Fiktion des Politischen
Zum Tod des Philosophen und Germanisten Philippe Lacoue-Labarthe
VON JENS BALZER
Der französische Philosoph Philippe Lacoue-Labarthe ist tot. Er starb am Wochenende im Alter von 66 Jahren in Paris, wie die Straßburger Universität Marc-Bloch mitteilte, wo Lacoue-Labarthe über 30 Jahre lang gelehrt hatte.
Neben seinem Lehrer Jacques Derrida zählte Lacoue-Labarthe zu den bekanntesten Vertretern der dekonstruktivistischen Philosophie; wie dieser, entwickelte er wesentliche Züge seines Denkens - die Kritik an der abendländischen Metaphysik, an den totalitären Wendungen des Humanismus und seines Subjektbegriffs - in der Auseinandersetzung mit der Philosophie Martin Heideggers, den er - neben Hölderlin, Celan und Nietzsche - auch ins Französische übertrug. Stärker als Derrida, verstand Lacoue-Labarthe die Dekonstruktion als politische Philosophie. Besonderes Augenmerk galt dem "Begriff des Politischen" in einer Zeit, in der sich das Politische einerseits hinter das Recht, das Soziale und die Kunst zurückgezogen habe, andererseits "alles politisch" geworden sei; dieses Phänomen untersuchte er in den 80er-Jahren mit dem Philosophen Jean-Luc Nancy im "Centre de recherche philosophique sur le politique".
Einem breiteren Publikum wurde er durch das Buch "Fiktion des Politischen" bekannt: eine Lektüre Heideggers, die gegen dessen konkrete Verstrickung in die nationalsozialistische Politik seine antimetaphysische Spätphilosophie zum Inbegriff eines nicht-faschistischen Denkens stilisierte. Wie Heidegger, war auch Lacoue-Labarthe unerbittlich in seinem Antihumanismus: also der strikten Ablehnung jedes Versuchs, ein überzeitliches, transzendentales "Wesen" des Menschen zu fixieren. In diesem Sinn muss man auch seinen meistzitierten (und meist missverstandenen) Satz "Der Nationalsozialismus ist ein Humanismus" verstehen: der Totalitarismus der Nazi-Ideologie folge direkt aus dem Universalismus des Aufklärungsdenkens, das eine totale Erkenntnis des Mensch-Seins beanspruche. Eine wahre Philosophie des Subjekts müsse dagegen das Nicht-Identische, nicht zu Begreifende wahren.
Berliner Zeitung, 31.01.2007
Potete ascoltare
o potete scaricare qui la trasmissione 'Tout arrive' di France Culture, dal sito motus.podemus, con un intervista a Jean-Luc Nancy sulla morte di Lacoue-Labarthe e un suo intervento su Marx.
Frankreich
Philosoph Lacoue-Labarthe gestorben
Der französische Philosoph und Heidegger-Spezialist Philippe Lacoue-Labarthe ist im Alter von 66 Jahren in Paris gestorben. Der Freund Derridas war neben seiner Lehrtätigkeit in Straßburg auch politisch aktiv. (30.01.2007, 14:01 Uhr)
Straßburg - Lacoue-Labarthe hatte über 30 Jahre an der Universität Marc-Bloch gelehrt. Gemeinsam mit seinem Freund Jacques Derrida hatte er in dem Buch "La fiction du politique" an einer Debatte über die Beziehungen Heideggers zum Nazi-Regime teilgenommen. Die Autoren vertraten die Ansicht, Heideggers politischer Werdegang ändere nichts an der Bedeutung seines Werkes für die Philosophie.
In Frankreich engagierte sich der aus dem südwestfranzösischen Bordeaux stammende Philosoph politisch etwa gegen die rechtsextreme Front National oder für von der Abschiebung bedrohte Ausländer. Außerdem übersetzte der studierte Germanist das Werk "Ödipus der Tyrann" von Friedrich Hölderlin ins Französische. (tso/AFP)
Philippe Lacoue-Labarthe, in memoriam
dal sito Remue
« Qui suis-je si je ne suis pas ce que j’habite et où j’ai lieu ? »
Cette formule de Circonfession, Philippe Lacoue-Labarthe l’a partagée avec ses amis Jacques Derrida et Jean-Luc Nancy.
Le trois amis étaient une dernière fois ensemble pour clore une journée d’étude doctorale le 9 juin 2004. Jean-Luc Nancy exposait à propos du motif de la finitude infinie, ce qui les réunissait et les différenciait à la fois :
Je crois qu’il y a là quelque chose, une certaine typologie entre nous trois. Une typologie dans laquelle Philippe, tu serais du côté du tragique, Jacques de l’indécidable, et moi..., je ne sais pas, peut-être du côté de l’anastasis... Alors comment chacune de ces postures affecte ce qui est appelé finitude infinie, c’est là sans doute une question. [1]
Aujourd’hui, c’est Philippe Lacoue-Labarthe qui part.
