari Nel 1957 l’autore della ��?����Peste��?���� riceveva il Nobel, poi rifiutato dallo scrittore-filosofo Quel periodo vide la rottura fra i due: il primo difendeva i diritti umani al di l��?���� delle ideologie, il secondo rest��?���� sempre legato al comunismo - Di Luca Gallesi


Un uomo ricco soltanto di dubbi, abituato alla solitudine del lavoro e al conforto delle amicizie��?����. Con queste semplici parole, pronunciate a Stoccolma il 10 dicembre del 1957, Albert Camus si presentava all’Accademia che gli aveva appena conferito il Premio Nobel per la letteratura. Dopo mezzo secolo, quel suo discorso fa ancora riflettere, in particolare sullo scopo e la funzione della letteratura, che non ��?���� fine a se stessa, ma deve unire e affratellare il numero pi��?���� grande possibile di persone. ��?����L’artista deve essere umile -continua Camus - e accettare di servire tanto la verit��?����, che ��?���� misteriosa, quanto la libert��?����, che ��?���� anche pericolosa. Non deve giudicare, bens��?���� capire, senza mai disprezzare nulla��?����. Molto lontano da questa concezione fu un altro intellettuale francese, che, nel 1964, il Premio Nobel invece lo rifiut��?����: Jean Paul Sartre, che pure era stato legato ad Albert Camus da una militanza politica e da una amicizia durata una decina d’anni, dal 1944 al 1954.

Avvenire 26.9.07
Camus, Sartre e i cattivi maestri
Anniversari Nel 1957 l’autore della Ã?«PesteÃ?» riceveva il Nobel, poi rifiutato dallo scrittore-filosofo Quel periodo vide la rottura fra i due: il primo difendeva i diritti umani al di lÃ?  delle ideologie, il secondo restÃ?² sempre legato al comunismo - Di Luca Gallesi


Un uomo ricco soltanto di dubbi, abituato alla solitudine del lavoro e al conforto delle amicizieÃ?». Con queste semplici parole, pronunciate a Stoccolma il 10 dicembre del 1957, Albert Camus si presentava all’Accademia che gli aveva appena conferito il Premio Nobel per la letteratura. Dopo mezzo secolo, quel suo discorso fa ancora riflettere, in particolare sullo scopo e la funzione della letteratura, che non Ã?¨ fine a se stessa, ma deve unire e affratellare il numero piÃ?¹ grande possibile di persone. Ã?«L’artista deve essere umile -continua Camus - e accettare di servire tanto la veritÃ? , che Ã?¨ misteriosa, quanto la libertÃ? , che Ã?¨ anche pericolosa. Non deve giudicare, bensÃ?¬ capire, senza mai disprezzare nullaÃ?». Molto lontano da questa concezione fu un altro intellettuale francese, che, nel 1964, il Premio Nobel invece lo rifiutÃ?²: Jean Paul Sartre, che pure era stato legato ad Albert Camus da una militanza politica e da una amicizia durata una decina d’anni, dal 1944 al 1954.

Avvenire 26.9.07
Camus, Sartre e i cattivi maestri
Anniversari Nel 1957 l’autore della Ã?«PesteÃ?» riceveva il Nobel, poi rifiutato dallo scrittore-filosofo Quel periodo vide la rottura fra i due: il primo difendeva i diritti umani al di lÃ?  delle ideologie, il secondo restÃ?² sempre legato al comunismo - Di Luca Gallesi


Un uomo ricco soltanto di dubbi, abituato alla solitudine del lavoro e al conforto delle amicizieÃ?». Con queste semplici parole, pronunciate a Stoccolma il 10 dicembre del 1957, Albert Camus si presentava all’Accademia che gli aveva appena conferito il Premio Nobel per la letteratura. Dopo mezzo secolo, quel suo discorso fa ancora riflettere, in particolare sullo scopo e la funzione della letteratura, che non Ã?¨ fine a se stessa, ma deve unire e affratellare il numero piÃ?¹ grande possibile di persone. Ã?«L’artista deve essere umile -continua Camus - e accettare di servire tanto la veritÃ? , che Ã?¨ misteriosa, quanto la libertÃ? , che Ã?¨ anche pericolosa. Non deve giudicare, bensÃ?¬ capire, senza mai disprezzare nullaÃ?». Molto lontano da questa concezione fu un altro intellettuale francese, che, nel 1964, il Premio Nobel invece lo rifiutÃ?²: Jean Paul Sartre, che pure era stato legato ad Albert Camus da una militanza politica e da una amicizia durata una decina d’anni, dal 1944 al 1954.

Avvenire 26.9.07
Camus, Sartre e i cattivi maestri
Anniversari Nel 1957 l’autore della �?«Peste�?» riceveva il Nobel, poi rifiutato dallo scrittore-filosofo Quel periodo vide la rottura fra i due: il primo difendeva i diritti umani al di l�?  delle ideologie, il secondo rest�?² sempre legato al comunismo - Di Luca Gallesi


Un uomo ricco soltanto di dubbi, abituato alla solitudine del lavoro e al conforto delle amicizie�?». Con queste semplici parole, pronunciate a Stoccolma il 10 dicembre del 1957, Albert Camus si presentava all’Accademia che gli aveva appena conferito il Premio Nobel per la letteratura. Dopo mezzo secolo, quel suo discorso fa ancora riflettere, in particolare sullo scopo e la funzione della letteratura, che non �?¨ fine a se stessa, ma deve unire e affratellare il numero pi�?¹ grande possibile di persone. �?«L’artista deve essere umile -continua Camus - e accettare di servire tanto la verit�? , che �?¨ misteriosa, quanto la libert�? , che �?¨ anche pericolosa. Non deve giudicare, bens�?¬ capire, senza mai disprezzare nulla�?». Molto lontano da questa concezione fu un altro intellettuale francese, che, nel 1964, il Premio Nobel invece lo rifiut�?²: Jean Paul Sartre, che pure era stato legato ad Albert Camus da una militanza politica e da una amicizia durata una decina d’anni, dal 1944 al 1954.

il manifesto 26.9.07
La partitura teorica per la crisi di un’epoca
Pubblichiamo un brano del volume ��?����Per Gramsci. Crisi e potenza del moderno��?����. Il liberismo come risposta restauratrice alla espansione dei diritti del lavoro - di Alberto Burgio


Non c’��?���� stata nessuna uscita dal Novecento. Le societ��?���� occidentali sono ancora nel pieno di una classica ��?����rivoluzione passiva��?���� che non ha per��?���� determinanto una normalizzazione del paesaggio politico


Viviamo una grave crisi democratica. Non si tratta di una condizione eccezionale n��?���� abnorme. Si pu��?���� sostenere, con un apparente paradosso, che lo stato di crisi ��?���� la condizione normale della democrazia, la quale ��?����, a guardar bene, un processo. Quella che chiamiamo democrazia ��?���� il processo di conquista della capacit��?���� di autogoverno da parte dei corpi sociali. ��?��? la dinamica espansiva della cittadinanza che, con parole chiare e semplici, Gramsci chiama ��?����passaggio molecolare dai gruppi diretti al gruppo dirigente��?����. A questa cruciale dinamica si connettono inevitabilmente contraddizioni e conflitti. Crisi, appunto: provocate dalla continua tensione tra inclusione ed esclusione (tra tendenze ��?����espansive��?���� della classe dominante e tendenze ��?����repressive��?����), e destinate ad influire sulla struttura dei soggetti (sui confini del demos), sulla forma dei poteri, sulla logica e le finalit��?���� del loro esercizio.

il manifesto 26.9.07
La partitura teorica per la crisi di un’epoca
Pubblichiamo un brano del volume �«Per Gramsci. Crisi e potenza del moderno�». Il liberismo come risposta restauratrice alla espansione dei diritti del lavoro - di Alberto Burgio


Non c’Ã?¨ stata nessuna uscita dal Novecento. Le societÃ?  occidentali sono ancora nel pieno di una classica Ã?«rivoluzione passivaÃ?» che non ha perÃ?² determinanto una normalizzazione del paesaggio politico


Viviamo una grave crisi democratica. Non si tratta di una condizione eccezionale nÃ?© abnorme. Si puÃ?² sostenere, con un apparente paradosso, che lo stato di crisi Ã?¨ la condizione normale della democrazia, la quale Ã?¨, a guardar bene, un processo. Quella che chiamiamo democrazia Ã?¨ il processo di conquista della capacitÃ?  di autogoverno da parte dei corpi sociali. Ã?Ë? la dinamica espansiva della cittadinanza che, con parole chiare e semplici, Gramsci chiama Ã?«passaggio molecolare dai gruppi diretti al gruppo dirigenteÃ?». A questa cruciale dinamica si connettono inevitabilmente contraddizioni e conflitti. Crisi, appunto: provocate dalla continua tensione tra inclusione ed esclusione (tra tendenze Ã?«espansiveÃ?» della classe dominante e tendenze Ã?«repressiveÃ?»), e destinate ad influire sulla struttura dei soggetti (sui confini del demos), sulla forma dei poteri, sulla logica e le finalitÃ?  del loro esercizio.

il manifesto 26.9.07
La partitura teorica per la crisi di un’epoca
Pubblichiamo un brano del volume �«Per Gramsci. Crisi e potenza del moderno�». Il liberismo come risposta restauratrice alla espansione dei diritti del lavoro - di Alberto Burgio


Non c’Ã?¨ stata nessuna uscita dal Novecento. Le societÃ?  occidentali sono ancora nel pieno di una classica Ã?«rivoluzione passivaÃ?» che non ha perÃ?² determinanto una normalizzazione del paesaggio politico


Viviamo una grave crisi democratica. Non si tratta di una condizione eccezionale nÃ?© abnorme. Si puÃ?² sostenere, con un apparente paradosso, che lo stato di crisi Ã?¨ la condizione normale della democrazia, la quale Ã?¨, a guardar bene, un processo. Quella che chiamiamo democrazia Ã?¨ il processo di conquista della capacitÃ?  di autogoverno da parte dei corpi sociali. Ã?Ë? la dinamica espansiva della cittadinanza che, con parole chiare e semplici, Gramsci chiama Ã?«passaggio molecolare dai gruppi diretti al gruppo dirigenteÃ?». A questa cruciale dinamica si connettono inevitabilmente contraddizioni e conflitti. Crisi, appunto: provocate dalla continua tensione tra inclusione ed esclusione (tra tendenze Ã?«espansiveÃ?» della classe dominante e tendenze Ã?«repressiveÃ?»), e destinate ad influire sulla struttura dei soggetti (sui confini del demos), sulla forma dei poteri, sulla logica e le finalitÃ?  del loro esercizio.

il manifesto 26.9.07
La partitura teorica per la crisi di un’epoca
Pubblichiamo un brano del volume �?«Per Gramsci. Crisi e potenza del moderno�?». Il liberismo come risposta restauratrice alla espansione dei diritti del lavoro - di Alberto Burgio


Non c’�?¨ stata nessuna uscita dal Novecento. Le societ�?  occidentali sono ancora nel pieno di una classica �?«rivoluzione passiva�?» che non ha per�?² determinanto una normalizzazione del paesaggio politico


Viviamo una grave crisi democratica. Non si tratta di una condizione eccezionale n�?© abnorme. Si pu�?² sostenere, con un apparente paradosso, che lo stato di crisi �?¨ la condizione normale della democrazia, la quale �?¨, a guardar bene, un processo. Quella che chiamiamo democrazia �?¨ il processo di conquista della capacit�?  di autogoverno da parte dei corpi sociali. �?�? la dinamica espansiva della cittadinanza che, con parole chiare e semplici, Gramsci chiama �?«passaggio molecolare dai gruppi diretti al gruppo dirigente�?». A questa cruciale dinamica si connettono inevitabilmente contraddizioni e conflitti. Crisi, appunto: provocate dalla continua tensione tra inclusione ed esclusione (tra tendenze �?«espansive�?» della classe dominante e tendenze �?«repressive�?»), e destinate ad influire sulla struttura dei soggetti (sui confini del demos), sulla forma dei poteri, sulla logica e le finalit�?  del loro esercizio.

Recension. Mis��?����res du pr��?����sent, richesses du possible de Andr��?���� Gorz
Par Toni Negri dalla rivista Multitudes - Mise en ligne avril 1998

Il s’agit l��?���� d’un livre utile et important ��?���� plusieurs points de vue. En premier lieu, il avance la th��?����matique de la sortie de la soci��?����t��?���� salariale, et va jusqu’��?���� demander aux forces de gauche de la reprendre ��?���� leur compte. L’interlocuteur de Gorz est donc ici le mouvement social dans son ensemble et non plus seulement le mouvement ��?����cologiste. En second lieu Gorz se fait pour la premi��?����re fois le propagandiste, ��?���� c��?����t��?���� des th��?����matiques d��?����j��?���� propos��?����es dans ses pr��?����c��?����dents ouvrages (changer le travail, lib��?����rer le temps, changer la vie), d’un nouveau th��?����me central : garantir le revenu (un revenu universel et inconditionnel qui permette de vivre sans travailler). Apr��?����s avoir rejet��?���� cet objectif, pendant de longues ann��?����es, et dans de nombreux ouvrages, Gorz s’est converti ��?���� cette id��?����e et la reprend en tant que position-cl��?���� du programme d’une gauche qui veut se doter de moyens ad��?����quats d’affronter l’avenir. Gorz s’adresse ici ��?���� l’ensemble bigarr��?���� compos��?���� des militants qui, au cours des trente derni��?����res ann��?����es, se sont mobilis��?����s sur les mots d’ordre de ��?���� refus du travail ��?���� et ��?���� revenu garanti ��?���� - et que les organisations syndicales et patronales ont consid��?����r��?���� et consid��?����rent toujours comme leur principal ennemi. Interlocuteurs secondaires (mais pas moins importants vue la place que Gorz leur accorde) : les th��?����oriciens de ce ��?���� capitalisme rh��?����nan ��?���� qui cherchent des lignes de fuites ��?���� alternatives ��?���� dans l’Europe de la crise post-fordiste. En troisi��?����me lieu, enfin, cet ouvrage de Gorz est important parce qu’il introduit dans le d��?����bat marxiste en Fran��?����ais un th��?����me th��?����orique marxien, jusque l��?���� ignor��?���� ou abandonn��?���� ��?���� une ex��?����g��?����se minoritaire : le th��?����me du ��?���� General Intellect ��?����, ou encore de l’��?���� intellectualit��?���� de masse ��?����. Il r��?����cup��?����re en la critiquant cette th��?����matique d��?����velopp��?����e ��?���� partir d’un mouvement de relecture des ��?��??uvres de Marx, et en particulier des Grundrisse, qui a ses origines dans les lointaines ann��?����es 60 en Italie (dans les Quaderni rossi) et s’est ensuite largement impos��?���� sur la sc��?����ne mondiale. (Texas Archive of Autonomist Marxism, University of Austin, offre une bonne documentation, continuellement mise ��?���� jour, de ces auteurs y compris sur Internet). De ce point de vue le livre de Gorz sert ��?���� d��?����provincialiser le d��?����bat fran��?����ais et contribue ��?���� l’introduire dans le mouvement international de retour ��?���� la pens��?����e de Marx pour interpr��?����ter la crise actuelle.

Recension. Mis�¨res du pr�©sent, richesses du possible de Andr�© Gorz
Par Toni Negri dalla rivista Multitudes - Mise en ligne avril 1998

Il s’agit lÃ?  d’un livre utile et important Ã?  plusieurs points de vue. En premier lieu, il avance la thÃ?©matique de la sortie de la sociÃ?©tÃ?© salariale, et va jusqu’Ã?  demander aux forces de gauche de la reprendre Ã?  leur compte. L’interlocuteur de Gorz est donc ici le mouvement social dans son ensemble et non plus seulement le mouvement Ã?©cologiste. En second lieu Gorz se fait pour la premiÃ?¨re fois le propagandiste, Ã?  cÃ?´tÃ?© des thÃ?©matiques dÃ?©jÃ?  proposÃ?©es dans ses prÃ?©cÃ?©dents ouvrages (changer le travail, libÃ?©rer le temps, changer la vie), d’un nouveau thÃ?¨me central : garantir le revenu (un revenu universel et inconditionnel qui permette de vivre sans travailler). AprÃ?¨s avoir rejetÃ?© cet objectif, pendant de longues annÃ?©es, et dans de nombreux ouvrages, Gorz s’est converti Ã?  cette idÃ?©e et la reprend en tant que position-clÃ?© du programme d’une gauche qui veut se doter de moyens adÃ?©quats d’affronter l’avenir. Gorz s’adresse ici Ã?  l’ensemble bigarrÃ?© composÃ?© des militants qui, au cours des trente derniÃ?¨res annÃ?©es, se sont mobilisÃ?©s sur les mots d’ordre de Ã?« refus du travail Ã?» et Ã?« revenu garanti Ã?» - et que les organisations syndicales et patronales ont considÃ?©rÃ?© et considÃ?¨rent toujours comme leur principal ennemi. Interlocuteurs secondaires (mais pas moins importants vue la place que Gorz leur accorde) : les thÃ?©oriciens de ce Ã?« capitalisme rhÃ?©nan Ã?» qui cherchent des lignes de fuites Ã?« alternatives Ã?» dans l’Europe de la crise post-fordiste. En troisiÃ?¨me lieu, enfin, cet ouvrage de Gorz est important parce qu’il introduit dans le dÃ?©bat marxiste en FranÃ?§ais un thÃ?¨me thÃ?©orique marxien, jusque lÃ?  ignorÃ?© ou abandonnÃ?© Ã?  une exÃ?©gÃ?¨se minoritaire : le thÃ?¨me du Ã?« General Intellect Ã?», ou encore de l’Ã?« intellectualitÃ?© de masse Ã?». Il rÃ?©cupÃ?¨re en la critiquant cette thÃ?©matique dÃ?©veloppÃ?©e Ã?  partir d’un mouvement de relecture des Ã?â??uvres de Marx, et en particulier des Grundrisse, qui a ses origines dans les lointaines annÃ?©es 60 en Italie (dans les Quaderni rossi) et s’est ensuite largement imposÃ?© sur la scÃ?¨ne mondiale. (Texas Archive of Autonomist Marxism, University of Austin, offre une bonne documentation, continuellement mise Ã?  jour, de ces auteurs y compris sur Internet). De ce point de vue le livre de Gorz sert Ã?  dÃ?©provincialiser le dÃ?©bat franÃ?§ais et contribue Ã?  l’introduire dans le mouvement international de retour Ã?  la pensÃ?©e de Marx pour interprÃ?©ter la crise actuelle.

