Novembre 2005 Archives

L’impasse della resurrezione

il 08.11.05 00:00
resurrection

Agnese mi scrive: "ciao emilio,quando mi sono imbattuta in questa strada non ho potuto fare a meno di pensare a te, guarda la foto (prima di leggere il seguito...) e dimmi: non ti sembra una contraddizione intrinseca quella che una strada senza uscita (limpasse) si chiami della "resurrection", che è invece una via duscita dallimpasse che è la morte!?!?!". Per essere chiari e duri: non solo non lavoro per una resurrezione qualsiasi, ma combatto tutte le resurrezioni. E, ancor di più, chi confonde la resurrezione con la liberazione, deve meglio riflettere.Non porto bon-bon, Agnese, porto violenza. (per citare lunico belga che canta in francese e vince).Ed in più: non mi sembra una contraddizione, ma, anzi, levento evidente dellimpossibile resurrezione, evento di una strada chiusa che si chiama fede. La sua evidenza.Quando troverai una strada chiusa che si chiamerà liberazione, mandami una foto. E dunque: qualsiasi ostruzione alla resurrezione non solo mi fa piacere, ma la sostengo. E però, capisco quello che dici - soprattutto grazie a G. -. Ecco: io lavoro per la politica. Che è, davvero, il mio più grande amore.La poliica e la resurrezione non hanno nulla che le mette insieme. O dove qualcuno dice il contrario, lavora per una politica della dittura. Io lavoro per la politica e per la liberazione. Solo chi legge nelle mie parole una resurrezione, ma, in più, coglie quello che io chiamo il legame verticale tra la politica e la teologia, vede la politica.

Michel Foucault: Des espaces autres (1967), Hétérotopies

il 01.11.05 00:00

Michel Foucault, Dits et écrits 1984 ," Des espaces autres " (conférence au Cercle d’études architecturales, 14 mars 1967), Architecture, Mouvement, Continuité, n " 5, octobre 1984, pp. 46-49.

M. Foucault n’autorisa la publication de ce texte écrit en Tunisie en 1967 qu’au printemps 1984.

La grande hantise qui a obsédé le XIX’ siècle a été, on le sait, l’histoire thèmes du développement et de l’arrêt, thèmes de la crise et du cycle, thèmes de l’accumulation du passé, grande surcharge des morts, refroidissement menaçant du monde. C’est dans le second principe de thermodynamique que le XIXe siècle a trouvé l’essentiel de ses ressources mythologiques. L’époque actuelle serait peut-être plutôt l’époque de l’espace. Nous sommes à l’époque du simultané, nous sommes à l’époque de la juxtaposition, à l’époque du proche et du ,lointain, du côte à côte, du dispersé. Nous sommes à un moment où le monde s’éprouve, je crois, moins comme une grande vie qui se développerait à travers le temps que comme un réseau qui relie des points et qui entrecroise son écheveau. Peut-être pourrait-on dire que certains des conflits idéologiques qui animent les polémiques d’aujourd’hui se déroulent entre les pieux descendants du temps et les habitants acharnés de l’espace. Le structuralisme, ou du moins ce qu’on groupe sous ce nom un petit peu général, c’est l’effort pour établir, entre des éléments qui peuvent avoir été répartis à travers le temps, un ensemble de relations qui les fait apparaître comme juxtaposés, opposés, impliqués l’un par l’autre, bref, qui les fait apparaître comme une sorte de configuration; et à vrai dire, il ne s’agit pas par là de nier le temps; c’est une certaine manière de traiter ce qu’on appelle le temps et ce qu’on appelle l’histoire.

Michel Foucault: Che cos'è l'illuminismo?

il 01.11.05 00:00

Il testo integrale dello scritto di Foucault.

De nos jours, quand un journal pose une question à ses lecteurs, c�fest pour leur demander leur avis sur un sujet où chacun a déjà son opinion: on ne risque pas d’apprendre grand‑chose. Au XVIIIème siècle, on préférait interroger le public sur des problèmes auxquels justement on n’avait pas encore de réponse. Je ne sais si c’était plus efficace; c’était plus amusant.

Toujours est‑il qu’en vertu de cette habitude un périodique allemand, la Berlinische Monatsschrift, en décembre 1784, a publié une réponse à la question : Was ist Aufklärung [1] ? Et cette réponse était de Kant.