Jean-Luc Nancy s’était employé avec la complicité des éditions Galilée à faire (re)publier des écrits de jeunesse réunis sous le titre de l’un d’eux L’« Allégorie », titre pointant tout particulièrement sur les rapports entre philosophie et littérature dans l’oeuvre de son ami. Une postface : « Allusion à un commencement », texte donné au colloque Déconstruction mimétique, organisé en Janvier 2006 par l’association La chute dans la vallée, examine « comment la fable de Ph. L-L. , son allégorie de la vérité, est engagée dans un débat intime avec le mythe [2]. »
On trouvera sur le site de France-Culture, un portrait par Bruno Tackels, pour la série d’émissions A voix nue, dont la rediffusion serait souhaitable, ainsi qu’une substantielle bibliographie.
Philippe Beck nous donne lui à connaître la manière de son ami, avec ce texte : Modalisations, à paraître dans la revue L’Animal.
Pour ma part, j’inviterais plus particulièrement à relire La Poésie comme expérience. Si quelques une des réflexions sont aujourd’hui datées, elles n’en donnent pas moins la manière de Philippe Lacoue-Labarthe dans sa confrontation avec la poésie de Paul Celan et toute une interrogation sur « la rencontre » de Todtnauberg et la signification du poème éponyme.***
L’illustration de notre page, indique qu’il ya de nombreuses traductions des ouvrages de Ph. L-L. (ici La poésie comme expérience en polonais, avec une photo de Paul Celan, qui précise l’argument du titre).
Ronald Klapka - 29 janvier 2007
[1] Revue Rue Descartes, n°52, « Penser avec Jacques Derrida »
[2] Nous en avions rendu compte sous le titre « Allégoriquement »
Su millepiani filosofici un testo in cui Lacoue-Labarthe spiega l'intensissimo rapporto con la scrittura e la figura di Hörderlin.
Philippe Lacoue-Labarthe, philosophe et germaniste
LE MONDE | 30.01.07
par Jacob Rogozinski, professeur de philosophie à l'université de Strasbourg
Le philosophe Philippe Lacoue-Labarthe est mort dans la nuit du 27 au 28 janvier, à l'âge de 66 ans, à Paris, où il était hospitalisé. Ceux qui l'ont connu n'oublieront pas l'intensité de sa présence, de son regard, de son écoute, sa grande générosité, et cette manière qu'il avait de s'exposer sans réserve, comme si l'essentiel était en jeu à chaque fois.
Né le 6 mars 1940 à Tours, il étudie la philosophie à Bordeaux, tout en militant dans une mouvance d'extrême gauche proche des situationnistes.
En 1967, il entre comme assistant à l'université de Strasbourg, où il enseignera jusqu'à sa retraite, en 2002. C'est là qu'il rencontre un autre jeune assistant, Jean-Luc Nancy, auquel il se lie d'une vive amitié. Les deux philosophes écriront ensemble plusieurs livres, dont Le Titre de la lettre (Galilée, 1973), L'Absolu littéraire (Seuil, 1978), Le Mythe nazi (L'Aube, 1991).
En 1970, ils font la connaissance de Jacques Derrida, avec qui ils vont entretenir pendant plus de trente ans une relation faite d'amitié, de partage, de respect mutuel. Jean-Luc Nancy et Philippe Lacoue-Labarthe seront à l'initiative du premier colloque qui lui sera consacré, en 1980, à Cerisy-la-Salle. D'autres penseurs d'envergure, comme Paul de Man, Emmanuel Levinas ou Jean-François Lyotard, répondront par la suite à leurs invitations, faisant ainsi de l'université de Strasbourg un foyer d'intenses échanges intellectuels.
Philippe Lacoue-Labarthe a également assuré la présidence du Collège international de philosophie, à un moment où cette institution était encore fragile et menacée. Il a participé à l'aventure collective du Théâtre national de Strasbourg en retraduisant les pièces de Sophocle réécrites par Hölderlin. Lui-même était l'auteur, avec Michel Deutsch, de Sit venia verbo, une pièce centrée sur la figure tragi-comique de Heidegger dans l'Allemagne de 1945.
Son intérêt pour le théâtre et la musique n'est que l'un des nombreux aspects d'une oeuvre foisonnante qui comprend aussi des poèmes et des traductions. Mais ce sont ses livres de philosophie qui en ont fait un auteur traduit et commenté dans le monde entier. Dans sa jeunesse, il avait été, disait-il, "subjugué par Heidegger", malgré sa "répugnance à l'égard de son passé politique". Que le philosophe ait pu adhérer avec enthousiasme au nazisme, qu'il ne se soit jamais expliqué sur les crimes de Hitler, voilà qui demeurait pour lui une énigme douloureuse. Il y est revenu inlassablement pour tenter de comprendre ce qui, dans cette pensée, avait rendu possible la faute politique du penseur.
Dans La Fiction du politique (Bourgois, 1987), il met en question ce qu'il nomme "l'archi-fascisme" de Heidegger et étend son analyse au "national-esthétisme", à ce courant issu du romantisme allemand qui envisage la politique comme une "oeuvre d'art totale". Selon lui, cette "esthétisation du politique" relève d'une "mimétologie" dont l'origine remonterait aux Grecs.