Recension. Mis�¨res du pr�©sent, richesses du possible de Andr�© Gorz
Par Toni Negri dalla rivista Multitudes - Mise en ligne avril 1998

Il s’agit lÃ?  d’un livre utile et important Ã?  plusieurs points de vue. En premier lieu, il avance la thÃ?©matique de la sortie de la sociÃ?©tÃ?© salariale, et va jusqu’Ã?  demander aux forces de gauche de la reprendre Ã?  leur compte. L’interlocuteur de Gorz est donc ici le mouvement social dans son ensemble et non plus seulement le mouvement Ã?©cologiste. En second lieu Gorz se fait pour la premiÃ?¨re fois le propagandiste, Ã?  cÃ?´tÃ?© des thÃ?©matiques dÃ?©jÃ?  proposÃ?©es dans ses prÃ?©cÃ?©dents ouvrages (changer le travail, libÃ?©rer le temps, changer la vie), d’un nouveau thÃ?¨me central : garantir le revenu (un revenu universel et inconditionnel qui permette de vivre sans travailler). AprÃ?¨s avoir rejetÃ?© cet objectif, pendant de longues annÃ?©es, et dans de nombreux ouvrages, Gorz s’est converti Ã?  cette idÃ?©e et la reprend en tant que position-clÃ?© du programme d’une gauche qui veut se doter de moyens adÃ?©quats d’affronter l’avenir. Gorz s’adresse ici Ã?  l’ensemble bigarrÃ?© composÃ?© des militants qui, au cours des trente derniÃ?¨res annÃ?©es, se sont mobilisÃ?©s sur les mots d’ordre de Ã?« refus du travail Ã?» et Ã?« revenu garanti Ã?» - et que les organisations syndicales et patronales ont considÃ?©rÃ?© et considÃ?¨rent toujours comme leur principal ennemi. Interlocuteurs secondaires (mais pas moins importants vue la place que Gorz leur accorde) : les thÃ?©oriciens de ce Ã?« capitalisme rhÃ?©nan Ã?» qui cherchent des lignes de fuites Ã?« alternatives Ã?» dans l’Europe de la crise post-fordiste. En troisiÃ?¨me lieu, enfin, cet ouvrage de Gorz est important parce qu’il introduit dans le dÃ?©bat marxiste en FranÃ?§ais un thÃ?¨me thÃ?©orique marxien, jusque lÃ?  ignorÃ?© ou abandonnÃ?© Ã?  une exÃ?©gÃ?¨se minoritaire : le thÃ?¨me du Ã?« General Intellect Ã?», ou encore de l’Ã?« intellectualitÃ?© de masse Ã?». Il rÃ?©cupÃ?¨re en la critiquant cette thÃ?©matique dÃ?©veloppÃ?©e Ã?  partir d’un mouvement de relecture des Ã?â??uvres de Marx, et en particulier des Grundrisse, qui a ses origines dans les lointaines annÃ?©es 60 en Italie (dans les Quaderni rossi) et s’est ensuite largement imposÃ?© sur la scÃ?¨ne mondiale. (Texas Archive of Autonomist Marxism, University of Austin, offre une bonne documentation, continuellement mise Ã?  jour, de ces auteurs y compris sur Internet). De ce point de vue le livre de Gorz sert Ã?  dÃ?©provincialiser le dÃ?©bat franÃ?§ais et contribue Ã?  l’introduire dans le mouvement international de retour Ã?  la pensÃ?©e de Marx pour interprÃ?©ter la crise actuelle.

Recension. Mis�?¨res du pr�?©sent, richesses du possible de Andr�?© Gorz
Par Toni Negri dalla rivista Multitudes - Mise en ligne avril 1998

Il s’agit l�?  d’un livre utile et important �?  plusieurs points de vue. En premier lieu, il avance la th�?©matique de la sortie de la soci�?©t�?© salariale, et va jusqu’�?  demander aux forces de gauche de la reprendre �?  leur compte. L’interlocuteur de Gorz est donc ici le mouvement social dans son ensemble et non plus seulement le mouvement �?©cologiste. En second lieu Gorz se fait pour la premi�?¨re fois le propagandiste, �?  c�?´t�?© des th�?©matiques d�?©j�?  propos�?©es dans ses pr�?©c�?©dents ouvrages (changer le travail, lib�?©rer le temps, changer la vie), d’un nouveau th�?¨me central : garantir le revenu (un revenu universel et inconditionnel qui permette de vivre sans travailler). Apr�?¨s avoir rejet�?© cet objectif, pendant de longues ann�?©es, et dans de nombreux ouvrages, Gorz s’est converti �?  cette id�?©e et la reprend en tant que position-cl�?© du programme d’une gauche qui veut se doter de moyens ad�?©quats d’affronter l’avenir. Gorz s’adresse ici �?  l’ensemble bigarr�?© compos�?© des militants qui, au cours des trente derni�?¨res ann�?©es, se sont mobilis�?©s sur les mots d’ordre de �?« refus du travail �?» et �?« revenu garanti �?» - et que les organisations syndicales et patronales ont consid�?©r�?© et consid�?¨rent toujours comme leur principal ennemi. Interlocuteurs secondaires (mais pas moins importants vue la place que Gorz leur accorde) : les th�?©oriciens de ce �?« capitalisme rh�?©nan �?» qui cherchent des lignes de fuites �?« alternatives �?» dans l’Europe de la crise post-fordiste. En troisi�?¨me lieu, enfin, cet ouvrage de Gorz est important parce qu’il introduit dans le d�?©bat marxiste en Fran�?§ais un th�?¨me th�?©orique marxien, jusque l�?  ignor�?© ou abandonn�?© �?  une ex�?©g�?¨se minoritaire : le th�?¨me du �?« General Intellect �?», ou encore de l’�?« intellectualit�?© de masse �?». Il r�?©cup�?¨re en la critiquant cette th�?©matique d�?©velopp�?©e �?  partir d’un mouvement de relecture des �?�??uvres de Marx, et en particulier des Grundrisse, qui a ses origines dans les lointaines ann�?©es 60 en Italie (dans les Quaderni rossi) et s’est ensuite largement impos�?© sur la sc�?¨ne mondiale. (Texas Archive of Autonomist Marxism, University of Austin, offre une bonne documentation, continuellement mise �?  jour, de ces auteurs y compris sur Internet). De ce point de vue le livre de Gorz sert �?  d�?©provincialiser le d�?©bat fran�?§ais et contribue �?  l’introduire dans le mouvement international de retour �?  la pens�?©e de Marx pour interpr�?©ter la crise actuelle.

Mis��?����re du pr��?����sent, richesse du possible
Entretien avec Carlo Vercellone, Patrick Dieuaide, Pierre Peronnet - Par Andr��?���� Gorz - dalla rivista Multitudes - Mise en ligne le lundi 18 juin 2007

ALICE - Votre approche actuelle concernant un revenu garanti ind��?����pendant du travail (revenu de citoyennet��?����) est l’aboutissement d’une r��?����flexion complexe et ��?���� tourment��?����e ��?���� sur la division capitaliste du travail et des dynamiques sociales susceptibles de la d��?����passer. Dans vos ouvrages, vous avez ��?����t��?���� amen��?���� ��?���� renoncer ��?���� une probl��?����matique ax��?����e sur la lib��?����ration dans le travail pour privil��?����gier une perspective visant essentiellement la lib��?����ration du travail. C’est ainsi que dans M��?����tamorphoses du travail, qu��?����te du sens vous affirmez que face ��?���� l’inappropriabilit��?���� de la masse des savoirs, n��?����cessairement sp��?����cialis��?����s, que combine la production sociale, la qu��?����te du sens de la m��?����tamorphose actuelle du travail consiste dans un projet de soci��?����t��?���� du temps lib��?����r��?����. L’automatisation, r��?����duisant comme peau de chagrin la sph��?����re du travail dans l’entreprise r��?����gie par la rationalit��?���� ��?����conomique du capital, devait ��?����tre mise au service de l’expansion de sph��?����res d’activit��?���� sans n��?����cessit��?���� ni but ��?����conomique ; et ce gr��?����ce ��?���� une r��?����duction drastique et progressive du temps de travail. Ce projet de renversement de la logique de la soci��?����t��?���� duale produite par le n��?����o-lib��?����ralisme ��?����tait tributaire, ��?���� notre sens, d’une vision classique de l’opposition entre travail et non-travail, c’est-��?����-dire entre les diff��?����rentes formes d’emploi et les activit��?����s non-marchandes.

Mis�¨re du pr�©sent, richesse du possible
Entretien avec Carlo Vercellone, Patrick Dieuaide, Pierre Peronnet - Par Andr�© Gorz - dalla rivista Multitudes - Mise en ligne le lundi 18 juin 2007

ALICE - Votre approche actuelle concernant un revenu garanti indÃ?©pendant du travail (revenu de citoyennetÃ?©) est l’aboutissement d’une rÃ?©flexion complexe et Ã?« tourmentÃ?©e Ã?» sur la division capitaliste du travail et des dynamiques sociales susceptibles de la dÃ?©passer. Dans vos ouvrages, vous avez Ã?©tÃ?© amenÃ?© Ã?  renoncer Ã?  une problÃ?©matique axÃ?©e sur la libÃ?©ration dans le travail pour privilÃ?©gier une perspective visant essentiellement la libÃ?©ration du travail. C’est ainsi que dans MÃ?©tamorphoses du travail, quÃ?ªte du sens vous affirmez que face Ã?  l’inappropriabilitÃ?© de la masse des savoirs, nÃ?©cessairement spÃ?©cialisÃ?©s, que combine la production sociale, la quÃ?ªte du sens de la mÃ?©tamorphose actuelle du travail consiste dans un projet de sociÃ?©tÃ?© du temps libÃ?©rÃ?©. L’automatisation, rÃ?©duisant comme peau de chagrin la sphÃ?¨re du travail dans l’entreprise rÃ?©gie par la rationalitÃ?© Ã?©conomique du capital, devait Ã?ªtre mise au service de l’expansion de sphÃ?¨res d’activitÃ?© sans nÃ?©cessitÃ?© ni but Ã?©conomique ; et ce grÃ?¢ce Ã?  une rÃ?©duction drastique et progressive du temps de travail. Ce projet de renversement de la logique de la sociÃ?©tÃ?© duale produite par le nÃ?©o-libÃ?©ralisme Ã?©tait tributaire, Ã?  notre sens, d’une vision classique de l’opposition entre travail et non-travail, c’est-Ã? -dire entre les diffÃ?©rentes formes d’emploi et les activitÃ?©s non-marchandes.

Mis�¨re du pr�©sent, richesse du possible
Entretien avec Carlo Vercellone, Patrick Dieuaide, Pierre Peronnet - Par Andr�© Gorz - dalla rivista Multitudes - Mise en ligne le lundi 18 juin 2007

ALICE - Votre approche actuelle concernant un revenu garanti indÃ?©pendant du travail (revenu de citoyennetÃ?©) est l’aboutissement d’une rÃ?©flexion complexe et Ã?« tourmentÃ?©e Ã?» sur la division capitaliste du travail et des dynamiques sociales susceptibles de la dÃ?©passer. Dans vos ouvrages, vous avez Ã?©tÃ?© amenÃ?© Ã?  renoncer Ã?  une problÃ?©matique axÃ?©e sur la libÃ?©ration dans le travail pour privilÃ?©gier une perspective visant essentiellement la libÃ?©ration du travail. C’est ainsi que dans MÃ?©tamorphoses du travail, quÃ?ªte du sens vous affirmez que face Ã?  l’inappropriabilitÃ?© de la masse des savoirs, nÃ?©cessairement spÃ?©cialisÃ?©s, que combine la production sociale, la quÃ?ªte du sens de la mÃ?©tamorphose actuelle du travail consiste dans un projet de sociÃ?©tÃ?© du temps libÃ?©rÃ?©. L’automatisation, rÃ?©duisant comme peau de chagrin la sphÃ?¨re du travail dans l’entreprise rÃ?©gie par la rationalitÃ?© Ã?©conomique du capital, devait Ã?ªtre mise au service de l’expansion de sphÃ?¨res d’activitÃ?© sans nÃ?©cessitÃ?© ni but Ã?©conomique ; et ce grÃ?¢ce Ã?  une rÃ?©duction drastique et progressive du temps de travail. Ce projet de renversement de la logique de la sociÃ?©tÃ?© duale produite par le nÃ?©o-libÃ?©ralisme Ã?©tait tributaire, Ã?  notre sens, d’une vision classique de l’opposition entre travail et non-travail, c’est-Ã? -dire entre les diffÃ?©rentes formes d’emploi et les activitÃ?©s non-marchandes.

Mis�?¨re du pr�?©sent, richesse du possible
Entretien avec Carlo Vercellone, Patrick Dieuaide, Pierre Peronnet - Par Andr�?© Gorz - dalla rivista Multitudes - Mise en ligne le lundi 18 juin 2007

ALICE - Votre approche actuelle concernant un revenu garanti ind�?©pendant du travail (revenu de citoyennet�?©) est l’aboutissement d’une r�?©flexion complexe et �?« tourment�?©e �?» sur la division capitaliste du travail et des dynamiques sociales susceptibles de la d�?©passer. Dans vos ouvrages, vous avez �?©t�?© amen�?© �?  renoncer �?  une probl�?©matique ax�?©e sur la lib�?©ration dans le travail pour privil�?©gier une perspective visant essentiellement la lib�?©ration du travail. C’est ainsi que dans M�?©tamorphoses du travail, qu�?ªte du sens vous affirmez que face �?  l’inappropriabilit�?© de la masse des savoirs, n�?©cessairement sp�?©cialis�?©s, que combine la production sociale, la qu�?ªte du sens de la m�?©tamorphose actuelle du travail consiste dans un projet de soci�?©t�?© du temps lib�?©r�?©. L’automatisation, r�?©duisant comme peau de chagrin la sph�?¨re du travail dans l’entreprise r�?©gie par la rationalit�?© �?©conomique du capital, devait �?ªtre mise au service de l’expansion de sph�?¨res d’activit�?© sans n�?©cessit�?© ni but �?©conomique ; et ce gr�?¢ce �?  une r�?©duction drastique et progressive du temps de travail. Ce projet de renversement de la logique de la soci�?©t�?© duale produite par le n�?©o-lib�?©ralisme �?©tait tributaire, �?  notre sens, d’une vision classique de l’opposition entre travail et non-travail, c’est-�? -dire entre les diff�?©rentes formes d’emploi et les activit�?©s non-marchandes.

Corriere della Sera 25.9.07
Nuove carte sui regolamenti di conti tra intellettuali nella Germania post nazista
Heidegger e la Norimberga dei filosofi
Compromesso con il Terzo Reich, fu epurato. Ma Romano Guardini non volle il suo posto - di Armando Torno

Nell’estate del 1945, con la resa incondizionata della Germania, ci fu chi pens��?����, dopo un processo esemplare ai capi politici, anche a una Norimberga degli intellettuali nazisti. Furono sostanzialmente esclusi, per quel che ��?���� noto sino a oggi, gli scienziati che avevano aderito al Terzo Reich e che si divisero tra Urss e Usa, senza problemi. Ma con un artista quale Arno Breker, che pur aveva aiutato Picasso durante la guerra, gli Alleati si comportarono diversamente: i suoi studi furono confiscati e distrutti, circa l’80% delle opere a lui attribuite venne disperso e qualcosa si ritrover��?���� soltanto negli anni ’60 in una fonderia, dove le sculture erano vendute a peso (una legge del 1947 gli impedir��?���� anche il riacquisto di quanto fosse riuscito a rintracciare). N��?���� and��?���� meglio per i filosofi.
Gi��?���� all’indomani del 28 aprile 1945, allorch��?���� le truppe francesi entrarono a Friburgo, alcuni professori vennero arrestati per collaborazionismo e l’amministrazione comunale stil��?���� una ��?����lista nera��?���� di quelli che si erano compromessi con il passato regime. I loro appartamenti furono posti sotto sequestro e si form��?���� una ��?����Commissione per l’epurazione��?����, della quale fecero parte docenti appena scarcerati. Sar��?���� questo organismo a proporre di pensionare in anticipo Martin Heidegger, che a Friburgo aveva la cattedra, ma non di allontanarlo dal suo posto. Mentre il filosofo teme la confisca della propria biblioteca, il Senato accademico impugna la decisione e le indagini sul suo conto vengono riaperte.

Corriere della Sera 25.9.07
Nuove carte sui regolamenti di conti tra intellettuali nella Germania post nazista
Heidegger e la Norimberga dei filosofi
Compromesso con il Terzo Reich, fu epurato. Ma Romano Guardini non volle il suo posto - di Armando Torno

Nell’estate del 1945, con la resa incondizionata della Germania, ci fu chi pensÃ?², dopo un processo esemplare ai capi politici, anche a una Norimberga degli intellettuali nazisti. Furono sostanzialmente esclusi, per quel che Ã?¨ noto sino a oggi, gli scienziati che avevano aderito al Terzo Reich e che si divisero tra Urss e Usa, senza problemi. Ma con un artista quale Arno Breker, che pur aveva aiutato Picasso durante la guerra, gli Alleati si comportarono diversamente: i suoi studi furono confiscati e distrutti, circa l’80% delle opere a lui attribuite venne disperso e qualcosa si ritroverÃ?  soltanto negli anni ’60 in una fonderia, dove le sculture erano vendute a peso (una legge del 1947 gli impedirÃ?  anche il riacquisto di quanto fosse riuscito a rintracciare). NÃ?© andÃ?² meglio per i filosofi.
GiÃ?  all’indomani del 28 aprile 1945, allorchÃ?© le truppe francesi entrarono a Friburgo, alcuni professori vennero arrestati per collaborazionismo e l’amministrazione comunale stilÃ?² una Ã?«lista neraÃ?» di quelli che si erano compromessi con il passato regime. I loro appartamenti furono posti sotto sequestro e si formÃ?² una Ã?«Commissione per l’epurazioneÃ?», della quale fecero parte docenti appena scarcerati. SarÃ?  questo organismo a proporre di pensionare in anticipo Martin Heidegger, che a Friburgo aveva la cattedra, ma non di allontanarlo dal suo posto. Mentre il filosofo teme la confisca della propria biblioteca, il Senato accademico impugna la decisione e le indagini sul suo conto vengono riaperte.

