l'histoire de bleu I

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Immobile dans le corps minéral, dans un état de tension nerveuse, l'assemblage neuronal que jadis ils représentaient par du sable cristallin, à l'intérieur du cortex, le vrombissement du flux sanguin ou des décharges électriques des terminaisons synaptiques, champ transversal, nous, mais que peut bien encore vouloir signifier ce mot, nous, par habitude ou par souci de maintenir le mensonge d'une communauté d'amants, fixons l'écran plat et vide, obsédés, à la recherche physique de tunnels, de lignes, des strates. Nous écoutons les bruits techniques du corps, le grouillement des parasites, des ondes des particules, dans une circulation saturée, pôle d'intensité en inflation sinusoïdale , sans pouvoir, recroquevillés dans une camisole, élaborer une quelconque transcendance comme ils savaient très bien le faire.
(Pourtant, il ne s'agit pas de revenir en arrière ou de maintenir, toi poète académique à la parole abstraite, l'écran d'invisibles fantasmes des siècles derniers, mais de laisser grouiller les nerfs et de traduire leurs oscillations dans le champs de l'inactuelle modernité.)

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