Dès ses premiers écrits, il s'était en effet intéressé aux paradoxes de la mimésis, à la manière dont ce quasi-concept inassignable pouvait ébranler les certitudes de la philosophie. Ce qui l'avait conduit à s'interroger sur la fonction de la mimésis au théâtre, à partir d'une relecture de Diderot et surtout de Hölderlin, sa référence majeure, à qui il a consacré d'admirables analyses dans L'Imitation des modernes (Galilée, 1986). Il allait y revenir dans Heidegger, la politique du poème (Galilée, 2002), en s'en prenant à la "confiscation mythico-théologique révoltante" de Hölderlin par Heidegger.
"L'avènement du matin fait disparaître étrangement toutes les ombres. Les choses s'illuminent. Entre les quelques arbres, le ciel, entre les pierres et les murs, l'herbe - blanchissent.
Au front, aux épaules - dans l'envers du dos, le froid.
Une douleur tenace dans les yeux, le visage.
Effondrement intérieur: vertige, nausées - une immense fatigue, jamais encore ressentie.
Effacement de soi - vide.
On regarde: l'éveil du visible terrasse."
Philippe Lacoue-Labarthe
Sempre su millepiani filosofici, trovate un testo di Lacoue-Labarthe, Monogramme X, a J.-L. Nancy, sull’Europa e la sua identità politica e culturale e un altro sull'origine dell'opera d'arte". Il secondo è in italiano.
Trovate su millepiani filosofici un colloquio tra Philippe Lacoue-Labarthe, Emmanuel Faye, Pascal Ory, Jean-Édouard André e Bruno Tackels su Heidegger e il nazismo.
Philippe lavorava così: quello che diceva era come se lo scrivesse.
Philippe Lacoue-Labarthe est mort d'insuffisance respiratoire dans la nuit de samedi à dimanche, à l'hôpital Saint-Louis à Paris. Philosophe, germaniste, traducteur et homme de théâtre, professeur d'esthétique à l'université de Strasbourg, il avait 67 ans.
Assise. Etait-il venu à la philosophie à cause de la très haute idée qu'il se faisait de la littérature, à laquelle il se destinait au commencement ? Ou s'était-il mis à l'écriture justement à travers les accointances de celle-ci avec l'acte même de penser, au moins depuis Platon ? Questions probablement aporétiques pour Lacoue-Labarthe et proprement circulaires, qui trouvaient pourtant chez lui une assise, un point de stabilisation dans sa conception, et de la pensée et de la littérature, comme des arts de la mise en scène.
Dans ce théâtre mental dont il est le piètre héros, le sujet moderne se sauve pourtant s'il parvient à franchir indemne l'épreuve du langage. Ce combat, chez Lacoue-Labarthe, n'a pas été que métaphorique, lorsqu'on songe que la langue philosophique, qu'il s'est agi pour lui de parler et de refuser à la fois, n'est autre que celle de Martin Heidegger. A travers quel équilibre instable, entre respect et rejet, peut-on accueillir la grandeur vivifiante de l'oeuvre tout en continuant à se (dé)battre contre la noirceur éthique du philosophe allemand ? Une génération de philosophes français est passée par là ; Lacoue-Labarthe est celui qui, certainement, a été le plus loin dans ce questionnement inépuisable, orientant et sans doute marquant ses lectures de Hölderlin, Diderot, Celan, Blanchot, Rimbaud, Benjamin, Marx... jusqu'aux romantiques allemands.
Ami de Michel Deutsch, Jean-Pierre Vincent, Gilberte Tsaï et Jean-Christophe Bailly, Philippe Lacoue-Labarthe était au théâtre comme chez lui, fournissant par exemple une traduction en français de la traduction allemande par Hölderlin d' Antigone de Sophocle. Ou encore d' oedipe du même Sophocle via le même Hölderlin. Avec la traduction sa pratique, ses enjeux théoriques Lacoue-Labarthe s'est débattu sa vie durant, non pas comme une activité parmi d'autres, mais comme l'expérience d'une traversée de la pensée, voire son transport d'une langue à une autre qui ne peut se faire qu'à travers une expérience proprement poétique.
Amour. Ami de Jean-Luc Nancy, il a formé avec Jacques Derrida un trio intellectuel qui venait confirmer le geste platonicien fondateur qu'il ne peut y avoir de pensée qu'érotique, que c'est l'amour qui fait penser, l'amour de la pensée en l'occurrence. Derrida le soulignait encore dans un colloque, peu avant de mourir : «Ce que je partage avec Lacoue-Labarthe, nous le partageons aussi tous deux, quoique différemment, avec Nancy. Si quelque chose a bien dû nous rassembler, il n'y a jamais eu entre nous aucune ligne commune, mais quelque chose a dû favoriser un sens respectueux non seulement du droit à la philosophie, de la justice dans la pensée, c'est-à-dire aussi la probité dans l'écriture, l'éthique, le droit et la politique.»
La pensée européenne en berne : La mort de Philippe Lacoue Labathe par Daniel Riot
Plus qu’un philosophe: Un penseur d’exception qui fut aussi un professeur (notamment à Strasbourg) et aux Etas-Unis), un écrivain, un traducteur , un ami des arts, un passionné de poésie.Toujours en quête de Vérite, il voulait repenser la politique et la diplomatie grâce à la philosophie et faire primer l’éthique de la "géophilosophie" sur les logique de la "Geopolitik". « Lacoue est mort ! ». Coups de fouet, d’épée, de massue. Pourtant, tous les amis de Philippe savaient qu’il luttait contre la maladie depuis longtemps. Dans la douleur. Avec courage, lucidité et cette philosophie qui, chez lui, était comme un sixième sens : « Qui meurt de vieillesse est le dernier à en convenir (…) Si j’ai peur de la mort, c’est pour faire comme tout le monde »...