Corriere della Sera 25.9.07
Nuove carte sui regolamenti di conti tra intellettuali nella Germania post nazista
Heidegger e la Norimberga dei filosofi
Compromesso con il Terzo Reich, fu epurato. Ma Romano Guardini non volle il suo posto - di Armando Torno

Nell’estate del 1945, con la resa incondizionata della Germania, ci fu chi pensÃ?², dopo un processo esemplare ai capi politici, anche a una Norimberga degli intellettuali nazisti. Furono sostanzialmente esclusi, per quel che Ã?¨ noto sino a oggi, gli scienziati che avevano aderito al Terzo Reich e che si divisero tra Urss e Usa, senza problemi. Ma con un artista quale Arno Breker, che pur aveva aiutato Picasso durante la guerra, gli Alleati si comportarono diversamente: i suoi studi furono confiscati e distrutti, circa l’80% delle opere a lui attribuite venne disperso e qualcosa si ritroverÃ?  soltanto negli anni ’60 in una fonderia, dove le sculture erano vendute a peso (una legge del 1947 gli impedirÃ?  anche il riacquisto di quanto fosse riuscito a rintracciare). NÃ?© andÃ?² meglio per i filosofi.
GiÃ?  all’indomani del 28 aprile 1945, allorchÃ?© le truppe francesi entrarono a Friburgo, alcuni professori vennero arrestati per collaborazionismo e l’amministrazione comunale stilÃ?² una Ã?«lista neraÃ?» di quelli che si erano compromessi con il passato regime. I loro appartamenti furono posti sotto sequestro e si formÃ?² una Ã?«Commissione per l’epurazioneÃ?», della quale fecero parte docenti appena scarcerati. SarÃ?  questo organismo a proporre di pensionare in anticipo Martin Heidegger, che a Friburgo aveva la cattedra, ma non di allontanarlo dal suo posto. Mentre il filosofo teme la confisca della propria biblioteca, il Senato accademico impugna la decisione e le indagini sul suo conto vengono riaperte.

Corriere della Sera 25.9.07
Nuove carte sui regolamenti di conti tra intellettuali nella Germania post nazista
Heidegger e la Norimberga dei filosofi
Compromesso con il Terzo Reich, fu epurato. Ma Romano Guardini non volle il suo posto - di Armando Torno

Nell’estate del 1945, con la resa incondizionata della Germania, ci fu chi pens�?², dopo un processo esemplare ai capi politici, anche a una Norimberga degli intellettuali nazisti. Furono sostanzialmente esclusi, per quel che �?¨ noto sino a oggi, gli scienziati che avevano aderito al Terzo Reich e che si divisero tra Urss e Usa, senza problemi. Ma con un artista quale Arno Breker, che pur aveva aiutato Picasso durante la guerra, gli Alleati si comportarono diversamente: i suoi studi furono confiscati e distrutti, circa l’80% delle opere a lui attribuite venne disperso e qualcosa si ritrover�?  soltanto negli anni ’60 in una fonderia, dove le sculture erano vendute a peso (una legge del 1947 gli impedir�?  anche il riacquisto di quanto fosse riuscito a rintracciare). N�?© and�?² meglio per i filosofi.
Gi�?  all’indomani del 28 aprile 1945, allorch�?© le truppe francesi entrarono a Friburgo, alcuni professori vennero arrestati per collaborazionismo e l’amministrazione comunale stil�?² una �?«lista nera�?» di quelli che si erano compromessi con il passato regime. I loro appartamenti furono posti sotto sequestro e si form�?² una �?«Commissione per l’epurazione�?», della quale fecero parte docenti appena scarcerati. Sar�?  questo organismo a proporre di pensionare in anticipo Martin Heidegger, che a Friburgo aveva la cattedra, ma non di allontanarlo dal suo posto. Mentre il filosofo teme la confisca della propria biblioteca, il Senato accademico impugna la decisione e le indagini sul suo conto vengono riaperte.

AFP | 24.09.07 | 17h20 ������?������ Mis ��?���� jour le 24.09.07 | 17h25

gorzLe philosophe Andr��?���� Gorz, cofondateur de l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur, est mort, lundi 24 septembre, ��?���� l’��?����ge de 84 ans. Il s’est suicid��?���� avec sa femme ��?���� leur domicile de Vosnon, dans l’Aube, selon des proches du couple.
N��?���� ��?���� Vienne en f��?����vrier 1923, sous le nom de Gerard Horst, Andr��?���� Gorz, consid��?����r��?���� comme un penseur de l’��?����cologie politique et de l’anticapitalisme, est notamment l’auteur d’Ecologie et Politique et d’Ecologie et Libert��?����. Il avait fond��?����, avec Jean Daniel notamment, Le Nouvel Observateur en 1964, sous le nom de Michel Bosquet.
Apr��?����s sa retraite dans les ann��?����es 1990, il s’��?����tait retir��?���� dans une maison ��?���� Vosnon, ��?���� 35 kilom��?����tres de Troyes, avec son ��?����pouse, dont il ��?����tait tr��?����s ��?����pris et qui ��?����tait atteinte d’une affection ��?����volutive depuis plusieurs ann��?����es. Selon des proches, c’est une amie qui a constat��?���� le drame lundi matin. Des messages affich��?����s sur leur porte pr��?����cisaient qu’il fallait "pr��?����venir la gendarmerie".

AFP | 24.09.07 | 17h20 â�¢ Mis �  jour le 24.09.07 | 17h25

gorzLe philosophe AndrÃ?© Gorz, cofondateur de l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur, est mort, lundi 24 septembre, Ã?  l’Ã?¢ge de 84 ans. Il s’est suicidÃ?© avec sa femme Ã?  leur domicile de Vosnon, dans l’Aube, selon des proches du couple.
NÃ?© Ã?  Vienne en fÃ?©vrier 1923, sous le nom de Gerard Horst, AndrÃ?© Gorz, considÃ?©rÃ?© comme un penseur de l’Ã?©cologie politique et de l’anticapitalisme, est notamment l’auteur d’Ecologie et Politique et d’Ecologie et LibertÃ?©. Il avait fondÃ?©, avec Jean Daniel notamment, Le Nouvel Observateur en 1964, sous le nom de Michel Bosquet.
AprÃ?¨s sa retraite dans les annÃ?©es 1990, il s’Ã?©tait retirÃ?© dans une maison Ã?  Vosnon, Ã?  35 kilomÃ?¨tres de Troyes, avec son Ã?©pouse, dont il Ã?©tait trÃ?¨s Ã?©pris et qui Ã?©tait atteinte d’une affection Ã?©volutive depuis plusieurs annÃ?©es. Selon des proches, c’est une amie qui a constatÃ?© le drame lundi matin. Des messages affichÃ?©s sur leur porte prÃ?©cisaient qu’il fallait "prÃ?©venir la gendarmerie".

AFP | 24.09.07 | 17h20 â�¢ Mis �  jour le 24.09.07 | 17h25

gorzLe philosophe AndrÃ?© Gorz, cofondateur de l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur, est mort, lundi 24 septembre, Ã?  l’Ã?¢ge de 84 ans. Il s’est suicidÃ?© avec sa femme Ã?  leur domicile de Vosnon, dans l’Aube, selon des proches du couple.
NÃ?© Ã?  Vienne en fÃ?©vrier 1923, sous le nom de Gerard Horst, AndrÃ?© Gorz, considÃ?©rÃ?© comme un penseur de l’Ã?©cologie politique et de l’anticapitalisme, est notamment l’auteur d’Ecologie et Politique et d’Ecologie et LibertÃ?©. Il avait fondÃ?©, avec Jean Daniel notamment, Le Nouvel Observateur en 1964, sous le nom de Michel Bosquet.
AprÃ?¨s sa retraite dans les annÃ?©es 1990, il s’Ã?©tait retirÃ?© dans une maison Ã?  Vosnon, Ã?  35 kilomÃ?¨tres de Troyes, avec son Ã?©pouse, dont il Ã?©tait trÃ?¨s Ã?©pris et qui Ã?©tait atteinte d’une affection Ã?©volutive depuis plusieurs annÃ?©es. Selon des proches, c’est une amie qui a constatÃ?© le drame lundi matin. Des messages affichÃ?©s sur leur porte prÃ?©cisaient qu’il fallait "prÃ?©venir la gendarmerie".

Il suicidio di Andr�?© Gorz e sua moglie

AFP | 24.09.07 | 17h20 â�?�¢ Mis �?  jour le 24.09.07 | 17h25

gorzLe philosophe Andr�?© Gorz, cofondateur de l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur, est mort, lundi 24 septembre, �?  l’�?¢ge de 84 ans. Il s’est suicid�?© avec sa femme �?  leur domicile de Vosnon, dans l’Aube, selon des proches du couple.
N�?© �?  Vienne en f�?©vrier 1923, sous le nom de Gerard Horst, Andr�?© Gorz, consid�?©r�?© comme un penseur de l’�?©cologie politique et de l’anticapitalisme, est notamment l’auteur d’Ecologie et Politique et d’Ecologie et Libert�?©. Il avait fond�?©, avec Jean Daniel notamment, Le Nouvel Observateur en 1964, sous le nom de Michel Bosquet.
Apr�?¨s sa retraite dans les ann�?©es 1990, il s’�?©tait retir�?© dans une maison �?  Vosnon, �?  35 kilom�?¨tres de Troyes, avec son �?©pouse, dont il �?©tait tr�?¨s �?©pris et qui �?©tait atteinte d’une affection �?©volutive depuis plusieurs ann�?©es. Selon des proches, c’est une amie qui a constat�?© le drame lundi matin. Des messages affich�?©s sur leur porte pr�?©cisaient qu’il fallait "pr�?©venir la gendarmerie".

Corriere della Sera 23.9.07
Esce una nuova edizione di «Immagini di città». Claudio Magris rilegge «l'infatuazione marxista» del pensatore Benjamin
La miopia di un genio, tradito dall'ideologia nella Mosca rossa non vide i germi del terrore
Pubblichiamo alcuni brani della prefazione di Claudio Magris a «Immagini di città. Nuova edizione» di Walter Benjamin (in libreria da martedì per Einaudi, pp.144, e16). Il volume, arricchito di tre scritti rispetto all'edizione del 1955, è a cura di Enrico Ganni e ha una postfazione di Peter Szondi

In una celebre e fulminea parabola Borges parla di un pittore che dipinge paesaggi; regni, montagne, isole, persone. Alla fine della sua vita si accorge di aver dipinto, in quelle immagini, il suo volto; scopre che quella rappresentazione della realtà è il suo autoritratto. La nostra identità è il nostro modo di vedere e incontrare il mondo: la nostra capacità o incapacità di capirlo, di amarlo, di affrontarlo e cambiarlo. Si attraversa il mondo e le sue figure, sulle quali si fissa lo sguardo, ci rimandano come uno specchio la nostra immagine, le nostre immagini che, man mano si avanza verso la meta finale del viaggio, restano indietro, appartengono via via a un tempo non più nostro, relitti che si accumulano nel passato.Forse nessuno come Benjamin ha tracciato questo autoritratto attraverso le cose e le figure del mondo, che il corso della storia individuale e collettiva il progresso fa a pezzi. Il mondo, per lui, non è la natura, già perduta in un'epoca tanto anteriore alla sua vita e alla sua infanzia; perduta in un tempo mitico distrutto dal progresso storico, essa balena nell'epifania di qualche scheggia solo nelle pagine di alcuni scrittori epici del passato, come Leskov. Il mondo per lui è la città: la Berlino dei suoi anni infantili, la Mosca o la Marsiglia dei suoi viaggi, la Parigi capitale del XIX secolo con i suoi passages che conducono da un'epoca e da una vita a un'altra.

Corriere della Sera 23.9.07
Esce una nuova edizione di «Immagini di città». Claudio Magris rilegge «l'infatuazione marxista» del pensatore Benjamin
La miopia di un genio, tradito dall'ideologia nella Mosca rossa non vide i germi del terrore
Pubblichiamo alcuni brani della prefazione di Claudio Magris a «Immagini di città. Nuova edizione» di Walter Benjamin (in libreria da martedì per Einaudi, pp.144, e16). Il volume, arricchito di tre scritti rispetto all'edizione del 1955, è a cura di Enrico Ganni e ha una postfazione di Peter Szondi

In una celebre e fulminea parabola Borges parla di un pittore che dipinge paesaggi; regni, montagne, isole, persone. Alla fine della sua vita si accorge di aver dipinto, in quelle immagini, il suo volto; scopre che quella rappresentazione della realtà è il suo autoritratto. La nostra identità è il nostro modo di vedere e incontrare il mondo: la nostra capacità o incapacità di capirlo, di amarlo, di affrontarlo e cambiarlo. Si attraversa il mondo e le sue figure, sulle quali si fissa lo sguardo, ci rimandano come uno specchio la nostra immagine, le nostre immagini che, man mano si avanza verso la meta finale del viaggio, restano indietro, appartengono via via a un tempo non più nostro, relitti che si accumulano nel passato.Forse nessuno come Benjamin ha tracciato questo autoritratto attraverso le cose e le figure del mondo, che il corso della storia individuale e collettiva il progresso fa a pezzi. Il mondo, per lui, non è la natura, già perduta in un'epoca tanto anteriore alla sua vita e alla sua infanzia; perduta in un tempo mitico distrutto dal progresso storico, essa balena nell'epifania di qualche scheggia solo nelle pagine di alcuni scrittori epici del passato, come Leskov. Il mondo per lui è la città: la Berlino dei suoi anni infantili, la Mosca o la Marsiglia dei suoi viaggi, la Parigi capitale del XIX secolo con i suoi passages che conducono da un'epoca e da una vita a un'altra.

Corriere della Sera 23.9.07
Esce una nuova edizione di «Immagini di città». Claudio Magris rilegge «l'infatuazione marxista» del pensatore Benjamin
La miopia di un genio, tradito dall'ideologia nella Mosca rossa non vide i germi del terrore
Pubblichiamo alcuni brani della prefazione di Claudio Magris a «Immagini di città. Nuova edizione» di Walter Benjamin (in libreria da martedì per Einaudi, pp.144, e16). Il volume, arricchito di tre scritti rispetto all'edizione del 1955, è a cura di Enrico Ganni e ha una postfazione di Peter Szondi

In una celebre e fulminea parabola Borges parla di un pittore che dipinge paesaggi; regni, montagne, isole, persone. Alla fine della sua vita si accorge di aver dipinto, in quelle immagini, il suo volto; scopre che quella rappresentazione della realtà è il suo autoritratto. La nostra identità è il nostro modo di vedere e incontrare il mondo: la nostra capacità o incapacità di capirlo, di amarlo, di affrontarlo e cambiarlo. Si attraversa il mondo e le sue figure, sulle quali si fissa lo sguardo, ci rimandano come uno specchio la nostra immagine, le nostre immagini che, man mano si avanza verso la meta finale del viaggio, restano indietro, appartengono via via a un tempo non più nostro, relitti che si accumulano nel passato.Forse nessuno come Benjamin ha tracciato questo autoritratto attraverso le cose e le figure del mondo, che il corso della storia individuale e collettiva il progresso fa a pezzi. Il mondo, per lui, non è la natura, già perduta in un'epoca tanto anteriore alla sua vita e alla sua infanzia; perduta in un tempo mitico distrutto dal progresso storico, essa balena nell'epifania di qualche scheggia solo nelle pagine di alcuni scrittori epici del passato, come Leskov. Il mondo per lui è la città: la Berlino dei suoi anni infantili, la Mosca o la Marsiglia dei suoi viaggi, la Parigi capitale del XIX secolo con i suoi passages che conducono da un'epoca e da una vita a un'altra.

Corriere della Sera 23.9.07
Esce una nuova edizione di «Immagini di città». Claudio Magris rilegge «l'infatuazione marxista» del pensatore Benjamin
La miopia di un genio, tradito dall'ideologia nella Mosca rossa non vide i germi del terrore
Pubblichiamo alcuni brani della prefazione di Claudio Magris a «Immagini di città. Nuova edizione» di Walter Benjamin (in libreria da martedì per Einaudi, pp.144, e16). Il volume, arricchito di tre scritti rispetto all'edizione del 1955, è a cura di Enrico Ganni e ha una postfazione di Peter Szondi

In una celebre e fulminea parabola Borges parla di un pittore che dipinge paesaggi; regni, montagne, isole, persone. Alla fine della sua vita si accorge di aver dipinto, in quelle immagini, il suo volto; scopre che quella rappresentazione della realtà è il suo autoritratto. La nostra identità è il nostro modo di vedere e incontrare il mondo: la nostra capacità o incapacità di capirlo, di amarlo, di affrontarlo e cambiarlo. Si attraversa il mondo e le sue figure, sulle quali si fissa lo sguardo, ci rimandano come uno specchio la nostra immagine, le nostre immagini che, man mano si avanza verso la meta finale del viaggio, restano indietro, appartengono via via a un tempo non più nostro, relitti che si accumulano nel passato.Forse nessuno come Benjamin ha tracciato questo autoritratto attraverso le cose e le figure del mondo, che il corso della storia individuale e collettiva il progresso fa a pezzi. Il mondo, per lui, non è la natura, già perduta in un'epoca tanto anteriore alla sua vita e alla sua infanzia; perduta in un tempo mitico distrutto dal progresso storico, essa balena nell'epifania di qualche scheggia solo nelle pagine di alcuni scrittori epici del passato, come Leskov. Il mondo per lui è la città: la Berlino dei suoi anni infantili, la Mosca o la Marsiglia dei suoi viaggi, la Parigi capitale del XIX secolo con i suoi passages che conducono da un'epoca e da una vita a un'altra.

