une histoire de bleu IV
Je ne peux pas maintenir ce ton indéfiniment, et je profite de ce que le poète digresse au sujet du temps qu'il fait et de la couleur du ciel, le pauvre poète, depuis le début assis sur son rocher à contempler la mer, pensant par là traduire la géographie de son âme, pour me traquer un peu plus loin. Car, il peut tout aussi bien s'agir de cela, se poursuivre sans cesse à travers des galeries terreuses et métalliques, des réseaux d'artères à trois dimensions, quoique, aujourdhui, nous soyons bien au-delà de ces maigrelettes trois dimensions. Nous nous situons à n dimensions, ce qui n'est pas peu dire, mais qui ne signifie par grand chose pour l'imagination du poète qui raffole de simulacres qui pénètrent en lui, comme la croix dans l'axe des soleils. Idolâtre, va !
Je poursuis: l'été, antichambre, mer, un dimanche, il ajoute le bâillement des fenêtres et le clignotement de la lumière. Je vous dispense de la suite qui n'est que la surenchère transparemment métaphorique de je ne sais quoi encore, mais voici comment: les cellules oculaires se concentrent à recevoir les porte-avions de la NAVY en direction du sable ce qui provoque au niveau cardiaque une douce hésitation que le sismographe traduit par une oscillation de la ligne: Crrrr !
Il appelle cela, je cite: « les beaux jours, le large poudroie.»
Posted by julien at February 4, 2006 6:31 PM