Avec Philippe-Lacoue Labarthe, la France et l’Europe perdent l’une des « têtes pensantes » les plus stimulantes, l’un des philosophes les plus décapants, les plus enrichissants, les plus stimulants, l’une des figures intellectuelles les plus singulières mais aussi les plus représentatives de la deuxième moitié du XX ième siècle, l’un des esprits les plus aiguisés. Grand philosophe, Lacoue-Labarthe, dont l’œuvre est très liée à celle de Jean-Luc Nancy. Un penseur, comme on en compte peu. Pour qui la méditation passait avant la médiatisation.Tous ses pairs le reconnaissent. Tous ceux qui ont eu le bonheur de converser avec lui le savent. Ses livres, ses conférences et ses cours le prouvent. Un philosophe profond (« Une véritable pensée ne traverse pas l’esprit »), mais accessible pour qui sait que lire est (aussi) un effort. Plus tourné vers les interrogations que vers des affirmations (« Je doute de ce que je sais, et je me doute du reste… Je ne me dis pas tout…»). Avec, cette qualité rare: « de ne parler que de ce qu’il connaît », comme le souligne Caroll de Maistre, une de ses amies psychanalystes.Et, avec ce talent de savoir être sérieux sans se prendre au sérieux,en d’homme d’esprit… spirituel :« On ne peut compter que sur ses doigts... C’est quand on a tout, que le reste vous manque…Ca fait pauvre, de détester les riches…Les inégalités ne sont des preuves de l’existence de l’égalité…Ce qui sert pourrait tout aussi bien ne servir à rien… La paresse des autres est une menace pour la mienne…L’homme n’aurait jamais pu inventer l’éléphant… Dieu a de beaux saints...Dès l’arrivée, le départ se profile… Il nous faudrait deux bouches: une pour bâiller, et l’autre pour se taire. ». Il faut relire « Textes sans paroles » et « Sexes sans paroles ». L’OMBRE DE HEIDEGGER Sa formation littéraire, sa passion pour la poésie, son goût pour les arts, la peinture (« miroir immuable de tout ce que l’Univers nous offre de plus beau »),le théâtre, la musique, son intérêt pour la politique ou plutôt LE politique, son sens du contact, sa convivialité, sa soif de transmettre (donc d’apprendre en enseignant) ont fait de lui un professeur hors classe (de philo et d’esthétique) à Strasbourg, à Berkeley, à la Sorbonne et ailleurs, un écrivain authentique, un critique exigeant, un traducteur rigoureux, un moraliste même (à l’opposé des moralisateurs) : « Si vous doutez de la vie, la vie se venge… ». Bruno Takels résume : « Le nœud politique-philosophique dégagé à partir de l’œuvre de Heidegger ne cessera de se déplacer dans toutes les autres «lectures» menées par Lacoue-Labarthe. A moins que ces lectures ne cessent jamais de reprendre, indéfiniment, cette impossible et interminable confrontation avec Heidegger.
Point commun de toutes ces lectures philosophiques contre la philosophie : elles s’appuient sur des œuvres de l’art, hors le champ philosophique, et sont donc à même, depuis ce dehors, d’en dégager tout l’impensé. De Hölderlin (celui de la poésie, mais aussi celui du théâtre) à Diderot (celui des dialogues) en passant par Rousseau, Celan, Freud, Blanchot, Mann, Rimbaud, Benjamin, Marx, Les Romantiques allemands - toutes les œuvres traversées se déterminent comme objections à la raison dominante, tentative de répondre aux impasses que révèle en même temps la modernité. L’œuvre de Philippe Lacoue-Labarthe hérite de ce qu’il faut bien assumer comme une tradition moderne, et s’engage sur la voie exigeante d’une critique à peine frayée. » POETIQUE DE L’HISTOIRE Poétique de l’histoire s’ouvre sur une scène philosophique franco-allemande où se trouve questionné le rapport obscur de Heidegger avec la pensée de Rousseau. Imprégné des analyses devenues classiques de Derrida et de Starobinski, Lacoue-Labarthe fait dans Poétique de l’histoire est une lente et minutieuse enquête concernant le questionnement rousseauiste sur l’origine de l’homme, qui « nous reconduit au champ de tensions et à la béance déconstructionnistes. »
Déconstruction, déconstructionnisme ; deux mots-clefs dans l’œuvre de Lacoue-Labarthe, ami et critique de Jacques Derrida. L’an dernier, un colloque international consacré à Philippe à la Sorbonne pat l’Institut culturel finlandais s’intitulait « Déconstruction mimétique » : « Il y a une urgence philosophique à laquelle il n’est pas possible de se dérober » (…) « Il faudrait soutenir jusqu’au bout la thèse philosophique elle-même, selon laquelle - toujours - il faut la vérité ». La vérité toujours… Cette vérité jamais atteinte. GEOPHILOSOPHIE Philippe Lacoue-Labarthe est mort sans que l’un de ses projets qui lui tenaient le plu à coeur, conçu avec Jean-Luc Nancy, ait pu se réaliser : une chaire de « géophilosophie » à Strasbourg. La « géophilosophie » ? Ce qui devrait primer sur la « Geopolitique », ou « Geoplitik » qui ne repose que sur l’évaluation des.rapports de forces… Etudier des situations conflictuelles dans le monde d’une manière globale, transversale, inter-disciplinaire. En profondeur. Elaborer des stratégies de la Sagesse et non de stratégies seulement militaires…Un beau et grand projet, la Geophilosphie ! N’est-ce pas ce qui manque le plus en cette époque troublée, incertaine et où les peurs sont plus attisées que surmontées ? Une idée qui s’imposait avant que la mode soit au « choc des civilisations » et aux (fausses) perspectives de la « fin de l’Histoire » mériterait d’être creusée, développée, réalisée. La philosophie pour repenser la politique et la diplomatie! Ce projet, né au Parlement des Ecrivains de Strasbourg en pleine explosion balkanique, a été mis entre parenthèses par le manque de lucidité de responsables d’une Université trop sclérosée et trop stérilisée par les routines de fonctionnaires qui oublient leur vrai métier : transformer la « défaite de la pensée » en victoire de l’esprit. Et développer les forces des intelligences. Peut-être trop de décideurs se satisfont-ils de ces « think-tanks » à la mode et à vocation plus communicationnelle qu’opérationnelle qui pullulent sans toujours mériter leur nom de « laboratoires d’idées » … UNE LUMIERE DE CE TEMPS « Penser fait mal », on le sait… Est-ce pour cela que les programmes philosophiques, littéraires et artistiques ont une place de plus en plus réduite dans tout notre système scolaire et universitaire ? On s’occupe plus des tuyaux qu’offrent les nouvelles technologies que de ce que l’on met dedans, plus de l’utilitaire que de le vraiment utile : « Le superflu, chose si nécessaire », disait Voltaire… « Nous avions les Lumières, maintenant, nous avons l’électricité », redirait Tomi Ungerer. Philippe Lacoue-Labarthe était une Lumière de ce temps. Il nous éclairera longtemps par ses livres, les textes de ses conférences, ses questionnements. Sur un plan général, le plus bel hommage qu’on plus lui rendre, c’est de le découvrir, le lire et le relire. LE PARLEMENT DES PHILOSOPHES Localement, à STRASBOURG, le plus bel hommage qu’on puisse lui rendre, c’est de donner au « Parlement des Philosophes » crée par la Ville et Université (sous l’impulsion de Robert Grossmann et de Fabienne Keller) l’importance que Philippe et tant d’autres avaient apprécié lors de la leçon inaugurale de Derrida et lors du grand Colloque sur Heidegger. Mais ce type de manifestations exige des ressources (financières, humaines et intellectuelles) qui réclament une vraie mobilisation la plus large possible, une persévérance à toute épreuves et une volonté universitaire de ne pas fair de la philo un ghetto.. Le pari engagé reste à gagner. Comme disait Philippe : « L’avenir est un moment de plus »… « Quand l’homme n’a pas de but, il devient une cible »
"Sappiamo che un uomo può leggere Goethe o Rilke la sera, può suonare Bach e Schubert, e poi, il mattino dopo, recarsi come niente fosse al proprio lavoro ad Auschwitz".
G. Steiner
Poichè personalmente mi sono speso nello stigmatizzare il comportamento del giornalista del Corriere e ho espresso solidarietà a Lia di Haramlik, vorrei sintetizzare qui i punti focali che credo interessino tutti noi, indipendentemente dal merito della vicenda, che a questo punto non riguardano solo Lia di Haramlik, il suo ex-marito e l'uso che Magdi Allam ha fatto della vicenda, ma anche, ad esempio, Dacia Valent, che ha dato della situazione una versione radicalmente diversa da quella di Lia (anche se prima, nulla dicendo - forse, dal suo punto di vista, per amor di patria - la sua posizione era diversa).
Per quanto mi riguarda, le domande che mi sono posto sono state queste:
1) è stata divulgata una mail privata senza l'autorizzazione del mittente e del destinatario?
2) è autorizzata dalla legge italiana e dal codice deontologico la divulgazione a queste condizioni di un carteggio privato?
3) corrisponde ad interesse pubblico questa divulgazione?
4) ammesso che questo interesse pubblico fosse attestato dalla questione 'poligamia', attiene alla questione 'poligamia' il contenuto del carteggio pubblico divulgato?
5) rientra nei compiti dei giornalisti l'utilizzazione di carteggi privati per articoli che rientrano più nella sfera dell'editorialismo che in quella del giornalismo?
6) è corretta, costi quel che costi, l'utilizzazione di qualsiasi materiale - a spregio di qualsiasi garanzia che lo 'stato di diritto' garantisce ai privati cittadini - per ribadire le proprie convinzioni ideologiche, morali, giuridiche o altro, da parte di giornalisti che dovrebbero informare invece che in-formare l'opinione pubblica?