Odissea Auschwitz - di Primo Levi

Odissea Auschwitz - di Primo Levi
La cattura da parte dei fascisti nel settembre 1943. Il trasferimento al campo di Fossoli. La deportazione in Polonia con le SS. Infine la liberazione e il ritorno a casa. Dagli archivi israeliani un’inedita deposizioneL’espresso riproduce fedelmente un documento trovato negli archivi di Yad Vashem (l’istituto per la memoria della Shoah) di Gerusalemme. Si tratta di una deposizione di Primo Levi, in cui lo scrittore d��?���� conto delle sue vicende a partire dal 9 settembre 1943 e fino al ritorno a casa, nell’ottobre 1945.



Roma 14 Giugno 1960
DEPOSIZIONE DEL DOTT. PRIMO LEVI abitante in Torino - C.Vittorio 67.

Il 9 settembre 1943 insieme ad alcuni amici mi rifugiai in Val d’Aosta e precisamente a Brusson, sopra St.Vincent, a 54 km. dal capoluogo della regione. Avevamo costituito un gruppo partigiano nel quale figuravano parecchi ebrei fra i quali ricordo GUIDO BACHI, attualmente a Parigi in qualit��?���� di rappresentante della Soc. OLIVETTI, CESARE VITA, LUCIANA NISSIM sposatasi poi con Momigliano e attualmente domiciliata a Milano e autrice del libro: "Donne contro il mostro"; WANDA MAESTRO, deportata e deceduta in un campo di sterminio. Si aggreg��?���� a noi un tale che si faceva chiamare MEOLI e che, essendo una spia non tard��?���� a denunciarci. Ad eccezione di CESARE VITA, che riusc��?���� a fuggire, fummo tutti arrestati il 13 settembre 1943 e trasferiti ad AOSTA nella caserma della Milizia Fascista. L��?���� trovammo il centurione FERRO, il quale, saputo che eravamo tutti laureati, ci tratt��?���� benevolmente; egli fu poi ucciso dai partigiani nel 1945. Debbo confessare che, come partigiani, noi eravamo piuttosto inesperti; non meno inesperti per��?���� ci apparvero i militi fascisti che imbastirono una specie di processo. C’era fra loro un italiano dell’Alto Adige che parlava perfettamente il tedesco; un certo CAGNI che aveva gi��?���� denunciato un’altra banda partigiana e c’era pure il "nostro" MEOLI.

Odissea Auschwitz - di Primo Levi

Odissea Auschwitz - di Primo Levi
La cattura da parte dei fascisti nel settembre 1943. Il trasferimento al campo di Fossoli. La deportazione in Polonia con le SS. Infine la liberazione e il ritorno a casa. Dagli archivi israeliani un’inedita deposizioneL’espresso riproduce fedelmente un documento trovato negli archivi di Yad Vashem (l’istituto per la memoria della Shoah) di Gerusalemme. Si tratta di una deposizione di Primo Levi, in cui lo scrittore dÃ?  conto delle sue vicende a partire dal 9 settembre 1943 e fino al ritorno a casa, nell’ottobre 1945.



Roma 14 Giugno 1960
DEPOSIZIONE DEL DOTT. PRIMO LEVI abitante in Torino - C.Vittorio 67.

Il 9 settembre 1943 insieme ad alcuni amici mi rifugiai in Val d’Aosta e precisamente a Brusson, sopra St.Vincent, a 54 km. dal capoluogo della regione. Avevamo costituito un gruppo partigiano nel quale figuravano parecchi ebrei fra i quali ricordo GUIDO BACHI, attualmente a Parigi in qualitÃ?  di rappresentante della Soc. OLIVETTI, CESARE VITA, LUCIANA NISSIM sposatasi poi con Momigliano e attualmente domiciliata a Milano e autrice del libro: "Donne contro il mostro"; WANDA MAESTRO, deportata e deceduta in un campo di sterminio. Si aggregÃ?² a noi un tale che si faceva chiamare MEOLI e che, essendo una spia non tardÃ?² a denunciarci. Ad eccezione di CESARE VITA, che riuscÃ?¬ a fuggire, fummo tutti arrestati il 13 settembre 1943 e trasferiti ad AOSTA nella caserma della Milizia Fascista. LÃ?¬ trovammo il centurione FERRO, il quale, saputo che eravamo tutti laureati, ci trattÃ?² benevolmente; egli fu poi ucciso dai partigiani nel 1945. Debbo confessare che, come partigiani, noi eravamo piuttosto inesperti; non meno inesperti perÃ?² ci apparvero i militi fascisti che imbastirono una specie di processo. C’era fra loro un italiano dell’Alto Adige che parlava perfettamente il tedesco; un certo CAGNI che aveva giÃ?  denunciato un’altra banda partigiana e c’era pure il "nostro" MEOLI.

Odissea Auschwitz - di Primo Levi

Odissea Auschwitz - di Primo Levi
La cattura da parte dei fascisti nel settembre 1943. Il trasferimento al campo di Fossoli. La deportazione in Polonia con le SS. Infine la liberazione e il ritorno a casa. Dagli archivi israeliani un’inedita deposizioneL’espresso riproduce fedelmente un documento trovato negli archivi di Yad Vashem (l’istituto per la memoria della Shoah) di Gerusalemme. Si tratta di una deposizione di Primo Levi, in cui lo scrittore dÃ?  conto delle sue vicende a partire dal 9 settembre 1943 e fino al ritorno a casa, nell’ottobre 1945.



Roma 14 Giugno 1960
DEPOSIZIONE DEL DOTT. PRIMO LEVI abitante in Torino - C.Vittorio 67.

Il 9 settembre 1943 insieme ad alcuni amici mi rifugiai in Val d’Aosta e precisamente a Brusson, sopra St.Vincent, a 54 km. dal capoluogo della regione. Avevamo costituito un gruppo partigiano nel quale figuravano parecchi ebrei fra i quali ricordo GUIDO BACHI, attualmente a Parigi in qualitÃ?  di rappresentante della Soc. OLIVETTI, CESARE VITA, LUCIANA NISSIM sposatasi poi con Momigliano e attualmente domiciliata a Milano e autrice del libro: "Donne contro il mostro"; WANDA MAESTRO, deportata e deceduta in un campo di sterminio. Si aggregÃ?² a noi un tale che si faceva chiamare MEOLI e che, essendo una spia non tardÃ?² a denunciarci. Ad eccezione di CESARE VITA, che riuscÃ?¬ a fuggire, fummo tutti arrestati il 13 settembre 1943 e trasferiti ad AOSTA nella caserma della Milizia Fascista. LÃ?¬ trovammo il centurione FERRO, il quale, saputo che eravamo tutti laureati, ci trattÃ?² benevolmente; egli fu poi ucciso dai partigiani nel 1945. Debbo confessare che, come partigiani, noi eravamo piuttosto inesperti; non meno inesperti perÃ?² ci apparvero i militi fascisti che imbastirono una specie di processo. C’era fra loro un italiano dell’Alto Adige che parlava perfettamente il tedesco; un certo CAGNI che aveva giÃ?  denunciato un’altra banda partigiana e c’era pure il "nostro" MEOLI.

Odissea Auschwitz - di Primo Levi

Odissea Auschwitz - di Primo Levi
La cattura da parte dei fascisti nel settembre 1943. Il trasferimento al campo di Fossoli. La deportazione in Polonia con le SS. Infine la liberazione e il ritorno a casa. Dagli archivi israeliani un’inedita deposizioneL’espresso riproduce fedelmente un documento trovato negli archivi di Yad Vashem (l’istituto per la memoria della Shoah) di Gerusalemme. Si tratta di una deposizione di Primo Levi, in cui lo scrittore d�?  conto delle sue vicende a partire dal 9 settembre 1943 e fino al ritorno a casa, nell’ottobre 1945.



Roma 14 Giugno 1960
DEPOSIZIONE DEL DOTT. PRIMO LEVI abitante in Torino - C.Vittorio 67.

Il 9 settembre 1943 insieme ad alcuni amici mi rifugiai in Val d’Aosta e precisamente a Brusson, sopra St.Vincent, a 54 km. dal capoluogo della regione. Avevamo costituito un gruppo partigiano nel quale figuravano parecchi ebrei fra i quali ricordo GUIDO BACHI, attualmente a Parigi in qualit�?  di rappresentante della Soc. OLIVETTI, CESARE VITA, LUCIANA NISSIM sposatasi poi con Momigliano e attualmente domiciliata a Milano e autrice del libro: "Donne contro il mostro"; WANDA MAESTRO, deportata e deceduta in un campo di sterminio. Si aggreg�?² a noi un tale che si faceva chiamare MEOLI e che, essendo una spia non tard�?² a denunciarci. Ad eccezione di CESARE VITA, che riusc�?¬ a fuggire, fummo tutti arrestati il 13 settembre 1943 e trasferiti ad AOSTA nella caserma della Milizia Fascista. L�?¬ trovammo il centurione FERRO, il quale, saputo che eravamo tutti laureati, ci tratt�?² benevolmente; egli fu poi ucciso dai partigiani nel 1945. Debbo confessare che, come partigiani, noi eravamo piuttosto inesperti; non meno inesperti per�?² ci apparvero i militi fascisti che imbastirono una specie di processo. C’era fra loro un italiano dell’Alto Adige che parlava perfettamente il tedesco; un certo CAGNI che aveva gi�?  denunciato un’altra banda partigiana e c’era pure il "nostro" MEOLI.

il manifesto 18.9.07
Spinoza. La feconda eredit��?���� di un pensiero materialista proiettato sul presente
Il Meridiano delle ��?����Opere��?���� di Baruch Spinoza. Una raccolta e una bella traduzione di tutti gli scritti unita a una efficace nota che scandisce la vita del filosofo olandese. L’interpretazione di Spinoza ��?���� stata in perenne rinnovamento, anche se non mancano ancora studiosi che cercano di neutralizzare un pensiero la cui eredit��?���� permette di uscire dalla crisi della cultura della sinistra italiana - di Toni Negri



In una recente intervista Pierre-Fran��?����ois Moreau (oggi punto di riferimento degli studi francesi su Spinoza) ha notato che l’Italia ��?���� forse il paese nel quale si pubblica di pi��?���� sull’opera di Spinoza. Paradossalmente, nel nostro paese non c’era tuttavia un’edizione di riferimento che, in buon italiano, comprendesse l’intera opera del grande autore seicentesco. Oggi, questa Opera finalmente c’��?����: pubblicata da Mondadori nei Meridiani, a cura e con un saggio introduttivo di Filippo Mignini (che ha anche lavorato alle traduzioni ed alle note con Omero Proietti). Quest’edizione ��?���� importantissima perch��?���� raccoglie, come s’��?���� detto, tutta l’opera di Spinoza, perch��?���� la traduce bene, perch��?���� contiene un’utile introduzione teorica, un accurato accenno storico alla fortuna di Spinoza e soprattutto perch��?���� offre un’accurata cronologia ragionata sulla vita di Spinoza e sull’ambiente olandese nel quale la sua filosofia si ��?���� formata. (A proposito chi ne ha il tempo pu��?���� ancora visitare a Parigi, nel Mus��?����e d’Art et d’Histoire du Judaisme, una ricchissima ed appassionante esposizione sull’Amsterdam ebraica di Rembrant e Spinoza). Era ora che questo strumento essenziale fosse messo a disposizione degli studiosi italiani.

il manifesto 18.9.07
Spinoza. La feconda eredit�  di un pensiero materialista proiettato sul presente
Il Meridiano delle Ã?«OpereÃ?» di Baruch Spinoza. Una raccolta e una bella traduzione di tutti gli scritti unita a una efficace nota che scandisce la vita del filosofo olandese. L’interpretazione di Spinoza Ã?¨ stata in perenne rinnovamento, anche se non mancano ancora studiosi che cercano di neutralizzare un pensiero la cui ereditÃ?  permette di uscire dalla crisi della cultura della sinistra italiana - di Toni Negri



In una recente intervista Pierre-FranÃ?§ois Moreau (oggi punto di riferimento degli studi francesi su Spinoza) ha notato che l’Italia Ã?¨ forse il paese nel quale si pubblica di piÃ?¹ sull’opera di Spinoza. Paradossalmente, nel nostro paese non c’era tuttavia un’edizione di riferimento che, in buon italiano, comprendesse l’intera opera del grande autore seicentesco. Oggi, questa Opera finalmente c’Ã?¨: pubblicata da Mondadori nei Meridiani, a cura e con un saggio introduttivo di Filippo Mignini (che ha anche lavorato alle traduzioni ed alle note con Omero Proietti). Quest’edizione Ã?¨ importantissima perchÃ?© raccoglie, come s’Ã?¨ detto, tutta l’opera di Spinoza, perchÃ?© la traduce bene, perchÃ?© contiene un’utile introduzione teorica, un accurato accenno storico alla fortuna di Spinoza e soprattutto perchÃ?© offre un’accurata cronologia ragionata sulla vita di Spinoza e sull’ambiente olandese nel quale la sua filosofia si Ã?¨ formata. (A proposito chi ne ha il tempo puÃ?² ancora visitare a Parigi, nel MusÃ?©e d’Art et d’Histoire du Judaisme, una ricchissima ed appassionante esposizione sull’Amsterdam ebraica di Rembrant e Spinoza). Era ora che questo strumento essenziale fosse messo a disposizione degli studiosi italiani.

il manifesto 18.9.07
Spinoza. La feconda eredit�  di un pensiero materialista proiettato sul presente
Il Meridiano delle Ã?«OpereÃ?» di Baruch Spinoza. Una raccolta e una bella traduzione di tutti gli scritti unita a una efficace nota che scandisce la vita del filosofo olandese. L’interpretazione di Spinoza Ã?¨ stata in perenne rinnovamento, anche se non mancano ancora studiosi che cercano di neutralizzare un pensiero la cui ereditÃ?  permette di uscire dalla crisi della cultura della sinistra italiana - di Toni Negri



In una recente intervista Pierre-FranÃ?§ois Moreau (oggi punto di riferimento degli studi francesi su Spinoza) ha notato che l’Italia Ã?¨ forse il paese nel quale si pubblica di piÃ?¹ sull’opera di Spinoza. Paradossalmente, nel nostro paese non c’era tuttavia un’edizione di riferimento che, in buon italiano, comprendesse l’intera opera del grande autore seicentesco. Oggi, questa Opera finalmente c’Ã?¨: pubblicata da Mondadori nei Meridiani, a cura e con un saggio introduttivo di Filippo Mignini (che ha anche lavorato alle traduzioni ed alle note con Omero Proietti). Quest’edizione Ã?¨ importantissima perchÃ?© raccoglie, come s’Ã?¨ detto, tutta l’opera di Spinoza, perchÃ?© la traduce bene, perchÃ?© contiene un’utile introduzione teorica, un accurato accenno storico alla fortuna di Spinoza e soprattutto perchÃ?© offre un’accurata cronologia ragionata sulla vita di Spinoza e sull’ambiente olandese nel quale la sua filosofia si Ã?¨ formata. (A proposito chi ne ha il tempo puÃ?² ancora visitare a Parigi, nel MusÃ?©e d’Art et d’Histoire du Judaisme, una ricchissima ed appassionante esposizione sull’Amsterdam ebraica di Rembrant e Spinoza). Era ora che questo strumento essenziale fosse messo a disposizione degli studiosi italiani.

il manifesto 18.9.07
Spinoza. La feconda eredit�?  di un pensiero materialista proiettato sul presente
Il Meridiano delle �?«Opere�?» di Baruch Spinoza. Una raccolta e una bella traduzione di tutti gli scritti unita a una efficace nota che scandisce la vita del filosofo olandese. L’interpretazione di Spinoza �?¨ stata in perenne rinnovamento, anche se non mancano ancora studiosi che cercano di neutralizzare un pensiero la cui eredit�?  permette di uscire dalla crisi della cultura della sinistra italiana - di Toni Negri



In una recente intervista Pierre-Fran�?§ois Moreau (oggi punto di riferimento degli studi francesi su Spinoza) ha notato che l’Italia �?¨ forse il paese nel quale si pubblica di pi�?¹ sull’opera di Spinoza. Paradossalmente, nel nostro paese non c’era tuttavia un’edizione di riferimento che, in buon italiano, comprendesse l’intera opera del grande autore seicentesco. Oggi, questa Opera finalmente c’�?¨: pubblicata da Mondadori nei Meridiani, a cura e con un saggio introduttivo di Filippo Mignini (che ha anche lavorato alle traduzioni ed alle note con Omero Proietti). Quest’edizione �?¨ importantissima perch�?© raccoglie, come s’�?¨ detto, tutta l’opera di Spinoza, perch�?© la traduce bene, perch�?© contiene un’utile introduzione teorica, un accurato accenno storico alla fortuna di Spinoza e soprattutto perch�?© offre un’accurata cronologia ragionata sulla vita di Spinoza e sull’ambiente olandese nel quale la sua filosofia si �?¨ formata. (A proposito chi ne ha il tempo pu�?² ancora visitare a Parigi, nel Mus�?©e d’Art et d’Histoire du Judaisme, una ricchissima ed appassionante esposizione sull’Amsterdam ebraica di Rembrant e Spinoza). Era ora che questo strumento essenziale fosse messo a disposizione degli studiosi italiani.

Ideologia senza ideali - di Zygmunt Bauman

Repubblica 17.9.07
L’ideologia senza ideali
di Zygmunt Bauman - L’intervento del sociologo al Festival di Filosofia a Modena


Lo scorso giugno, poco dopo la sua elezione a Presidente della Francia, Nicolas Sarkozy ha dichiarato in un��?����intervista televisiva: ��?����non sono un teorico, non sono un ideologo, non sono certo un intellettuale: io sono uno concreto��?����. Cosa voleva dire con queste parole? Con ogni probabilit��?���� voleva dire che crede fermamente in talune convinzioni mentre con altrettanta fermezza ne respinge risolutamente altre.
Dopo tutto ha affermato pubblicamente di essere un uomo che crede ��?����nel fare, non nel pensare��?���� e ha condotto la sua campagna presidenziale invitando i francesi a ��?����lavorare di pi��?���� e guadagnare di pi��?������?����. Ha detto pi��?���� volte agli elettori che lavorare pi��?���� duramente e pi��?���� a lungo per diventare ricchi ��?���� cosa buona. (Si tratta di un invito che i francesi sembrano aver trovato attraente, anche se non l��?����hanno affatto ritenuto unanimemente sensato dal punto di vista pratico: secondo un sondaggio TBS-Sofres il 39% dei francesi ritiene che sia possibile diventare ricchi vincendo la lotteria, contro il 40% che ritiene che si diventi ricchi grazie al lavoro). Dichiarazioni come queste, se sono sincere, rispettano tutte le condizioni della credenza ed espletano la funzione principale che ci si attende dalle credenze: dicono cosa si deve fare e suscitano fiducia che, cos��?���� facendo, si otterranno risultati positivi. Manifestano inoltre l��?����atteggiamento agonistico e partigiano normalmente connesso con una ��?����ideologia��?����.