7) l'utilizzazione che ha fatto Magdi Allam della mail in questione, è intesa a informare l'opinione pubblica del problema 'poligamia' o funzionale ad un attacco diretto contro una parte precisa delle comunità islamiche italiane e a dare di essa una certa, precisa immagine? cioè: si tratta di giornalismo o di politica?
In questo senso, e solo in questo senso, questa vicenda tocca l'interesse generale di tutti noi, me per primo in quanto giornalista.
Quale sia stato il percorso attraverso cui si è giunti alla pubblicazione di questa mail, se ci siano stati tentativi di pubblicizzare il nome del leader dell'UCOII prima che Allam lo schiaffasse in prima pagina del Corriere, se i comportamenti dei soggetti in questione siano stati scorretti nel privato e in cerca di riconoscimento in pubblico, quali siano le forme e i rapporti precedenti e successivi tra i soggetti coinvolti, insomma: tutto quello che sta venendo fuori, tirato per i capelli, sputato e sputtanato in pubblico, sussurrato per telefono o che ne so io, ecco, tutto questo non sposta di una virgola le questioni che questa vicenda ha posto e che ho cercato di sintetizzare in 7 domande.
Dove l'intreccio tra il privato e il pubblico si fa torbido e dubbioso, dove i rapporti personali e amicali si ribaltano, nel giro di qualche giorno, in feroci attacchi, ripudi - questi sì - e disconoscimenti, dove alla messa in questione di un problema di diritti si sostituisce una resa dei conti senza misura e maniera, dove al sospetto si risponde con l'accusa, dove, insomma, più difficile sembra ricostruire il vero - forse impossibile -, mi sembrava opportuno, almeno per me, riportare le questioni al nocciolo che, più che i pochi, interessano i molti, noi tutti.
Non so se questo serva, ma su queste 7 domande (queste sono le mie, ce ne saranno altre certamente) e sulla forza di porle e sulla forza di rispondere passa la grande differenza tra una 'questione privata' messa in pubblico su un blog e su un giornale - e che resta di assoluta ed esclusiva pertinenza degli interessati - e le domande pubbliche che tutti noi possiamo e dobbiamo farci, per ciò che ci riguarda collettivamente.
Mai di domenica
e niente parolacce
E' la Clericus Cup
Il Vaticano lancia un campionato di calcio, con la benedizione di Bertone.
Repubblica.it
a Giordano Bruno e al suo infinito universo e mondi,
a Luigi Nono e ai 'suoi' infiniti possibili
"qualsiasi punto di un rizoma
può essere connesso a qualsiasi altro
e deve esserlo"
Deleuze-Guattari, Millepiani
Qui la prima parte.
La soluzione per ridefinire la struttura di millepiani è stata quella di utilizzare una piattaforma a struttura reticolare, transLucid version 1.6. Qual è la logica che sostiene questa piataforma, che si avvicina più a CMS (un gestore di contenuti) che an un blog? È quella della navigazione non lineare, attraverso la possibilità di collegare i nodi - o voci, o rizomi, o come vogliamo chiamarli - non solo in maniera gerarchica o cronologicamente ordinata, ma anche e soprattutto in maniera parallela e libera. Nei blogs ogni post succede a quello precedente e tutti possono essere organizzati attraverso le categorie. L'organizazione è dunque tematica e/o cronologica. I rapporti fra i posts, chiamiamole le sinapsi che legano i neuroni, possono costruirsi attraverso i links o attraverso le categorie. Non è possibile però navigare internamente in maniera parallela. A dire il vero, un passo avanti si era fatto attraverso la famosa 'nuvoletta' terminologica, che anche millepiani.net ha adottato per un certo tempo. Era il tentativo di condividere 'galassie terminologico-concettuali' dei temi affrontati nei posts interni o incrociati nella lettura degli altri blogs e che venivano condivisi nei socialbookmarks, quei siti in cui appunto si condividevano, attraverso parole chiave, temi, scritture tutto ciò che era più rilevante nel proprio blog e nei blogs in rete. Si tratta, come è evidente, di un sistema che però non consente nè una derivazione diretta, una filiazione, nè una gemmatura, un innesto generativo, che produca nuovi nodi-rizomi. È un sistema che rimane accumulativo e non produttore di nuovi ordini.
Non si trattava, però, di porre un'alternativa secca tra posts e rizomi, ma di trovare una soluzione che assumesse il post come modello di scrittura in rete e, insieme, lo collocasse in una struttura in grado di autogenerare contenuti nuovi dall'interno stesso della struttura.
RIZOMI, SINAPSI E GALASSIE
L'unica possibilità era utilizzare una piattaforma in cui ad ogni post corrispondesse una tripla possibilità: 1)generare il nodo da un nodo precedente; 2)permettere la generazione di un ulteriore nodo legato strettamente al primo; 3) permettere infiniti, paralleli legami con tutti gli altri nodi presenti nel blog (dunque: B generato da A; C generato da B; B legato a D, E, F, G, etc, o parallelamente, o come generatore o come generato). In linea teorica, i possibili legami tra i nodi sono infiniti. Cioè: più i nodi si moltiplicano, più i legami possono all'infinito crescere all'interno della stessa struttura del blog.
Ogni nodo corrisponde, dunque, ad un post con un tema preciso; esso rientra all'interno di un'area tematica o terminologica - la chiamerei galassia - che ne implica infiniti. Se il legame tra i nodi che rientrano all'interno di un galassia sono molto stretti, essi non escludono possibili, infiniti altri legami con nodi appartenenti ad altre galassie. Anzi, direi che i legami/sinapsi sono elementi generativi importanti proprio per la possibilità che ogni nuovo legame ha di produrre un nuovo nodo/rizoma, una nuova apertura legata alle altre che interviene tra l'una e l'altra (C può seguire B che segue A, ma C può anche nascere 'tra' A e B, dal legame istituito tra il rizoma A e quello B, ne può essere, insieme, figlio e fratello, figlio di uno e sorella dell'altro che, nello stesso tempo, tra loro, sono madre e figlio).
La logica rizomatica è dunque una logica, insieme, autogenerativa e aperta all'esterno, che rompe la linea patrilineare ed apre a legami orizzontali, ad un ordine che non è chiuso all'interno di rapporti predeterminati, ma aperto all'irruzione di nuovi ordini.
In questo senso, transLucid consente i links ovviamente anche all'esterno, verso altri blogs o pagine, che, ove si utilizzino, sono collocati, proprio per la loro importanza, in testa di pagina di ogni nuovo rizoma/post. Così come permette di allegare files che, se si vuole, sono collocati in basso pagina, per accompagnare, integrare, approfondire il testo/post del rizoma.
Per la sua forza intrinseca, autonoma, il rizoma/post non è detto che debba essere 'riempito': il suo 'nome', di per se stesso, 'significa'. È possibile dunque pensare a rizomi/posts vuoti, il cui senso all'interno dellla galassia sia la sua sola presenza nominale, la cui sola funzione possa essere quella di ponte, di sinapsi vuota, collocata lì solo per generare altri rizomi che senza di lei non sarebbero nemmeno pensabili. Così come ci sarà la possibilità di inserire immagini e filmati che facciano da sè il contenuto del rizoma.
Il rizoma/post non avrà, all'interno di transLucid, una 'data', una determinazione temporale assegnata, anche se sarà possibile assegnarla. Solo non sarà determinante nella collocazione interna a millepiani.net 2.0. TransLucid tuttavia consente di segnalare nel menu in cui appaiono i rizomi padri, il rizoma corrente, i rizomi figli e i rizomi paralleli l'elemento più 'giovane', l'ultimo nato, la più nuova gemmatura, così da far in modo di avere sempre davanti non solo tutti gli elementi che si legano alla voce/rizoma corrente, ma anche quella più giovane da prendere in considerazione. Essa infatti è collocata all'inizio delle tre liste delle voci (generatori, generati e paralleli) che mostrano tutti i legami del rizoma/nodo/post corrente.
Proprio per mantenere sempre fisse davanti agli occhi queste tre liste - che potrei chiamare le mappe che non determinano l'intero territorio di millepiani.net 2.0 -, la pagina in cui si svilupperà il testo del rizoma nodo seguirà la dimensione che prenderanno queste liste: la pagina avrà, cioè, una dimensione minima fissa, mentre quella massima seguirà l'allungarsi della lista dei legami/sinapsi mostrati sul lato sinistro della pagina.
Non ci sarà nemmeno un'indicazione automatica dell'autore, anche se potrà essere ovviamente aggiunta. Questione che servirà approfondire ulteriormente, insieme ad una serie di problemi tecnici che, forse, hanno trovato soluzione.
(segue)
ps: seguendo questo link accedete all'interfaccia grafica e ai primi macro-rizomi e a qualche voce ulteriore (si tratta ovviamente, di semplici esempi. Chi volesse suggerirne altri sarebbe ben ringraziato....
e mi sento di dare la più grande solidarietà a Lia di Haramlik.
Questa l'anteprima grafico-strutturale di Millepiani 2.0. Rimane intatta la veste: colori e banner sono infatti più o meno gli stessi.
Cliccando sull'immagine
riuscite ad ingrandirla e vedrete il testo che dà una prima spiegazione elementare della suddivisione dello spazio. È la struttura dello spazio-pagina che determina i rinvii delle voci, la possibilità di navigazione 'nodale'. Fondamentale è la funzione 'Ricerca' e quella 'Rizomi'. Ovviamente, il tutto è passibile di ulteriori trasformazioni. Come probabilmente avverrà. Ovviamente commenti, domande, proposte - per le critiche è un po' prestino - e quant'altro sono, più che bene accetti, richiesti.
La beta 1 (cioè la prima versione di prova) è quasi pronta ma non ancora pubblica - non lo sarà per un po'. Struttura e grafica sono in corso di test e pare reggano bene. Qualche nota qui sulle linee di direzione della trasformazione.