Ideologia senza ideali - di Zygmunt Bauman

Repubblica 17.9.07
L’ideologia senza ideali
di Zygmunt Bauman - L’intervento del sociologo al Festival di Filosofia a Modena


Lo scorso giugno, poco dopo la sua elezione a Presidente della Francia, Nicolas Sarkozy ha dichiarato in un�´intervista televisiva: �«non sono un teorico, non sono un ideologo, non sono certo un intellettuale: io sono uno concreto�». Cosa voleva dire con queste parole? Con ogni probabilit�  voleva dire che crede fermamente in talune convinzioni mentre con altrettanta fermezza ne respinge risolutamente altre.
Dopo tutto ha affermato pubblicamente di essere un uomo che crede �«nel fare, non nel pensare�» e ha condotto la sua campagna presidenziale invitando i francesi a �«lavorare di pi�¹ e guadagnare di pi�¹�». Ha detto pi�¹ volte agli elettori che lavorare pi�¹ duramente e pi�¹ a lungo per diventare ricchi �¨ cosa buona. (Si tratta di un invito che i francesi sembrano aver trovato attraente, anche se non l�´hanno affatto ritenuto unanimemente sensato dal punto di vista pratico: secondo un sondaggio TBS-Sofres il 39% dei francesi ritiene che sia possibile diventare ricchi vincendo la lotteria, contro il 40% che ritiene che si diventi ricchi grazie al lavoro). Dichiarazioni come queste, se sono sincere, rispettano tutte le condizioni della credenza ed espletano la funzione principale che ci si attende dalle credenze: dicono cosa si deve fare e suscitano fiducia che, cos�¬ facendo, si otterranno risultati positivi. Manifestano inoltre l�´atteggiamento agonistico e partigiano normalmente connesso con una �«ideologia�».

Ideologia senza ideali - di Zygmunt Bauman

Repubblica 17.9.07
L’ideologia senza ideali
di Zygmunt Bauman - L’intervento del sociologo al Festival di Filosofia a Modena


Lo scorso giugno, poco dopo la sua elezione a Presidente della Francia, Nicolas Sarkozy ha dichiarato in un�´intervista televisiva: �«non sono un teorico, non sono un ideologo, non sono certo un intellettuale: io sono uno concreto�». Cosa voleva dire con queste parole? Con ogni probabilit�  voleva dire che crede fermamente in talune convinzioni mentre con altrettanta fermezza ne respinge risolutamente altre.
Dopo tutto ha affermato pubblicamente di essere un uomo che crede �«nel fare, non nel pensare�» e ha condotto la sua campagna presidenziale invitando i francesi a �«lavorare di pi�¹ e guadagnare di pi�¹�». Ha detto pi�¹ volte agli elettori che lavorare pi�¹ duramente e pi�¹ a lungo per diventare ricchi �¨ cosa buona. (Si tratta di un invito che i francesi sembrano aver trovato attraente, anche se non l�´hanno affatto ritenuto unanimemente sensato dal punto di vista pratico: secondo un sondaggio TBS-Sofres il 39% dei francesi ritiene che sia possibile diventare ricchi vincendo la lotteria, contro il 40% che ritiene che si diventi ricchi grazie al lavoro). Dichiarazioni come queste, se sono sincere, rispettano tutte le condizioni della credenza ed espletano la funzione principale che ci si attende dalle credenze: dicono cosa si deve fare e suscitano fiducia che, cos�¬ facendo, si otterranno risultati positivi. Manifestano inoltre l�´atteggiamento agonistico e partigiano normalmente connesso con una �«ideologia�».

Ideologia senza ideali - di Zygmunt Bauman

Repubblica 17.9.07
L’ideologia senza ideali
di Zygmunt Bauman - L’intervento del sociologo al Festival di Filosofia a Modena


Lo scorso giugno, poco dopo la sua elezione a Presidente della Francia, Nicolas Sarkozy ha dichiarato in un�?´intervista televisiva: �?«non sono un teorico, non sono un ideologo, non sono certo un intellettuale: io sono uno concreto�?». Cosa voleva dire con queste parole? Con ogni probabilit�?  voleva dire che crede fermamente in talune convinzioni mentre con altrettanta fermezza ne respinge risolutamente altre.
Dopo tutto ha affermato pubblicamente di essere un uomo che crede �?«nel fare, non nel pensare�?» e ha condotto la sua campagna presidenziale invitando i francesi a �?«lavorare di pi�?¹ e guadagnare di pi�?¹�?». Ha detto pi�?¹ volte agli elettori che lavorare pi�?¹ duramente e pi�?¹ a lungo per diventare ricchi �?¨ cosa buona. (Si tratta di un invito che i francesi sembrano aver trovato attraente, anche se non l�?´hanno affatto ritenuto unanimemente sensato dal punto di vista pratico: secondo un sondaggio TBS-Sofres il 39% dei francesi ritiene che sia possibile diventare ricchi vincendo la lotteria, contro il 40% che ritiene che si diventi ricchi grazie al lavoro). Dichiarazioni come queste, se sono sincere, rispettano tutte le condizioni della credenza ed espletano la funzione principale che ci si attende dalle credenze: dicono cosa si deve fare e suscitano fiducia che, cos�?¬ facendo, si otterranno risultati positivi. Manifestano inoltre l�?´atteggiamento agonistico e partigiano normalmente connesso con una �?«ideologia�?».

Democrito e le origini del materialismo

l’Unit��?���� 17.9.07
Il pensatore greco commentato da Salomon J. Luria
Democrito: viaggio alle origini del materialismo
di Salvo Fallica



La genialit��?���� di Democrito spiegata da un grande studioso del Novecento: stiamo parlando del filologo russo Salomon J. Luria, il cui capolavoro ��?���� pubblicato adesso in Italia da Bompiani, nella prestigiosa e raffinata collana dedicata alla storia del pensiero. Democrito di Abdera pu��?���� essere considerato il punto di arrivo di tutta la filosofia naturalista presocratica, per la sua meditazione e soluzione in senso pluralista delle aporie eleatiche sull’essere e sul nulla che reinterpret��?���� come atomi e vuoto. Ed ancora, per la sua ��?����traduzione fisica del pitagorismo matematico��?����. Democrito ��?���� un pensatore che ha segnato la storia della cultura, e ��?����gi��?���� in epoca antica, le sue intuizioni sulla struttura atomica della materia, la vastit��?���� della sua produzione scientifica, e la profondit��?���� delle sue sentenze morali, gli meritarono una menzione speciale come uno dei pi��?���� importanti filosofi da porre sullo stesso piano di Platone e Aristotele��?����. Democrito ��?���� il fondatore, il punto di riferimento di ogni tradizione materialista, che passando per Epicuro ��?���� giunta sino a Karl Marx. Non a caso, l’autore del Capitale incentr��?���� la sua tesi di dottorato su questi due importanti pensatori dell’antichit��?����.
Il testo di Luria, pubblicato postumo a Leningrado nel 1970, ��?���� un capolavoro per la capacit��?���� di analisi e di sintesi del pensiero di Democrito, per la ricostruzione filologica della sua opera, per il commento e gli apparati critici. Per la minuziosa ricostruzione storica e culturale, per l’analisi filosofica e linguistica. ��?����La raccolta dei frammenti superstiti di Democrito raddoppia per estensione la sezione sugli atomisti antichi della classica edizione tedesca di Diels e Kranz, ma soprattutto il vastissimo commentario ci restituisce un Democrito precursore della scienza antica a tutto campo, e per certi versi, molto pi��?���� ������?����?moderno������?������ di Aristotele sul versante della fisica e della biologia��?����. Altro punto nodale dell’interpretazione di Luria, ��?���� quello di ricostruire in chiave dialettica e polemica l’evoluzione del pensiero greco, contrapponendo ��?����materialisti��?���� e ��?����idealisti��?����, con un’evidente predilizione intellettuale per i primi. Ma non si ferma qui. Luria elabora e struttura una innovativa storia degli effetti della meditazione democritea.

Democrito e le origini del materialismo

l’UnitÃ?  17.9.07
Il pensatore greco commentato da Salomon J. Luria
Democrito: viaggio alle origini del materialismo
di Salvo Fallica



La genialitÃ?  di Democrito spiegata da un grande studioso del Novecento: stiamo parlando del filologo russo Salomon J. Luria, il cui capolavoro Ã?¨ pubblicato adesso in Italia da Bompiani, nella prestigiosa e raffinata collana dedicata alla storia del pensiero. Democrito di Abdera puÃ?² essere considerato il punto di arrivo di tutta la filosofia naturalista presocratica, per la sua meditazione e soluzione in senso pluralista delle aporie eleatiche sull’essere e sul nulla che reinterpretÃ?² come atomi e vuoto. Ed ancora, per la sua Ã?«traduzione fisica del pitagorismo matematicoÃ?». Democrito Ã?¨ un pensatore che ha segnato la storia della cultura, e Ã?«giÃ?  in epoca antica, le sue intuizioni sulla struttura atomica della materia, la vastitÃ?  della sua produzione scientifica, e la profonditÃ?  delle sue sentenze morali, gli meritarono una menzione speciale come uno dei piÃ?¹ importanti filosofi da porre sullo stesso piano di Platone e AristoteleÃ?». Democrito Ã?¨ il fondatore, il punto di riferimento di ogni tradizione materialista, che passando per Epicuro Ã?¨ giunta sino a Karl Marx. Non a caso, l’autore del Capitale incentrÃ?² la sua tesi di dottorato su questi due importanti pensatori dell’antichitÃ? .
Il testo di Luria, pubblicato postumo a Leningrado nel 1970, Ã?¨ un capolavoro per la capacitÃ?  di analisi e di sintesi del pensiero di Democrito, per la ricostruzione filologica della sua opera, per il commento e gli apparati critici. Per la minuziosa ricostruzione storica e culturale, per l’analisi filosofica e linguistica. Ã?«La raccolta dei frammenti superstiti di Democrito raddoppia per estensione la sezione sugli atomisti antichi della classica edizione tedesca di Diels e Kranz, ma soprattutto il vastissimo commentario ci restituisce un Democrito precursore della scienza antica a tutto campo, e per certi versi, molto piÃ?¹ ââ??modernoââ?¬ÂÂ� di Aristotele sul versante della fisica e della biologiaÃ?». Altro punto nodale dell’interpretazione di Luria, Ã?¨ quello di ricostruire in chiave dialettica e polemica l’evoluzione del pensiero greco, contrapponendo Ã?«materialistiÃ?» e Ã?«idealistiÃ?», con un’evidente predilizione intellettuale per i primi. Ma non si ferma qui. Luria elabora e struttura una innovativa storia degli effetti della meditazione democritea.

Democrito e le origini del materialismo

l’UnitÃ?  17.9.07
Il pensatore greco commentato da Salomon J. Luria
Democrito: viaggio alle origini del materialismo
di Salvo Fallica



La genialitÃ?  di Democrito spiegata da un grande studioso del Novecento: stiamo parlando del filologo russo Salomon J. Luria, il cui capolavoro Ã?¨ pubblicato adesso in Italia da Bompiani, nella prestigiosa e raffinata collana dedicata alla storia del pensiero. Democrito di Abdera puÃ?² essere considerato il punto di arrivo di tutta la filosofia naturalista presocratica, per la sua meditazione e soluzione in senso pluralista delle aporie eleatiche sull’essere e sul nulla che reinterpretÃ?² come atomi e vuoto. Ed ancora, per la sua Ã?«traduzione fisica del pitagorismo matematicoÃ?». Democrito Ã?¨ un pensatore che ha segnato la storia della cultura, e Ã?«giÃ?  in epoca antica, le sue intuizioni sulla struttura atomica della materia, la vastitÃ?  della sua produzione scientifica, e la profonditÃ?  delle sue sentenze morali, gli meritarono una menzione speciale come uno dei piÃ?¹ importanti filosofi da porre sullo stesso piano di Platone e AristoteleÃ?». Democrito Ã?¨ il fondatore, il punto di riferimento di ogni tradizione materialista, che passando per Epicuro Ã?¨ giunta sino a Karl Marx. Non a caso, l’autore del Capitale incentrÃ?² la sua tesi di dottorato su questi due importanti pensatori dell’antichitÃ? .
Il testo di Luria, pubblicato postumo a Leningrado nel 1970, Ã?¨ un capolavoro per la capacitÃ?  di analisi e di sintesi del pensiero di Democrito, per la ricostruzione filologica della sua opera, per il commento e gli apparati critici. Per la minuziosa ricostruzione storica e culturale, per l’analisi filosofica e linguistica. Ã?«La raccolta dei frammenti superstiti di Democrito raddoppia per estensione la sezione sugli atomisti antichi della classica edizione tedesca di Diels e Kranz, ma soprattutto il vastissimo commentario ci restituisce un Democrito precursore della scienza antica a tutto campo, e per certi versi, molto piÃ?¹ ââ?¬Å?modernoââ?¬Â di Aristotele sul versante della fisica e della biologiaÃ?». Altro punto nodale dell’interpretazione di Luria, Ã?¨ quello di ricostruire in chiave dialettica e polemica l’evoluzione del pensiero greco, contrapponendo Ã?«materialistiÃ?» e Ã?«idealistiÃ?», con un’evidente predilizione intellettuale per i primi. Ma non si ferma qui. Luria elabora e struttura una innovativa storia degli effetti della meditazione democritea.

Democrito e le origini del materialismo

l’Unit�?  17.9.07
Il pensatore greco commentato da Salomon J. Luria
Democrito: viaggio alle origini del materialismo
di Salvo Fallica



La genialit�?  di Democrito spiegata da un grande studioso del Novecento: stiamo parlando del filologo russo Salomon J. Luria, il cui capolavoro �?¨ pubblicato adesso in Italia da Bompiani, nella prestigiosa e raffinata collana dedicata alla storia del pensiero. Democrito di Abdera pu�?² essere considerato il punto di arrivo di tutta la filosofia naturalista presocratica, per la sua meditazione e soluzione in senso pluralista delle aporie eleatiche sull’essere e sul nulla che reinterpret�?² come atomi e vuoto. Ed ancora, per la sua �?«traduzione fisica del pitagorismo matematico�?». Democrito �?¨ un pensatore che ha segnato la storia della cultura, e �?«gi�?  in epoca antica, le sue intuizioni sulla struttura atomica della materia, la vastit�?  della sua produzione scientifica, e la profondit�?  delle sue sentenze morali, gli meritarono una menzione speciale come uno dei pi�?¹ importanti filosofi da porre sullo stesso piano di Platone e Aristotele�?». Democrito �?¨ il fondatore, il punto di riferimento di ogni tradizione materialista, che passando per Epicuro �?¨ giunta sino a Karl Marx. Non a caso, l’autore del Capitale incentr�?² la sua tesi di dottorato su questi due importanti pensatori dell’antichit�? .
Il testo di Luria, pubblicato postumo a Leningrado nel 1970, �?¨ un capolavoro per la capacit�?  di analisi e di sintesi del pensiero di Democrito, per la ricostruzione filologica della sua opera, per il commento e gli apparati critici. Per la minuziosa ricostruzione storica e culturale, per l’analisi filosofica e linguistica. �?«La raccolta dei frammenti superstiti di Democrito raddoppia per estensione la sezione sugli atomisti antichi della classica edizione tedesca di Diels e Kranz, ma soprattutto il vastissimo commentario ci restituisce un Democrito precursore della scienza antica a tutto campo, e per certi versi, molto pi�?¹ â�?��?modernoâ�?� di Aristotele sul versante della fisica e della biologia�?». Altro punto nodale dell’interpretazione di Luria, �?¨ quello di ricostruire in chiave dialettica e polemica l’evoluzione del pensiero greco, contrapponendo �?«materialisti�?» e �?«idealisti�?», con un’evidente predilizione intellettuale per i primi. Ma non si ferma qui. Luria elabora e struttura una innovativa storia degli effetti della meditazione democritea.

Evola, il fascismo e la filosofia

l������?����?��Unit��?���� 15.9.07
Riscoprire Julius Evola? No grazie, ��?���� l’essenza del fascismo radicale
di Bruno Gravagnuolo

Evola filosofo della libert��?����? Maestro di un’emancipazione radicale capace di farci riguadagnare nientemeno che il ��?����libero arbitrio��?����? E di rivaleggiare con Hegel, Nietzsche e Gentile, quanto a vigore di pensiero? No, davvero non si sentiva il bisogno di questo ennesimo tormentone ��?����revisionista��?����. Anche perch��?���� in questo caso l’aggettivo ��?���� davvero sprecato e inapplicabile, stante che ��?���� impossibile scindere il ��?����razzista spirituale��?���� Julius Evola dal suo ��?����reazionarismo��?���� di fondo. Dalle scelte che connotarono la sua vita e il suo ruolo. E dall’esilit��?���� tardoromantica del suo nero messaggio esoterico.
Ma tocca ritornarci su. Dopo che gi��?���� La Repubblica vi aveva dedicato una paginata il 30 marzo scorso, col recensire pomposamente e con poche avvertenze critiche due ��?����capisaldi��?���� del pensiero evoliano. In particolare Fenomenologia dell’individuo assoluto e Saggi sull’idealismo magico (ed. Mediterranee, a cura di G. De Turris). Sul secondo dei quali tornava altrettanto pomposamente ieri il Corsera (con qualche avvertenza in pi��?����) con articolo di Dario Fertilio.

Evola, il fascismo e la filosofia

lâ��Unit�  15.9.07
Riscoprire Julius Evola? No grazie, Ã?¨ l’essenza del fascismo radicale
di Bruno Gravagnuolo

Evola filosofo della libertÃ? ? Maestro di un’emancipazione radicale capace di farci riguadagnare nientemeno che il Ã?«libero arbitrioÃ?»? E di rivaleggiare con Hegel, Nietzsche e Gentile, quanto a vigore di pensiero? No, davvero non si sentiva il bisogno di questo ennesimo tormentone Ã?«revisionistaÃ?». Anche perchÃ?© in questo caso l’aggettivo Ã?¨ davvero sprecato e inapplicabile, stante che Ã?¨ impossibile scindere il Ã?«razzista spiritualeÃ?» Julius Evola dal suo Ã?«reazionarismoÃ?» di fondo. Dalle scelte che connotarono la sua vita e il suo ruolo. E dall’esilitÃ?  tardoromantica del suo nero messaggio esoterico.
Ma tocca ritornarci su. Dopo che giÃ?  La Repubblica vi aveva dedicato una paginata il 30 marzo scorso, col recensire pomposamente e con poche avvertenze critiche due Ã?«capisaldiÃ?» del pensiero evoliano. In particolare Fenomenologia dell’individuo assoluto e Saggi sull’idealismo magico (ed. Mediterranee, a cura di G. De Turris). Sul secondo dei quali tornava altrettanto pomposamente ieri il Corsera (con qualche avvertenza in piÃ?¹) con articolo di Dario Fertilio.

Evola, il fascismo e la filosofia

lâ��Unit�  15.9.07
Riscoprire Julius Evola? No grazie, Ã?¨ l’essenza del fascismo radicale
di Bruno Gravagnuolo

Evola filosofo della libertÃ? ? Maestro di un’emancipazione radicale capace di farci riguadagnare nientemeno che il Ã?«libero arbitrioÃ?»? E di rivaleggiare con Hegel, Nietzsche e Gentile, quanto a vigore di pensiero? No, davvero non si sentiva il bisogno di questo ennesimo tormentone Ã?«revisionistaÃ?». Anche perchÃ?© in questo caso l’aggettivo Ã?¨ davvero sprecato e inapplicabile, stante che Ã?¨ impossibile scindere il Ã?«razzista spiritualeÃ?» Julius Evola dal suo Ã?«reazionarismoÃ?» di fondo. Dalle scelte che connotarono la sua vita e il suo ruolo. E dall’esilitÃ?  tardoromantica del suo nero messaggio esoterico.
Ma tocca ritornarci su. Dopo che giÃ?  La Repubblica vi aveva dedicato una paginata il 30 marzo scorso, col recensire pomposamente e con poche avvertenze critiche due Ã?«capisaldiÃ?» del pensiero evoliano. In particolare Fenomenologia dell’individuo assoluto e Saggi sull’idealismo magico (ed. Mediterranee, a cura di G. De Turris). Sul secondo dei quali tornava altrettanto pomposamente ieri il Corsera (con qualche avvertenza in piÃ?¹) con articolo di Dario Fertilio.

Evola, il fascismo e la filosofia

lâ�?��?�Unit�?  15.9.07
Riscoprire Julius Evola? No grazie, �?¨ l’essenza del fascismo radicale
di Bruno Gravagnuolo

Evola filosofo della libert�? ? Maestro di un’emancipazione radicale capace di farci riguadagnare nientemeno che il �?«libero arbitrio�?»? E di rivaleggiare con Hegel, Nietzsche e Gentile, quanto a vigore di pensiero? No, davvero non si sentiva il bisogno di questo ennesimo tormentone �?«revisionista�?». Anche perch�?© in questo caso l’aggettivo �?¨ davvero sprecato e inapplicabile, stante che �?¨ impossibile scindere il �?«razzista spirituale�?» Julius Evola dal suo �?«reazionarismo�?» di fondo. Dalle scelte che connotarono la sua vita e il suo ruolo. E dall’esilit�?  tardoromantica del suo nero messaggio esoterico.
Ma tocca ritornarci su. Dopo che gi�?  La Repubblica vi aveva dedicato una paginata il 30 marzo scorso, col recensire pomposamente e con poche avvertenze critiche due �?«capisaldi�?» del pensiero evoliano. In particolare Fenomenologia dell’individuo assoluto e Saggi sull’idealismo magico (ed. Mediterranee, a cura di G. De Turris). Sul secondo dei quali tornava altrettanto pomposamente ieri il Corsera (con qualche avvertenza in pi�?¹) con articolo di Dario Fertilio.

l’Unit��?���� 14.9.07
Abbiate il coraggio di delirare. Apre la mente
di Remo Bodei

Da Remo Bodei una lezione sulla necessit��?���� di aprirsi a ci��?���� che ��?����non ��?���� nella norma��?����, perch��?���� l’��?����insensato��?���� allarga i confini della nostra pigra, timorosa o iperdifensiva razionalit��?����. E ci d��?���� un sapere nuovo


Propongo a chi ascolta di cominciare con un esperimento mentale. Pensi al fluttuare degli astronauti nello spazio cosmico: sul piano del senso comune, eravamo abituati a credere che la forza di gravit��?���� possedesse una validit��?���� assoluta tale da trattenere con i piedi per terra anche gli abitanti degli antipodi, senza sospettare, a livello di senso comune, che la sua assenza, pur non negandola, desse luogo al levitare dei corpi. Allo stesso modo, quando riflettiamo sulla follia e sul delirio, dobbiamo liberarci concettualmente da quella ��?����forza di gravit��?������?���� psichica che ci assicurava immediatamente e indissolubilmente alla nostra immagine standardizzata della razionalit��?����.
Dobbiamo cio��?���� metterci di fronte a situazioni che, pur nel loro apparire spesso assurde e contorte, possono farci intravedere altri mondi non del tutto incompatibili con il nostro. In questo modo, la forza di gravit��?���� della ragione non viene negata dalla sua assenza, purch��?���� tale ragione, che definisco ��?����ospitale��?����, sia capace di considerare e di accogliere esperienze che vanno al di l��?���� dei limiti della norma o di ci��?���� che ��?���� generalmente riconosciuto come ragionevole e sensato all’interno di una comunit��?����, e di comprendere che esse, pur nella loro tragicit��?����, ci arricchiscono, ci fanno vivere altre vite parallele alla nostra, ci consentono di esperire altre possibilit��?����, anche creative, del linguaggio e della ideazione.

l’UnitÃ?  14.9.07
Abbiate il coraggio di delirare. Apre la mente
di Remo Bodei

Da Remo Bodei una lezione sulla necessitÃ?  di aprirsi a ciÃ?² che Ã?«non Ã?¨ nella normaÃ?», perchÃ?© l’Ã?«insensatoÃ?» allarga i confini della nostra pigra, timorosa o iperdifensiva razionalitÃ? . E ci dÃ?  un sapere nuovo


Propongo a chi ascolta di cominciare con un esperimento mentale. Pensi al fluttuare degli astronauti nello spazio cosmico: sul piano del senso comune, eravamo abituati a credere che la forza di gravit�  possedesse una validit�  assoluta tale da trattenere con i piedi per terra anche gli abitanti degli antipodi, senza sospettare, a livello di senso comune, che la sua assenza, pur non negandola, desse luogo al levitare dei corpi. Allo stesso modo, quando riflettiamo sulla follia e sul delirio, dobbiamo liberarci concettualmente da quella �«forza di gravit� �» psichica che ci assicurava immediatamente e indissolubilmente alla nostra immagine standardizzata della razionalit� .
Dobbiamo cioÃ?¨ metterci di fronte a situazioni che, pur nel loro apparire spesso assurde e contorte, possono farci intravedere altri mondi non del tutto incompatibili con il nostro. In questo modo, la forza di gravitÃ?  della ragione non viene negata dalla sua assenza, purchÃ?© tale ragione, che definisco Ã?«ospitaleÃ?», sia capace di considerare e di accogliere esperienze che vanno al di lÃ?  dei limiti della norma o di ciÃ?² che Ã?¨ generalmente riconosciuto come ragionevole e sensato all’interno di una comunitÃ? , e di comprendere che esse, pur nella loro tragicitÃ? , ci arricchiscono, ci fanno vivere altre vite parallele alla nostra, ci consentono di esperire altre possibilitÃ? , anche creative, del linguaggio e della ideazione.

l’UnitÃ?  14.9.07
Abbiate il coraggio di delirare. Apre la mente
di Remo Bodei

Da Remo Bodei una lezione sulla necessitÃ?  di aprirsi a ciÃ?² che Ã?«non Ã?¨ nella normaÃ?», perchÃ?© l’Ã?«insensatoÃ?» allarga i confini della nostra pigra, timorosa o iperdifensiva razionalitÃ? . E ci dÃ?  un sapere nuovo


Propongo a chi ascolta di cominciare con un esperimento mentale. Pensi al fluttuare degli astronauti nello spazio cosmico: sul piano del senso comune, eravamo abituati a credere che la forza di gravit�  possedesse una validit�  assoluta tale da trattenere con i piedi per terra anche gli abitanti degli antipodi, senza sospettare, a livello di senso comune, che la sua assenza, pur non negandola, desse luogo al levitare dei corpi. Allo stesso modo, quando riflettiamo sulla follia e sul delirio, dobbiamo liberarci concettualmente da quella �«forza di gravit� �» psichica che ci assicurava immediatamente e indissolubilmente alla nostra immagine standardizzata della razionalit� .
Dobbiamo cioÃ?¨ metterci di fronte a situazioni che, pur nel loro apparire spesso assurde e contorte, possono farci intravedere altri mondi non del tutto incompatibili con il nostro. In questo modo, la forza di gravitÃ?  della ragione non viene negata dalla sua assenza, purchÃ?© tale ragione, che definisco Ã?«ospitaleÃ?», sia capace di considerare e di accogliere esperienze che vanno al di lÃ?  dei limiti della norma o di ciÃ?² che Ã?¨ generalmente riconosciuto come ragionevole e sensato all’interno di una comunitÃ? , e di comprendere che esse, pur nella loro tragicitÃ? , ci arricchiscono, ci fanno vivere altre vite parallele alla nostra, ci consentono di esperire altre possibilitÃ? , anche creative, del linguaggio e della ideazione.

l’Unit�?  14.9.07
Abbiate il coraggio di delirare. Apre la mente
di Remo Bodei

Da Remo Bodei una lezione sulla necessit�?  di aprirsi a ci�?² che �?«non �?¨ nella norma�?», perch�?© l’�?«insensato�?» allarga i confini della nostra pigra, timorosa o iperdifensiva razionalit�? . E ci d�?  un sapere nuovo


Propongo a chi ascolta di cominciare con un esperimento mentale. Pensi al fluttuare degli astronauti nello spazio cosmico: sul piano del senso comune, eravamo abituati a credere che la forza di gravit�?  possedesse una validit�?  assoluta tale da trattenere con i piedi per terra anche gli abitanti degli antipodi, senza sospettare, a livello di senso comune, che la sua assenza, pur non negandola, desse luogo al levitare dei corpi. Allo stesso modo, quando riflettiamo sulla follia e sul delirio, dobbiamo liberarci concettualmente da quella �?«forza di gravit�? �?» psichica che ci assicurava immediatamente e indissolubilmente alla nostra immagine standardizzata della razionalit�? .
Dobbiamo cio�?¨ metterci di fronte a situazioni che, pur nel loro apparire spesso assurde e contorte, possono farci intravedere altri mondi non del tutto incompatibili con il nostro. In questo modo, la forza di gravit�?  della ragione non viene negata dalla sua assenza, purch�?© tale ragione, che definisco �?«ospitale�?», sia capace di considerare e di accogliere esperienze che vanno al di l�?  dei limiti della norma o di ci�?² che �?¨ generalmente riconosciuto come ragionevole e sensato all’interno di una comunit�? , e di comprendere che esse, pur nella loro tragicit�? , ci arricchiscono, ci fanno vivere altre vite parallele alla nostra, ci consentono di esperire altre possibilit�? , anche creative, del linguaggio e della ideazione.

Il maligno

Riprendo da azioneparallela - riprendo perch��?���� mi trovo in disaccordo profondo. Lo faccio qui in forma breve. Meriterebbe di pi��?����.


"Il maligno ��?���� ci��?���� la cui essenza implica l’esistenza.
In quanto il maligno ��?���� ci��?���� che provoca male/dolore, cio��?���� annienta la positivit��?���� dell’esistente, esso ��?���� ci��?���� di cui il vivente desidera la non esistenza. Ma dunque il maligno ��?���� definito dal fatto che nei suoi confronti si ha un atteggiamento ’maligno’. Il maligno dunque esiste necessariamente; perch��?���� anche la distruzione del maligno ��?���� opera dello spirito maligno."
(L. V. Tarca, Quattro variazioni sul tema negativo/positivo. Saggio di composizione filosofica, Ensemble ’900, p. 193)

Direi cos��?����:
"Il maligno ��?���� ci��?���� la cui essenza implica l’esistenza.
Poich��?���� il maligno ��?���� ci��?���� che si d��?���� alla positivit��?���� dell’esistente come sua negazione, esso ��?���� ci��?���� di cui il vivente non pu��?���� far a meno per dirsi tale, proprio mentre desidera la sua non-esistenza. Il maligno esiste necessariamente proprio per questo: la sua ’contestazione’ lo implica, il desiderio di distruggerlo ��?���� la prova che esso pre-esiste alla positivit��?���� dell’esistente, e grazie a lui che la positivit��?���� dell’esistente si fa ’spazio’ come esistenza.
Per la positivit��?���� dell’esistente, tutto il maligno pu��?���� essere riportato alla ’fine’, deve esserlo: la sua distruzione, come la morte, ��?����, per questo, un ritorno alla sua origine."

Il maligno

Riprendo da azioneparallela - riprendo perch�¨ mi trovo in disaccordo profondo. Lo faccio qui in forma breve. Meriterebbe di pi�¹.


"Il maligno Ã?¨ ciÃ?² la cui essenza implica l’esistenza.
In quanto il maligno Ã?¨ ciÃ?² che provoca male/dolore, cioÃ?¨ annienta la positivitÃ?  dell’esistente, esso Ã?¨ ciÃ?² di cui il vivente desidera la non esistenza. Ma dunque il maligno Ã?¨ definito dal fatto che nei suoi confronti si ha un atteggiamento ’maligno’. Il maligno dunque esiste necessariamente; perchÃ?© anche la distruzione del maligno Ã?¨ opera dello spirito maligno."
(L. V. Tarca, Quattro variazioni sul tema negativo/positivo. Saggio di composizione filosofica, Ensemble ’900, p. 193)

Direi cos�¬:
"Il maligno Ã?¨ ciÃ?² la cui essenza implica l’esistenza.
PoichÃ?¨ il maligno Ã?¨ ciÃ?² che si dÃ?  alla positivitÃ?  dell’esistente come sua negazione, esso Ã?¨ ciÃ?² di cui il vivente non puÃ?² far a meno per dirsi tale, proprio mentre desidera la sua non-esistenza. Il maligno esiste necessariamente proprio per questo: la sua ’contestazione’ lo implica, il desiderio di distruggerlo Ã?¨ la prova che esso pre-esiste alla positivitÃ?  dell’esistente, e grazie a lui che la positivitÃ?  dell’esistente si fa ’spazio’ come esistenza.
Per la positivitÃ?  dell’esistente, tutto il maligno puÃ?² essere riportato alla ’fine’, deve esserlo: la sua distruzione, come la morte, Ã?¨, per questo, un ritorno alla sua origine."

Il maligno

Riprendo da azioneparallela - riprendo perch�¨ mi trovo in disaccordo profondo. Lo faccio qui in forma breve. Meriterebbe di pi�¹.


"Il maligno Ã?¨ ciÃ?² la cui essenza implica l’esistenza.
In quanto il maligno Ã?¨ ciÃ?² che provoca male/dolore, cioÃ?¨ annienta la positivitÃ?  dell’esistente, esso Ã?¨ ciÃ?² di cui il vivente desidera la non esistenza. Ma dunque il maligno Ã?¨ definito dal fatto che nei suoi confronti si ha un atteggiamento ’maligno’. Il maligno dunque esiste necessariamente; perchÃ?© anche la distruzione del maligno Ã?¨ opera dello spirito maligno."
(L. V. Tarca, Quattro variazioni sul tema negativo/positivo. Saggio di composizione filosofica, Ensemble ’900, p. 193)

Direi cos�¬:
"Il maligno Ã?¨ ciÃ?² la cui essenza implica l’esistenza.
PoichÃ?¨ il maligno Ã?¨ ciÃ?² che si dÃ?  alla positivitÃ?  dell’esistente come sua negazione, esso Ã?¨ ciÃ?² di cui il vivente non puÃ?² far a meno per dirsi tale, proprio mentre desidera la sua non-esistenza. Il maligno esiste necessariamente proprio per questo: la sua ’contestazione’ lo implica, il desiderio di distruggerlo Ã?¨ la prova che esso pre-esiste alla positivitÃ?  dell’esistente, e grazie a lui che la positivitÃ?  dell’esistente si fa ’spazio’ come esistenza.
Per la positivitÃ?  dell’esistente, tutto il maligno puÃ?² essere riportato alla ’fine’, deve esserlo: la sua distruzione, come la morte, Ã?¨, per questo, un ritorno alla sua origine."

Il maligno

Riprendo da azioneparallela - riprendo perch�?¨ mi trovo in disaccordo profondo. Lo faccio qui in forma breve. Meriterebbe di pi�?¹.