Quello che cercavo era una piattaforma che rompesse sia la rigida gerarchia verticale con cui sono organizzati i contenuti dei siti, sia l'ordine cronologico discendente dei blogs. La prima mi sembra radicalmente superata dalla logica stessa della rete, che è, appunto, rizomatica per vocazione, verticale e orizzontale insieme ; la seconda (quella bloghistica) ha strutturato una maniera di scrivere a 'sovrapposizione di strati cronologicamente progressivi', che, al limite delle possibilità, consente solo di aggregare i posts - o scritture - per categorie o di rinviare ad altri posts solo tramite links. E che comunque mantiene la progressione della scrittura nel tempo lineare.
Si tratterebbe, in poche parole, di rompere sia la gabbia gerarchica carceraria verticale che organizza i contenuti delle pagine classiche, sia la logica progressiva di accumulazione temporale unilineare che sostiene la scrittura dei blogs.
In più, negli ultimi tempi emerge in maniera sempre più imponente quella che si chiama 'produzione dei contenuti', cioè la possibilità di autoprodurre contenuti in diversi formati. Con Youtube e GoogleVideo questa esplosione della capacità di autoproduzione mediale ha assunto dimensioni quantitativamente enormi - e parlo solo dei video, per non parlare di Flickr, l'aggregatore fotografico, o dei socialbookmarks come del.icio.us. Il cosiddetto 'Web 2.0' nasce da questa irruzione imponente di autoproduzione e indica la necessità di ripensare l'incrocio tra scritture, video, immagini. Indica, in breve e riduttivamente e nella mia idea, la necessità di pensare una logica rizomatica dell'organizzazione di contenuti plurimi.
Come organizzare all'interno di un proprio luogo questa plurima, reticolare serie di reinvii senza imporre logiche gerarchiche?
Proprio a partire dal 'nome' di questo luogo - millepiani - si trattava di trovare un 'gestore di contenuti' che tagliasse trasversalmente le due logiche maggiori - gerarchia verticale, accumulazione temporale lineare -, permettendo di organizzare senza disciplinare.
Qualcosa si è trovato, anche se ad un primo stadio di sviluppo. Ne riparleremo.
Quello che mi preme dire è che, in una prima fase, la logica del blog coesisterà, anche fisicamente, con quella del rizoma. Il blog, insomma, non sparirà, ma ad esso si affiancherà quest'altra 'macchina' che progressivamente lo divorerà, dando il tempo a tutti, me per primo, di praticare 'l'altra logica'.(segue)
P.S. Gli ACCOUNTS per postare sono stati tutti RIATTIVATI. Non sarebbe male dire la propria sulla transizione...
Sto lavorando ad una ridefinizione della struttura stessa della scrittura su questo blog. È ovvio che questo si dovrebbe riflettere nella sua leggibilità, nella modalità di attraversamento dei contenuti.
Non è così ovvio a livello 'grafico-strutturale': il modello-blog è ormai pervasivo ed è difficile trovare alternative tecniche o piattaforme che offrano un modello differente.
Le novità ci saranno, a breve e molto sostanziali.
In attesa di una trasformazione radicale del sito, tutte le autorizzazioni a postare sono sospese.
A breve, come già preannunziato a pochi, la struttura di milllepiani cambierà.
'Millepiani' continuerà a postare pre-annunziando le trasformazioni.
a T.
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bruciavano nella stessa luce
le braccia degl'alberi caduti
e le ali degl'angeli impigliati
durante la tempesta
e bruciavano uccelli, arsi con le pigne, o vecchi nascondigli
e i tocchi di legno dello scorso inverno che per altre luci
sarebbero serviti
ed i braceri eterni dei carbonai delle montagne,
che prendevano fretta a cuore aperto, non smettevano
bruciavano insetti - prima senza luce e voce -
come tizzoni di speranza o grevi
lucciole, senza volere e spersi
nel fetore di un attimo vissuto male ma finalmente intensi
e bruciavano le nostre case, soprattutto,
avvolte in lingue di fuoco senza fine
le nostre case e gli oggetti amati, conosciuti e conservati
in montagna per essere salvi
e cari
in quella stessa luce, tra quei braceri liberi e
il fumo stanco delle rose e del niente,
dopo, alla mattina,
camminavamo con bastoni tesi, spostando cenere da cenere
cercando di distinguere quello che prima amavamo uguale
e, adesso, ad occhi bassi, volevamo separare
sono bruciati nella stessa luce
le ali degli angeli caduti e gli alberi
e di loro non c'erano rovine o salvezze possibili a cui guardare
i dorsi ancora intatti dei nostri libri, dopo il fuoco,
senza più pagine, solo quei dorsi,
ci hanno fatto ridiscendere a valle, insieme e certi,
senza più niente a spalla
dopo quest'incendio che non finirà più
Quand la minuit sonnait la nouvelle année, Enée était en train d'achever Turnus. La destinée des dardanides s'accomplissait, tandis que Virgile ramené au pays s'éteignait dans une dernière agitation: la part manquante entre L'Illiade et L'Odyssée était enfin là. La suite, l'Histoire la poursuivra.
Saddam, choc per il video "segreto"
Insulti al condannato e inni pro sciiti registrati da un telefonino.
Repubblica, pag. 6
"Non sono superstizioso e perciò nel concedermi la convinzione profonda di credere in un anno completamente nuovo e migliore, devo fare appello a tutte le mie forze.
Ma quest'anno deve finire." [pensando al 2006]