"Il maligno �?¨ ci�?² la cui essenza implica l’esistenza.
In quanto il maligno �?¨ ci�?² che provoca male/dolore, cio�?¨ annienta la positivit�?  dell’esistente, esso �?¨ ci�?² di cui il vivente desidera la non esistenza. Ma dunque il maligno �?¨ definito dal fatto che nei suoi confronti si ha un atteggiamento ’maligno’. Il maligno dunque esiste necessariamente; perch�?© anche la distruzione del maligno �?¨ opera dello spirito maligno."
(L. V. Tarca, Quattro variazioni sul tema negativo/positivo. Saggio di composizione filosofica, Ensemble ’900, p. 193)

Direi cos�?¬:
"Il maligno �?¨ ci�?² la cui essenza implica l’esistenza.
Poich�?¨ il maligno �?¨ ci�?² che si d�?  alla positivit�?  dell’esistente come sua negazione, esso �?¨ ci�?² di cui il vivente non pu�?² far a meno per dirsi tale, proprio mentre desidera la sua non-esistenza. Il maligno esiste necessariamente proprio per questo: la sua ’contestazione’ lo implica, il desiderio di distruggerlo �?¨ la prova che esso pre-esiste alla positivit�?  dell’esistente, e grazie a lui che la positivit�?  dell’esistente si fa ’spazio’ come esistenza.
Per la positivit�?  dell’esistente, tutto il maligno pu�?² essere riportato alla ’fine’, deve esserlo: la sua distruzione, come la morte, �?¨, per questo, un ritorno alla sua origine."

il manifesto 8.9.07
La potenza redentrice di un pensiero
��?����Giordano Bruno��?���� di Michele Ciliberto per Mondadori. L’avventura esistenziale di un pensatore ��?����maledetto��?���� dove vita e filosofia coincidevano
di Alberto Burgio



La vita come filosofia, la filosofia come autobiografia e come esperienza teatrale. I pensieri come fatti vissuti, i fatti come figure concettuali da rappresentare sulla scena del mondo. Tutto questo ��?���� Giordano Bruno. Qui sorgono, nello stesso tempo, il suo programma teorico e la sua idea di s��?���� e dell’esistenza. A cominciare dalla propria, per destino straordinaria.
Non ��?���� una novit��?����. Chi legga Bruno sa di dover fare i conti, sempre, con una connessione indissolubile di vita, filosofia e autobiografia. Con una vita che si fa, consapevolmente, sostanza teorica e che come tale si comprende e si narra. Pensiamo, per fare solo un esempio, alla dialettica dei contrari. Dove il contrasto tra le diverse dimensioni della propria personalit��?���� diviene principio di comprensione del mondo e delle sue trasformazioni. E dove il conflitto, la contraddizione, si rovescia, da motivo di disgregazione, in ragione di forza. Da fonte di scomposizione, in fattore di unit��?���� e di coerenza dinamica.

il manifesto 8.9.07
La potenza redentrice di un pensiero
Ã?«Giordano BrunoÃ?» di Michele Ciliberto per Mondadori. L’avventura esistenziale di un pensatore Ã?«maledettoÃ?» dove vita e filosofia coincidevano
di Alberto Burgio



La vita come filosofia, la filosofia come autobiografia e come esperienza teatrale. I pensieri come fatti vissuti, i fatti come figure concettuali da rappresentare sulla scena del mondo. Tutto questo Ã?¨ Giordano Bruno. Qui sorgono, nello stesso tempo, il suo programma teorico e la sua idea di sÃ?© e dell’esistenza. A cominciare dalla propria, per destino straordinaria.
Non �¨ una novit� . Chi legga Bruno sa di dover fare i conti, sempre, con una connessione indissolubile di vita, filosofia e autobiografia. Con una vita che si fa, consapevolmente, sostanza teorica e che come tale si comprende e si narra. Pensiamo, per fare solo un esempio, alla dialettica dei contrari. Dove il contrasto tra le diverse dimensioni della propria personalit�  diviene principio di comprensione del mondo e delle sue trasformazioni. E dove il conflitto, la contraddizione, si rovescia, da motivo di disgregazione, in ragione di forza. Da fonte di scomposizione, in fattore di unit�  e di coerenza dinamica.

il manifesto 8.9.07
La potenza redentrice di un pensiero
Ã?«Giordano BrunoÃ?» di Michele Ciliberto per Mondadori. L’avventura esistenziale di un pensatore Ã?«maledettoÃ?» dove vita e filosofia coincidevano
di Alberto Burgio



La vita come filosofia, la filosofia come autobiografia e come esperienza teatrale. I pensieri come fatti vissuti, i fatti come figure concettuali da rappresentare sulla scena del mondo. Tutto questo Ã?¨ Giordano Bruno. Qui sorgono, nello stesso tempo, il suo programma teorico e la sua idea di sÃ?© e dell’esistenza. A cominciare dalla propria, per destino straordinaria.
Non �¨ una novit� . Chi legga Bruno sa di dover fare i conti, sempre, con una connessione indissolubile di vita, filosofia e autobiografia. Con una vita che si fa, consapevolmente, sostanza teorica e che come tale si comprende e si narra. Pensiamo, per fare solo un esempio, alla dialettica dei contrari. Dove il contrasto tra le diverse dimensioni della propria personalit�  diviene principio di comprensione del mondo e delle sue trasformazioni. E dove il conflitto, la contraddizione, si rovescia, da motivo di disgregazione, in ragione di forza. Da fonte di scomposizione, in fattore di unit�  e di coerenza dinamica.

il manifesto 8.9.07
La potenza redentrice di un pensiero
�?«Giordano Bruno�?» di Michele Ciliberto per Mondadori. L’avventura esistenziale di un pensatore �?«maledetto�?» dove vita e filosofia coincidevano
di Alberto Burgio



La vita come filosofia, la filosofia come autobiografia e come esperienza teatrale. I pensieri come fatti vissuti, i fatti come figure concettuali da rappresentare sulla scena del mondo. Tutto questo �?¨ Giordano Bruno. Qui sorgono, nello stesso tempo, il suo programma teorico e la sua idea di s�?© e dell’esistenza. A cominciare dalla propria, per destino straordinaria.
Non �?¨ una novit�? . Chi legga Bruno sa di dover fare i conti, sempre, con una connessione indissolubile di vita, filosofia e autobiografia. Con una vita che si fa, consapevolmente, sostanza teorica e che come tale si comprende e si narra. Pensiamo, per fare solo un esempio, alla dialettica dei contrari. Dove il contrasto tra le diverse dimensioni della propria personalit�?  diviene principio di comprensione del mondo e delle sue trasformazioni. E dove il conflitto, la contraddizione, si rovescia, da motivo di disgregazione, in ragione di forza. Da fonte di scomposizione, in fattore di unit�?  e di coerenza dinamica.

Spinoza - opere complete nei Meridiani

Liberazione 6.9.07
Spinoza, gioia e libero pensiero contro il fondamentalismo
Nei Meridiani di Mondadori il volume delle opere complete del filosofo olandese. Al centro del suo pensiero c’��?���� un Dio che non gode delle sofferenze umane e una esaltazione della vita a discapito della morte
di Roberto Gigliucci



In questi tempi di fondamentalismo, di dileggio della laicit��?���� autentica, in questi tempi di nostalgia della supremazia religiosa, in questi tempi di furia teologica e smania impositiva dell’assoluto, in questi tempi di mitografie del relativismo e calcografie del divino, in questi tempi in cui le chiese occidentali odiano e invidiano le franche e brutali teocrazie orientali, in questi tempi di fustigazioni in piazza dove l’uomo viene umiliato anche mediaticamente, in questi tempi di crociate contro la libert��?���� dello stato, contro il diritto alla salute alla vita e infine alla morte, in questi tempi in cui l’essere fuori di una chiesa torna ad essere sinonimo strisciante di empiet��?����, in questi tempi soprattutto di teocon, teodem e laici devoti, in questi tempi in cui la religione ��?���� uno strumento ideologico in mano alla politica e in cui la religione vuole fare ed essere politica, in questi tempi di imposizione di Dio a Cesare e di Cesare a Dio e di vortici furibondi di Dio e Mammona, in questi tempi in cui un severo porporato e un fegatoso padano possono trovarsi paradossalmente uniti nell’esigenza di non pagare le tasse allo Stato, in questi tempi in cui si ��?���� liberi di essere atei e omosessuali, ma a prezzo del disprezzo di gran parte della comunit��?����, in questi tempi in cui l’invocazione di radici cristiane serve solo a sradicare altre presunte male piante, in questi tempi in cui l’occidente ��?���� maggiormente anticristiano spesso proprio dove rivendica il suo essere cristiano e l’oriente ��?���� anti divino e antiumano proprio dove crede di percorrere con la sofferenza altrui la scala al paradiso, in questi tempi in cui la religione ��?���� pi��?���� scontro tra l’identico e il diverso che non amore per gli uomini e itinerario della mente a dio, in questi tempi che viviamo ��?���� di grande rilievo leggere o rileggere Spinoza.

Spinoza - opere complete nei Meridiani

Liberazione 6.9.07
Spinoza, gioia e libero pensiero contro il fondamentalismo
Nei Meridiani di Mondadori il volume delle opere complete del filosofo olandese. Al centro del suo pensiero c’Ã?¨ un Dio che non gode delle sofferenze umane e una esaltazione della vita a discapito della morte
di Roberto Gigliucci



In questi tempi di fondamentalismo, di dileggio della laicitÃ?  autentica, in questi tempi di nostalgia della supremazia religiosa, in questi tempi di furia teologica e smania impositiva dell’assoluto, in questi tempi di mitografie del relativismo e calcografie del divino, in questi tempi in cui le chiese occidentali odiano e invidiano le franche e brutali teocrazie orientali, in questi tempi di fustigazioni in piazza dove l’uomo viene umiliato anche mediaticamente, in questi tempi di crociate contro la libertÃ?  dello stato, contro il diritto alla salute alla vita e infine alla morte, in questi tempi in cui l’essere fuori di una chiesa torna ad essere sinonimo strisciante di empietÃ? , in questi tempi soprattutto di teocon, teodem e laici devoti, in questi tempi in cui la religione Ã?¨ uno strumento ideologico in mano alla politica e in cui la religione vuole fare ed essere politica, in questi tempi di imposizione di Dio a Cesare e di Cesare a Dio e di vortici furibondi di Dio e Mammona, in questi tempi in cui un severo porporato e un fegatoso padano possono trovarsi paradossalmente uniti nell’esigenza di non pagare le tasse allo Stato, in questi tempi in cui si Ã?¨ liberi di essere atei e omosessuali, ma a prezzo del disprezzo di gran parte della comunitÃ? , in questi tempi in cui l’invocazione di radici cristiane serve solo a sradicare altre presunte male piante, in questi tempi in cui l’occidente Ã?¨ maggiormente anticristiano spesso proprio dove rivendica il suo essere cristiano e l’oriente Ã?¨ anti divino e antiumano proprio dove crede di percorrere con la sofferenza altrui la scala al paradiso, in questi tempi in cui la religione Ã?¨ piÃ?¹ scontro tra l’identico e il diverso che non amore per gli uomini e itinerario della mente a dio, in questi tempi che viviamo Ã?¨ di grande rilievo leggere o rileggere Spinoza.

Spinoza - opere complete nei Meridiani

Liberazione 6.9.07
Spinoza, gioia e libero pensiero contro il fondamentalismo
Nei Meridiani di Mondadori il volume delle opere complete del filosofo olandese. Al centro del suo pensiero c’Ã?¨ un Dio che non gode delle sofferenze umane e una esaltazione della vita a discapito della morte
di Roberto Gigliucci



In questi tempi di fondamentalismo, di dileggio della laicitÃ?  autentica, in questi tempi di nostalgia della supremazia religiosa, in questi tempi di furia teologica e smania impositiva dell’assoluto, in questi tempi di mitografie del relativismo e calcografie del divino, in questi tempi in cui le chiese occidentali odiano e invidiano le franche e brutali teocrazie orientali, in questi tempi di fustigazioni in piazza dove l’uomo viene umiliato anche mediaticamente, in questi tempi di crociate contro la libertÃ?  dello stato, contro il diritto alla salute alla vita e infine alla morte, in questi tempi in cui l’essere fuori di una chiesa torna ad essere sinonimo strisciante di empietÃ? , in questi tempi soprattutto di teocon, teodem e laici devoti, in questi tempi in cui la religione Ã?¨ uno strumento ideologico in mano alla politica e in cui la religione vuole fare ed essere politica, in questi tempi di imposizione di Dio a Cesare e di Cesare a Dio e di vortici furibondi di Dio e Mammona, in questi tempi in cui un severo porporato e un fegatoso padano possono trovarsi paradossalmente uniti nell’esigenza di non pagare le tasse allo Stato, in questi tempi in cui si Ã?¨ liberi di essere atei e omosessuali, ma a prezzo del disprezzo di gran parte della comunitÃ? , in questi tempi in cui l’invocazione di radici cristiane serve solo a sradicare altre presunte male piante, in questi tempi in cui l’occidente Ã?¨ maggiormente anticristiano spesso proprio dove rivendica il suo essere cristiano e l’oriente Ã?¨ anti divino e antiumano proprio dove crede di percorrere con la sofferenza altrui la scala al paradiso, in questi tempi in cui la religione Ã?¨ piÃ?¹ scontro tra l’identico e il diverso che non amore per gli uomini e itinerario della mente a dio, in questi tempi che viviamo Ã?¨ di grande rilievo leggere o rileggere Spinoza.

Spinoza - opere complete nei Meridiani

Liberazione 6.9.07
Spinoza, gioia e libero pensiero contro il fondamentalismo
Nei Meridiani di Mondadori il volume delle opere complete del filosofo olandese. Al centro del suo pensiero c’�?¨ un Dio che non gode delle sofferenze umane e una esaltazione della vita a discapito della morte
di Roberto Gigliucci



In questi tempi di fondamentalismo, di dileggio della laicit�?  autentica, in questi tempi di nostalgia della supremazia religiosa, in questi tempi di furia teologica e smania impositiva dell’assoluto, in questi tempi di mitografie del relativismo e calcografie del divino, in questi tempi in cui le chiese occidentali odiano e invidiano le franche e brutali teocrazie orientali, in questi tempi di fustigazioni in piazza dove l’uomo viene umiliato anche mediaticamente, in questi tempi di crociate contro la libert�?  dello stato, contro il diritto alla salute alla vita e infine alla morte, in questi tempi in cui l’essere fuori di una chiesa torna ad essere sinonimo strisciante di empiet�? , in questi tempi soprattutto di teocon, teodem e laici devoti, in questi tempi in cui la religione �?¨ uno strumento ideologico in mano alla politica e in cui la religione vuole fare ed essere politica, in questi tempi di imposizione di Dio a Cesare e di Cesare a Dio e di vortici furibondi di Dio e Mammona, in questi tempi in cui un severo porporato e un fegatoso padano possono trovarsi paradossalmente uniti nell’esigenza di non pagare le tasse allo Stato, in questi tempi in cui si �?¨ liberi di essere atei e omosessuali, ma a prezzo del disprezzo di gran parte della comunit�? , in questi tempi in cui l’invocazione di radici cristiane serve solo a sradicare altre presunte male piante, in questi tempi in cui l’occidente �?¨ maggiormente anticristiano spesso proprio dove rivendica il suo essere cristiano e l’oriente �?¨ anti divino e antiumano proprio dove crede di percorrere con la sofferenza altrui la scala al paradiso, in questi tempi in cui la religione �?¨ pi�?¹ scontro tra l’identico e il diverso che non amore per gli uomini e itinerario della mente a dio, in questi tempi che viviamo �?¨ di grande rilievo leggere o rileggere Spinoza.

Nietzsche e Torino

Repubblica 1.9.07

L������?����?��Italia di Nietzsche - La biografia del filosofo di Tilmann Buddensieg
��?��? Torino l������?����?��unica grande citt��?����
di Francesca Bonoli

Dopo il 1869, Nietzsche visse per brevi periodi in Germania. Le condizioni di salute in cui versava - gravi difficolt��?���� alla vista - lo videro costretto ad abbandonare ogni fissa dimora, alla ricerca di luoghi e climi pi��?���� adatti per poter convivere con la sua malattia. Nietzsche in viaggio verso il Sud, verso l��?����Italia: Napoli, Genova, Venezia, Firenze, Nizza e Torino. L��?����Italia di Nietzsche, di Tilmann Buddensieg (Scheiwiller, pagg. 270, euro 18) non ��?���� un semplice approfondimento biografico, bens��?���� un��?����analisi dei luoghi e delle loro specificit��?���� climatiche, architettoniche, artistiche e sociali. Nel 1877 Nietzsche ��?���� a Napoli. Da subito comprende di non "avere pi��?���� energie sufficienti per il Nord" e cos��?����, quando per la prima volta vide scendere la sera sulla citt��?����, ebbe la sensazione di dare, solo a partire da quel momento, "inizio alla sua vita".
��?��? la prima impressione sull��?����Italia. Grazie a Napoli esperisce il lento dardo della bellezza che non ci "affascina tutta in un colpo, ma esercita una presa che si insinua lentamente e, dopo essersi annidata con discrezione nel nostro cuore, essa si impadronisce di noi", cos��?���� scrive in Umano troppo umano. Quello slancio romantico di fronte al tramonto che aveva caratterizzato il soggiorno napoletano, Nietzsche lo traduce, a Genova, in un��?����esperienza pi��?���� radicale: la rottura di tutti i legami con il passato. "L��?����assoluta solitudine", scrive Nietzsche, ha reso possibile un "nuovo inizio, da zero". Simbolo di questo risorgere era la "ripida strada costellata di palazzi" in cui abitava. Cos��?���� nella Gaia scienza scrive: "mi d��?���� una felicit��?���� malinconica vivere in mezzo a questa confusione di stradicciole, di voci: una ebbrezza di vita". Rimane affascinato da un nuovo modo di concepire gli spazi cittadini, infatti nella Gaia scienza osserva: "tutta quest��?����area ��?���� pervasa da una insaziabile ricerca egoistica del piacere del possesso".
A Genova si realizza per lui quel massimo grado di percezione in cui "tutte le cose viste, dopo essere state vissute, devono venire riespresse necessariamente in azioni e opere". E il "camminare" sotto i loggiati, diventa "passeggiare" dentro di noi. E a Venezia? Musica e arti visive si fondono. "Quando cerco un��?����altra parola per musica, trovo sempre soltanto la parola Venezia". Si tratta sempre della musica di Wagner che per Nietzsche ha dominato l��?����esperienza veneziana. L��?����armonia d��?����insieme dei pi��?���� diversi suoni, forme e colori, scenari, edifici d��?���� un��?����orchestrazione alle multiformi sensazioni veneziane del filosofo. Quando Nietzsche parla del Trionfo di Venezia del Veronese e del Ratto di Europa nel Palazzo dei Dogi, sceglie aggettivi forti, appartenenti alla retorica delle sensazioni: turgido, caldo, fiero. Nietzsche incontra Roma tra le rovine di templi, tra i ruderi di chiese, cercando di attribuire un significato al rapporto tra linee e masse che per��?���� trovava del "tutto estranee alle leggi meccaniche dell��?����architettura".
La pi��?���� viva testimonianza di una pi��?���� intima appropriazione di un��?����opera d��?����arte romana, ��?���� rappresentata dal Canto della notte, inserito nello Zarathustra II, ispirato alla fontana del Tritone in Piazza Barberini: "Oh infelicit��?���� di tutti i donanti!", ��?���� la tristezza del Tritone che emette acqua e il cui dono dell��?����acqua ricade su di lui come il vano gesto di chi vuole donare. Nietzsche vede se stesso nel Tritone: ��?���� inappagato come lui, inappagabile dello struggersi, del getto d��?����acqua che il solitario Tritone fa ricadere su di s��?����. Nietzsche e Firenze: Palazzo Pitti. Per il filosofo quest��?����ultimo ��?���� l��?����espressione di un "grande stile" che non si era pi��?���� visto dopo la Controriforma.
E la Nizza di Nietzsche? E��?���� "pura follia"; in s��?���� questa citt��?���� gli "fa orrore." Il senso di disgusto che ha provato ripetutamente a Nizza durante la stesura dello Zarathustra III, ��?���� entrato chiaramente nel testo de La grande citt��?���� ed poi diventato il "disgusto" di Zarathustra. L��?����unica grande citt��?���� ��?���� stata invece Torino. Ne decanta la pianificazione unitaria propria di una citt��?���� del XVII secolo. A Torino vive a mezzo tra il fl��?����neur alla Baudelaire e l��?����ammiratore dei Passages parisiens alla Benjamin. Qui scopre un nuovo genere di architettura: la galleria dell��?����Industria Subalpina e la Mole Antonelliana. Citt��?����, luoghi, spazi esperiti attraverso un "confuso intrico di idee casuali e di osservazioni arbitrarie sull��?����arte e sul bello", cos��?���� aveva letto Heidegger il viaggio di Nietzsche. Ed aveva ragione.

Nietzsche e Torino

Repubblica 1.9.07

L�Italia di Nietzsche - La biografia del filosofo di Tilmann Buddensieg
Ã?Ë? Torino lââ?¬â?¢unica grande cittÃ? 
di Francesca Bonoli

Dopo il 1869, Nietzsche visse per brevi periodi in Germania. Le condizioni di salute in cui versava - gravi difficolt�  alla vista - lo videro costretto ad abbandonare ogni fissa dimora, alla ricerca di luoghi e climi pi�¹ adatti per poter convivere con la sua malattia. Nietzsche in viaggio verso il Sud, verso l�´Italia: Napoli, Genova, Venezia, Firenze, Nizza e Torino. L�´Italia di Nietzsche, di Tilmann Buddensieg (Scheiwiller, pagg. 270, euro 18) non �¨ un semplice approfondimento biografico, bens�¬ un�´analisi dei luoghi e delle loro specificit�  climatiche, architettoniche, artistiche e sociali. Nel 1877 Nietzsche �¨ a Napoli. Da subito comprende di non "avere pi�¹ energie sufficienti per il Nord" e cos�¬, quando per la prima volta vide scendere la sera sulla citt� , ebbe la sensazione di dare, solo a partire da quel momento, "inizio alla sua vita".
Ã?Ë? la prima impressione sullÃ?´Italia. Grazie a Napoli esperisce il lento dardo della bellezza che non ci "affascina tutta in un colpo, ma esercita una presa che si insinua lentamente e, dopo essersi annidata con discrezione nel nostro cuore, essa si impadronisce di noi", cosÃ?¬ scrive in Umano troppo umano. Quello slancio romantico di fronte al tramonto che aveva caratterizzato il soggiorno napoletano, Nietzsche lo traduce, a Genova, in unÃ?´esperienza piÃ?¹ radicale: la rottura di tutti i legami con il passato. "LÃ?´assoluta solitudine", scrive Nietzsche, ha reso possibile un "nuovo inizio, da zero". Simbolo di questo risorgere era la "ripida strada costellata di palazzi" in cui abitava. CosÃ?¬ nella Gaia scienza scrive: "mi dÃ?  una felicitÃ?  malinconica vivere in mezzo a questa confusione di stradicciole, di voci: una ebbrezza di vita". Rimane affascinato da un nuovo modo di concepire gli spazi cittadini, infatti nella Gaia scienza osserva: "tutta questÃ?´area Ã?¨ pervasa da una insaziabile ricerca egoistica del piacere del possesso".
A Genova si realizza per lui quel massimo grado di percezione in cui "tutte le cose viste, dopo essere state vissute, devono venire riespresse necessariamente in azioni e opere". E il "camminare" sotto i loggiati, diventa "passeggiare" dentro di noi. E a Venezia? Musica e arti visive si fondono. "Quando cerco un�´altra parola per musica, trovo sempre soltanto la parola Venezia". Si tratta sempre della musica di Wagner che per Nietzsche ha dominato l�´esperienza veneziana. L�´armonia d�´insieme dei pi�¹ diversi suoni, forme e colori, scenari, edifici d�  un�´orchestrazione alle multiformi sensazioni veneziane del filosofo. Quando Nietzsche parla del Trionfo di Venezia del Veronese e del Ratto di Europa nel Palazzo dei Dogi, sceglie aggettivi forti, appartenenti alla retorica delle sensazioni: turgido, caldo, fiero. Nietzsche incontra Roma tra le rovine di templi, tra i ruderi di chiese, cercando di attribuire un significato al rapporto tra linee e masse che per�² trovava del "tutto estranee alle leggi meccaniche dell�´architettura".
La pi�¹ viva testimonianza di una pi�¹ intima appropriazione di un�´opera d�´arte romana, �¨ rappresentata dal Canto della notte, inserito nello Zarathustra II, ispirato alla fontana del Tritone in Piazza Barberini: "Oh infelicit�  di tutti i donanti!", �¨ la tristezza del Tritone che emette acqua e il cui dono dell�´acqua ricade su di lui come il vano gesto di chi vuole donare. Nietzsche vede se stesso nel Tritone: �¨ inappagato come lui, inappagabile dello struggersi, del getto d�´acqua che il solitario Tritone fa ricadere su di s�©. Nietzsche e Firenze: Palazzo Pitti. Per il filosofo quest�´ultimo �¨ l�´espressione di un "grande stile" che non si era pi�¹ visto dopo la Controriforma.
E la Nizza di Nietzsche? E�´ "pura follia"; in s�© questa citt�  gli "fa orrore." Il senso di disgusto che ha provato ripetutamente a Nizza durante la stesura dello Zarathustra III, �¨ entrato chiaramente nel testo de La grande citt�  ed poi diventato il "disgusto" di Zarathustra. L�´unica grande citt�  �¨ stata invece Torino. Ne decanta la pianificazione unitaria propria di una citt�  del XVII secolo. A Torino vive a mezzo tra il fl�¢neur alla Baudelaire e l�´ammiratore dei Passages parisiens alla Benjamin. Qui scopre un nuovo genere di architettura: la galleria dell�´Industria Subalpina e la Mole Antonelliana. Citt� , luoghi, spazi esperiti attraverso un "confuso intrico di idee casuali e di osservazioni arbitrarie sull�´arte e sul bello", cos�¬ aveva letto Heidegger il viaggio di Nietzsche. Ed aveva ragione.

Nietzsche e Torino

Repubblica 1.9.07

L�Italia di Nietzsche - La biografia del filosofo di Tilmann Buddensieg
Ã?Ë? Torino lââ?¬â?¢unica grande cittÃ? 
di Francesca Bonoli

Dopo il 1869, Nietzsche visse per brevi periodi in Germania. Le condizioni di salute in cui versava - gravi difficolt�  alla vista - lo videro costretto ad abbandonare ogni fissa dimora, alla ricerca di luoghi e climi pi�¹ adatti per poter convivere con la sua malattia. Nietzsche in viaggio verso il Sud, verso l�´Italia: Napoli, Genova, Venezia, Firenze, Nizza e Torino. L�´Italia di Nietzsche, di Tilmann Buddensieg (Scheiwiller, pagg. 270, euro 18) non �¨ un semplice approfondimento biografico, bens�¬ un�´analisi dei luoghi e delle loro specificit�  climatiche, architettoniche, artistiche e sociali. Nel 1877 Nietzsche �¨ a Napoli. Da subito comprende di non "avere pi�¹ energie sufficienti per il Nord" e cos�¬, quando per la prima volta vide scendere la sera sulla citt� , ebbe la sensazione di dare, solo a partire da quel momento, "inizio alla sua vita".
Ã?Ë? la prima impressione sullÃ?´Italia. Grazie a Napoli esperisce il lento dardo della bellezza che non ci "affascina tutta in un colpo, ma esercita una presa che si insinua lentamente e, dopo essersi annidata con discrezione nel nostro cuore, essa si impadronisce di noi", cosÃ?¬ scrive in Umano troppo umano. Quello slancio romantico di fronte al tramonto che aveva caratterizzato il soggiorno napoletano, Nietzsche lo traduce, a Genova, in unÃ?´esperienza piÃ?¹ radicale: la rottura di tutti i legami con il passato. "LÃ?´assoluta solitudine", scrive Nietzsche, ha reso possibile un "nuovo inizio, da zero". Simbolo di questo risorgere era la "ripida strada costellata di palazzi" in cui abitava. CosÃ?¬ nella Gaia scienza scrive: "mi dÃ?  una felicitÃ?  malinconica vivere in mezzo a questa confusione di stradicciole, di voci: una ebbrezza di vita". Rimane affascinato da un nuovo modo di concepire gli spazi cittadini, infatti nella Gaia scienza osserva: "tutta questÃ?´area Ã?¨ pervasa da una insaziabile ricerca egoistica del piacere del possesso".
A Genova si realizza per lui quel massimo grado di percezione in cui "tutte le cose viste, dopo essere state vissute, devono venire riespresse necessariamente in azioni e opere". E il "camminare" sotto i loggiati, diventa "passeggiare" dentro di noi. E a Venezia? Musica e arti visive si fondono. "Quando cerco un�´altra parola per musica, trovo sempre soltanto la parola Venezia". Si tratta sempre della musica di Wagner che per Nietzsche ha dominato l�´esperienza veneziana. L�´armonia d�´insieme dei pi�¹ diversi suoni, forme e colori, scenari, edifici d�  un�´orchestrazione alle multiformi sensazioni veneziane del filosofo. Quando Nietzsche parla del Trionfo di Venezia del Veronese e del Ratto di Europa nel Palazzo dei Dogi, sceglie aggettivi forti, appartenenti alla retorica delle sensazioni: turgido, caldo, fiero. Nietzsche incontra Roma tra le rovine di templi, tra i ruderi di chiese, cercando di attribuire un significato al rapporto tra linee e masse che per�² trovava del "tutto estranee alle leggi meccaniche dell�´architettura".
La pi�¹ viva testimonianza di una pi�¹ intima appropriazione di un�´opera d�´arte romana, �¨ rappresentata dal Canto della notte, inserito nello Zarathustra II, ispirato alla fontana del Tritone in Piazza Barberini: "Oh infelicit�  di tutti i donanti!", �¨ la tristezza del Tritone che emette acqua e il cui dono dell�´acqua ricade su di lui come il vano gesto di chi vuole donare. Nietzsche vede se stesso nel Tritone: �¨ inappagato come lui, inappagabile dello struggersi, del getto d�´acqua che il solitario Tritone fa ricadere su di s�©. Nietzsche e Firenze: Palazzo Pitti. Per il filosofo quest�´ultimo �¨ l�´espressione di un "grande stile" che non si era pi�¹ visto dopo la Controriforma.
E la Nizza di Nietzsche? E�´ "pura follia"; in s�© questa citt�  gli "fa orrore." Il senso di disgusto che ha provato ripetutamente a Nizza durante la stesura dello Zarathustra III, �¨ entrato chiaramente nel testo de La grande citt�  ed poi diventato il "disgusto" di Zarathustra. L�´unica grande citt�  �¨ stata invece Torino. Ne decanta la pianificazione unitaria propria di una citt�  del XVII secolo. A Torino vive a mezzo tra il fl�¢neur alla Baudelaire e l�´ammiratore dei Passages parisiens alla Benjamin. Qui scopre un nuovo genere di architettura: la galleria dell�´Industria Subalpina e la Mole Antonelliana. Citt� , luoghi, spazi esperiti attraverso un "confuso intrico di idee casuali e di osservazioni arbitrarie sull�´arte e sul bello", cos�¬ aveva letto Heidegger il viaggio di Nietzsche. Ed aveva ragione.

Nietzsche e Torino

Repubblica 1.9.07

L���?�Italia di Nietzsche - La biografia del filosofo di Tilmann Buddensieg
�?�? Torino lâ�?��?�unica grande citt�? 
di Francesca Bonoli

Dopo il 1869, Nietzsche visse per brevi periodi in Germania. Le condizioni di salute in cui versava - gravi difficolt�?  alla vista - lo videro costretto ad abbandonare ogni fissa dimora, alla ricerca di luoghi e climi pi�?¹ adatti per poter convivere con la sua malattia. Nietzsche in viaggio verso il Sud, verso l�?´Italia: Napoli, Genova, Venezia, Firenze, Nizza e Torino. L�?´Italia di Nietzsche, di Tilmann Buddensieg (Scheiwiller, pagg. 270, euro 18) non �?¨ un semplice approfondimento biografico, bens�?¬ un�?´analisi dei luoghi e delle loro specificit�?  climatiche, architettoniche, artistiche e sociali. Nel 1877 Nietzsche �?¨ a Napoli. Da subito comprende di non "avere pi�?¹ energie sufficienti per il Nord" e cos�?¬, quando per la prima volta vide scendere la sera sulla citt�? , ebbe la sensazione di dare, solo a partire da quel momento, "inizio alla sua vita".
�?�? la prima impressione sull�?´Italia. Grazie a Napoli esperisce il lento dardo della bellezza che non ci "affascina tutta in un colpo, ma esercita una presa che si insinua lentamente e, dopo essersi annidata con discrezione nel nostro cuore, essa si impadronisce di noi", cos�?¬ scrive in Umano troppo umano. Quello slancio romantico di fronte al tramonto che aveva caratterizzato il soggiorno napoletano, Nietzsche lo traduce, a Genova, in un�?´esperienza pi�?¹ radicale: la rottura di tutti i legami con il passato. "L�?´assoluta solitudine", scrive Nietzsche, ha reso possibile un "nuovo inizio, da zero". Simbolo di questo risorgere era la "ripida strada costellata di palazzi" in cui abitava. Cos�?¬ nella Gaia scienza scrive: "mi d�?  una felicit�?  malinconica vivere in mezzo a questa confusione di stradicciole, di voci: una ebbrezza di vita". Rimane affascinato da un nuovo modo di concepire gli spazi cittadini, infatti nella Gaia scienza osserva: "tutta quest�?´area �?¨ pervasa da una insaziabile ricerca egoistica del piacere del possesso".
A Genova si realizza per lui quel massimo grado di percezione in cui "tutte le cose viste, dopo essere state vissute, devono venire riespresse necessariamente in azioni e opere". E il "camminare" sotto i loggiati, diventa "passeggiare" dentro di noi. E a Venezia? Musica e arti visive si fondono. "Quando cerco un�?´altra parola per musica, trovo sempre soltanto la parola Venezia". Si tratta sempre della musica di Wagner che per Nietzsche ha dominato l�?´esperienza veneziana. L�?´armonia d�?´insieme dei pi�?¹ diversi suoni, forme e colori, scenari, edifici d�?  un�?´orchestrazione alle multiformi sensazioni veneziane del filosofo. Quando Nietzsche parla del Trionfo di Venezia del Veronese e del Ratto di Europa nel Palazzo dei Dogi, sceglie aggettivi forti, appartenenti alla retorica delle sensazioni: turgido, caldo, fiero. Nietzsche incontra Roma tra le rovine di templi, tra i ruderi di chiese, cercando di attribuire un significato al rapporto tra linee e masse che per�?² trovava del "tutto estranee alle leggi meccaniche dell�?´architettura".
La pi�?¹ viva testimonianza di una pi�?¹ intima appropriazione di un�?´opera d�?´arte romana, �?¨ rappresentata dal Canto della notte, inserito nello Zarathustra II, ispirato alla fontana del Tritone in Piazza Barberini: "Oh infelicit�?  di tutti i donanti!", �?¨ la tristezza del Tritone che emette acqua e il cui dono dell�?´acqua ricade su di lui come il vano gesto di chi vuole donare. Nietzsche vede se stesso nel Tritone: �?¨ inappagato come lui, inappagabile dello struggersi, del getto d�?´acqua che il solitario Tritone fa ricadere su di s�?©. Nietzsche e Firenze: Palazzo Pitti. Per il filosofo quest�?´ultimo �?¨ l�?´espressione di un "grande stile" che non si era pi�?¹ visto dopo la Controriforma.
E la Nizza di Nietzsche? E�?´ "pura follia"; in s�?© questa citt�?  gli "fa orrore." Il senso di disgusto che ha provato ripetutamente a Nizza durante la stesura dello Zarathustra III, �?¨ entrato chiaramente nel testo de La grande citt�?  ed poi diventato il "disgusto" di Zarathustra. L�?´unica grande citt�?  �?¨ stata invece Torino. Ne decanta la pianificazione unitaria propria di una citt�?  del XVII secolo. A Torino vive a mezzo tra il fl�?¢neur alla Baudelaire e l�?´ammiratore dei Passages parisiens alla Benjamin. Qui scopre un nuovo genere di architettura: la galleria dell�?´Industria Subalpina e la Mole Antonelliana. Citt�? , luoghi, spazi esperiti attraverso un "confuso intrico di idee casuali e di osservazioni arbitrarie sull�?´arte e sul bello", cos�?¬ aveva letto Heidegger il viaggio di Nietzsche. Ed aveva ragione.